Total rachète Engie et devient le n°2 mondial du gaz naturel

Engie racheté par Total

Alors que le troisième plus grand groupe mondial dans le secteur de l’énergie, Engie, continue ses transformations, Total achète à ce groupe, ses parts de gaz naturel afin de devenir le deuxième dans ce domaine. En faisant des annonces distinctes, les deux groupes ont porté à la connaissance du public que le rachat se fera avec une valeur de 1,49 milliard de dollars.

Un accord susceptible d’évoluer

Le marché du GNL est en pleine crise, mais pourra connaître des améliorations dans les prochaines années. Cela pourrait agir sur les termes du contrat de rachat. Total devra verser jusqu’à 550 millions de dollars à Engie si le marché du gaz naturel liquéfié reprend son cours. La signature finale du contrat de rachat est fixée pour mi 2018.

Ce contrat porte essentiellement sur la collaboration de Total dans le projet Cameron LNG aux États-Unis, dans la fabrication de 10 méthaniers, le commerce international du gaz naturel, les approvisionnements de gaz dans les terminaux de gaz en Europe. Par contre, Engie ne perd pas ses parts dans l’aval : le commerce de GNL en détail aux clients et la construction d’infrastructure de regazéification.

Une transformation continuelle

Pour les responsables d’Engie, ce rachat par Total est une manière de continuer sa mutation et de se concentrer sur les activités qui sont susceptibles de générer plus de fonds, des contrats de vente à long terme, et un développement dans les énergies renouvelables et la vente des services énergétiques. Le groupe veut vendre au total 15 milliards d’actifs au géant pétrolier d’ici l’année prochaine, ce qui représente 20% de son chiffre d’affaires.

La finalisation de la cessation de ses activités dans le domaine du pétrome et du gaz s’est soldée par la transmission de son activité d’exploration et de production d’hydrocarbures à l’entreprise Neptune Energy. Isablle Kocher, la directrice générale d’Engie montre que l’affaire avec Total permet à son entreprise de bonifier « son profil risque » et de réduire les risques concernant les changements de prix des matières premières.

Un avenir meilleur

Pour Total, le renforcement dans l’utilisation du gaz naturel liquéfié, bien que le marché soit au ralenti actuellement, permet de polluer moins que le pétrole. Alors que Royal Dutch Shell demeure le premier dans le domaine du GNL après avoir racheté BG Group, Total se positionne en tant que deuxième après ce rachat. Le PDG de Total Patrick Pouyanné déclare cependant que ce rachat est une opportunité pour Total de déployer sa stratégie intégrée sur la filière du gaz et sur un marché de GNL qui croît de 5 à 6% chaque année.

 

Publicités

Les bonnes notes de TOTAL malgré le contexte et l’environnement

total

Décidément le groupe pétrolier français ne sent pas la crise que traverse son secteur avec la chute des cours du pétrole. En effet le groupe français a réalisé un chiffre d’affaire de 6,2 milliards de dollars soit l’une des plus grandes performances du secteur.  En effet les comptes publiés ce jeudi 09 Février 2015 montre que le groupe TOTAL a engrangé un bénéfice net ajusté de 8,3 milliards de dollars soit 7,8 milliards d’euro. Mais avec des dépréciations dans le secteur du gaz de l’ordre de 2 milliards ces chiffres ont été revus à la baisse ce qui fait 6,2 milliards de dollars. De quoi rendre heureux et fier Patrick Pouyanné, le PDG de Total qui se place ainsi devant la britannique BP, l’américaine Chevron, l’anglo-néerlandaise Shell et même Exxon Mobil pour le compte de l’année 2016. Ainsi le patron de Total estime que son groupe a largement dominé ses concurrents sur la marche en l’occurrence  Exxon Mobil qui engrange 8,9 milliards de bénéfice et Shell qui enregistre 7,2 milliards avec une production supérieur. Le groupe BP et Chevron arrive loin derrière avec respectivement 2,6 et 1,8 milliards de bénéfice.

Le prix du baril en chute libre

Total enregistre d’excellents résultats certes mais ces derniers sont en recul de 21% par rapport à l’année dernière et le chiffre d’affaire aussi n’est pas épargné puisqu’il chute de 9%. Mais ce ne sont pas les seuls reculs car le gaz naturel un des spécialités de la maison a chuté de 25% et la marge de raffinage 30%. En effet ces reculs s’expliquent par la chute du prix du baril de pétrole passé de 55 dollars  44 dollars en 2015.

Mais certains spécialistes prédisent une stabilisation des prix à 55 dollars à la seule condition que l’accord sur la production de 1,8 million de barils par jour soir respecté combiné au blocage de l’huile de schiste américaine. Si total a su s’adapter à cet environnement désagréable mieux que ses concurrents, il le doit selon son PDG à « la forte mobilisation de ses équipes «, qui ont réduit les coûts et ont permis des économies d’échelle de l’ordre de 2,8 milliards de dollars qi atteindront 3,5 milliards fin 2017.

La vigilance, toujours de mise

Même si les résultats ont été bons la vigilance doit être de mise. En effet, le coût de l’extraction a baissé contrairement à la production de baril qui aujourd’hui atteint 2,452 millions de barils par jour. Il faut noter que les activités avales ont beaucoup contribué au succès de total en permettant d’engranger 5,8 milliards de dollars.

Les investissements seront revus à la baisse car ils passeront de 18 milliards en 2016 à 16 ou 17 milliards cette année car le mot d’ordre reste la prudence.  En outre, il y aura des réductions allant jusqu’à 50% sur les coûts de développement par rapport aux sommes dégagées entre 2013 et 2014. Ceci dit, Total doit se décider par rapport à des projets d’envergure qu’il doit lancer dans les un an six mois à venir dans des pays comme le Nigeria, l’Ouganda, Argentine ou encore au Brésil mais aussi et surtout le golf arabo persique.