Comment le digital va révolutionner l’offre de santé

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Le secteur de la e-santé est en plein développement : applis dédiées, objets connectés, Big Data, télémédecine… La santé n’échappe pas à la révolution digitale. Mais elle reste un secteur à part, où doivent prévaloir qualité, éthique et relation avec le praticien.

Le boom des innovations

A Roanne, une cabine de télémédecine vient d’être installée dans une pharmacie. Conçue et développée par la société H4D, elle permet au patient d’être pesé, mesuré, et de relever un certain nombre d’indicateurs (tension, pouls…), de façon automatique. Il existe désormais aussi des robots médicaux : la société américaine Medrobotics par exemple a conçu le Flex Robotic System, équipé d’une caméra haute définition capable de guider le chirurgien (humain) dans le corps du patient.

Les objets connectés ont eux aussi largement investi le champ de la santé. La société française Withings en a fait sa spécialité, et développe et commercialise des montres, balances ou thermomètres connectés. Le principe : un appareil relève chez l’utilisateur un certain nombre de constantes (données cardiovasculaires par exemple), et transmet ces données à un smartphone ou une tablette. Elles sont alors agrégées, puis consultables et analysables, par l’utilisateur… ou un professionnel de santé. D’autres innovations reposent sur l’intelligence artificielle : la société DreamQuark par exemple a développé un algorithme de reconnaissance d’image pour détecter la rétinopathie diabétique, à partir de la photo d’un fond d’œil.

La révolution digitale dans le secteur de la santé est donc clairement en marche, et on peut gager qu’elle n’en est qu’à ses prémices. C’est à n’en pas douter une excellente chose : il s’agit d’un apport formidable pour la qualité des soins et le suivi des patients. Comme l’affirme Dominique Noel, présidente du Festival de la Communication Santé, « les applications et l’e-santé jouent un rôle crucial pour la prévention, les services à domicile et le suivi des maladies chroniques ». A condition toutefois que ces innovations ne fassent pas oublier la place centrale des praticiens de santé.

Derrière le digital… Maintenir l’accompagnement

Car la santé, en dépit des aspects commerciaux inhérents à des praticiens comme les pharmaciens, n’est pas un secteur d’activité comme les autres. Les cabines de télémédecine, comme celle de la société H4D évoquée plus haut, sont de formidables outil d’accès à la santé dans des déserts médicaux ou pour des populations qui consultent peu. Mais elles ne pourront jamais se substituer aux médecins in situ. C’est ce qu’explique Pierre Faivre, en charge de la prévention à la SMEREP, qui a installé une cabine de ce type à son siège, pour les étudiants : « le but n’est pas de remplacer une consultation, mais c’est un premier pas vers la santé, un retour dans le cercle vertueux de la prévention et du parcours du soin ». Il ajoute : « Si après cela nos étudiants font au moins la démarche de demander conseil à un pharmacien plutôt qu’à Internet, c’est aussi un bon début ».

Compte tenu des potentialités des outils numériques, ce n’est en effet vraisemblablement que le début de la « santé connectée » pour la génération des Digital natives. Plusieurs secteurs de la santé se sont ainsi déjà emparés des outils à disposition. Le réseau d’audioprothésistes Audio 2000, appartenant au groupe Optic 2000, a par exemple lancé cette année une offre reposant sur le digital : une tablette tactile, dite A2000, est prêtée au patient pendant quelques semaines, durant lesquelles il peut évaluer son appareillage en temps réel dans différents environnements. Au volant, au cinéma ou au restaurant, le porteur peut noter en direct les performances de son appareil. Cela permet ensuite à l’audioprothésiste d’affiner les réglages de la prothèse auditive à partir de ces informations. « Grâce à cette innovation, le client bénéficiera d’un accompagnement et de conseils encore plus personnalisés », explique Anne Bourgeois, la directrice du réseau Audio 2000. Le digital est devenu source de services à valeur ajoutée, pour autant qu’il continue de reposer en parallèle sur l’expertise du professionnel de santé. Pour Audio 2000, les outils digitaux restent bien un moyen et non une fin : en dépit de performances et de fonctionnalités de plus en plus poussées, ils restent malgré tout incapables de substituer à l’expertise d’un audioprothésiste.

Le site deuxiemeavis.fr est une autre initiative intéressante en matière d’innovation digitale dans la santé : il fédère un réseau de 80 médecins référents sélectionnés, qui délivrent aux patients atteints de pathologies lourdes un second avis médical en moins de 7 jours, à partir de leur dossier. Une façon de lutter, grâce au web, contre les inégalités d’accès aux soins et à l’expertise, avec un site conçu pour s’intégrer dans le parcours de soin. Car finalement, comme le résume Dominique Noel, « la relation médecin-patient reste et restera au cœur de la pratique médicale » – même si elle est amenée à évoluer avec ces nouveaux outils.

La vente de produits de santé en ligne, autre tendance qui se dessine, doit aussi apprendre à concilier place du praticien et innovation technologique. Car les médicaments, ou les lunettes, désormais vendus en ligne sous certaines conditions, ne sont pas des produits comme les autres. Optic 2000, leader du secteur de l’optique, a choisi de mettre en place un site de vente en ligne qui permet de réserver les lunettes et de les essayer grâce à une application de visagisme… Mais le retrait et les réglages doivent se faire en magasin, auprès d’un opticien qualifié. « On ne peut pas se passer de l’opticien, qui est un professionnel de santé et pas un marchand de lunettes », explique Yves Guénin, le secrétaire général d’Optic 2000.

Car si la médecine de demain sera sans nul doute digitale, le professionnel de santé et sa relation avec le patient doivent rester au cœur du modèle pour garantir la qualité et l’efficacité des soins. Et cette médecine digitale devra aussi faire face à de nouveaux défis, comme celui de la sécurité des données personnelles, essentielle à l’heure du Big Data, ou encore de celui du traitement de ces données par les professionnels. Comme le souligne Benjamin Pitrat, directeur médical d’Ad Scientiam, il faudra « aider le praticien à ne pas être submergé par ces informations » … La révolution digitale de la santé ne pourra pas être qu’une affaire de technologies !

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Google a détecté des failles dans les produits du groupe Symantec

Google détecte des failles chez Symantec

Google vient de détecter des failles au niveau des systèmes informatiques. Il a relevé la présence de failles informatiques et des procédures permettant de manipuler des codes à distance. Donc il lance un appel à la communauté informatique et de mettre à niveau leur antivirus.

Les failles détectées par le chercheur de Google

Le chercheur Tavis Ormandy a encore une fois fait parler de lui. Le spécialiste en sécurité de Google Projet Zero vient de pointer encore une fois les logiciels de protection de Symantec. Il a révélé 5 failles au niveau des produits de sécurité du groupe Symantec qui met en disposition du grand public de l’antivirus Norton et des entreprises, les logiciels EndPoint Protection, Scan Enigme et autres. Déjà en mai dernier il avait divulgué l’un des aspects critiques dans les logiciels du groupe Symantec. Il estime que ses failles sont souvent utilisées pour mettre au point des virus informatiques.

Ormandy l’ingénieur de Google montre la manière de pirater et d’exécuter un code sur le système en utilisant des informations comme le droit de l’administrateur. Selon lui, il est possible de faire un dépassement de mémoire tampon lors de la procédure de scan de fichier qui est exécuté par le logiciel antivirus. Il a aussi critiqué le mode d’administration du développement des logiciels chez le groupe  Symantec. Pour lui, le groupe spécialisé dans l’informatique s’est tourné vers des librairies open source pour ses logiciels sans pour autant mettre à niveau le système et cela depuis sept ans. Dans ces librairies des douzaines de faiblesses sont notés et qui peuvent fragiliser les produits Symantec. Et l’exploitation de ces failles permet d’accéder et de manipuler facilement la machine en mode administrateur.

Des solutions d’urgence adoptées par Symantec

Pour faire face à la situation, il conseille de contrôler perpétuellement que les logiciels ne présentent pas de failles et de le mettre au niveau aussi souvent possible. Il s’est que la plupart des personnes ne sont pas trop à l’aise face à cela, mais ce processus peut renforcer la sécurité. Contrairement à ce qu’on pense, Symantec présente plusieurs faiblesses, ce qui est désastreux pour l’éditeur spécialisé en sécurité informatique. Très important à signaler, le groupe Symantec a édité des patchs pour l’ensemble de ces problèmes. Ces patches sont utilisés pour assurer la protection, pour avoir les dernières versions du produit et avoir un contenu système de très haut niveau.

Un lancement d’urgence de ces patches a dû être effectué par Symantec. Mais Travis Ormandi a indiqué que l’affaire est loin d’être terminé puisqu’il a décelé d’autres failles très difficiles à corriger. Mais, les produits Norton sont automatiquement mis à jour par le LiveUpdate. Ce dernier est l’application développée par Symantec pour effectuer des mises à jour. Par contre pour Norton Bootable Removal Tool, pour faire le mettre à niveau, il suffira d’acquérir la nouvelle version et manuellement. Et aussi, il faut savoir que  Norton Security for Mac ne dispose pas de mise à jour.

Facebook prépare la période post-applications avec les chatbots

facebook pour les chats bots

Aujourd’hui, Facebook compte mettre en place de petits robots pour échanger avec les utilisateurs. Ils présentent une différence par ceux de Microsoft. Toutefois, Facebook se lancer sur le pari des petits robots qui discuteront avec les utilisateurs sans aucune intervention de l’homme. Appelés aussi chatbots, ces robots vous simplifient la vie et annoncent un futur radieux pour Facebook.

Une différence avec les robots de Microsoft

D’après Marc Zuckerberg, la fin des applications s’approche. Et pour les remplacer, il a mis en place des chatbots pour qui permettra aux internautes d’obtenir de l’aide facilement sur Messenger. Microsoft aussi dispose d’un robot qui cherche à d’anticiper sur les désirs des utilisateurs en essayant de mieux les connaitre. Ce que ne partagent les défenseurs de la vie privée.

Contrairement aux robots de Microsoft, les chatbots de Facebook offre des discussions plus attrayantes. Toutefois, ils présentent le même mode d’utilisation. Ces robots de Facebook Messenger se présentent comme des intermédiaires et participent à des conversations. Aussi ils vous offrent des services permettant de répondre à vos besoins.

Lors de la conférence consacrée aux développeurs, Marc Zuckerberg a révélé qu’il comptait mettre en place des chatbots afin de connecter le monde. Ces petits robots ont le pouvoir de se mettre en discussion avec les 900 millions d’utilisateurs. Ils mettent en place une discussion qui peut avoir lieu entre les clients et les consommateurs.

Un entretien avec les robots sans une intervention de l’homme

Les conversations ne se feront qu’avec les robots. Ce genre d’intelligence virtuelle est déjà entamé par la France sans pour autant connait une grande percée. Les utilisateurs croiront avoir en face d’eux les entreprises. Mais la réalité sera à l’opposé de ce qu’ils verront. Il n’y aura ni l’intervention d’un être humain, ni la présence d’une entreprise lors des conversations.

Aujourd’hui, les utilisateurs sont de plus en plus confrontés à ce genre d’intelligence virtuelle. Depuis quelques années, elle ne cesse de se développer surtout avec l’apparition du casque VR. En ce qui concerne Facebook Messenger, les utilisateurs auront l’impression de discuter mais en réalité il n’y aura personne à l’autre bout de l’écran. Selon Mark, il ne lui est jamais arrivé de voir une personne qui adore discuter avec une entreprise via téléphone.

Des robots qui vous simplifient la vie selon Facebook

Avec la mise en place de ses chatbots, il vous sera plus facile de discuter. Pour les sites qui veulent s’octroyer ces robots, il existe une boutique en ligne qui en dispose. Tout genre de robot y est présenté. Les développeurs, ont en effet conçu des bots afin d’augmenter la confiance avec les clients. Cependant, ces robots représentent une menace pour les applications qui risquent de disparaitre selon les experts.

Un futur radieux s’annonce pour Facebook

Il sera possible pour les utilisateurs de commencer une discussion avec les robots grâce au bouton qui accompagne les publicités qui s’afficheront sur vos murs Facebook. Cela permettra aux entreprises d’orienter leurs clients vers Messenger. De plus, le fondateur de Facebook s’investit dans de nombreux domaines comme la réalité virtuelle ou encore les drones. Récemment, il a annoncé la sortie prochaine de la camera qui permet de filmer à 360 degré.

Des révolutions technologiques au service l’habitat intelligent en Chine

habitat intelligent chine

Pour cette année, les entreprises électroniques en Chine se sont particulièrement intéressées à l’habitat intelligent. L’édition 2016 du salon AWE, qui regroupe les différentes grandes marques électroniques, a été l’occasion de démontrer les innovations et l’utilité des ces technologies intelligentes. En plus des marques chinoises, beaucoup d’autres participants, du monde entier, étaient présents. Ces participants ont exposé les différents types d’équipements électroménagers intelligents qu’ils ont développés. Ainsi, des réfrigérateurs, des climatiseurs, des machines à laver, des appareils d’éclairage, des systèmes de sécurité domestique, ainsi que toute sorte de matériels électroniques à usage domestique ont été présentés.

L’habitat intelligent à l’honneur au nouveau salon AWE 2016

Les entreprises chinoises ont fait de grandes performances dans le secteur de l’électronique. Elles se sont manifestées de fort belle manière lors du salon AWE (Appliance and Electronics World Expo) 2016, l’un des évènements les plus importants en ce qui concerne l’électroménager en Chine qui s’est tenu en début de mois de mars. Cette manifestation, qui s’est déroulée à Shanghai, a été pour cette année le lieu d’innovations, notamment l’adaptation des appareils électroménagers à l’internet. Les interventions ont donc tourné autour de la thématique de ce salon qui est « Internet + Ma maison » et se sont intéressées à la manière d’allier l’écologie intelligente et l’avenir de la vie familiale.

A ce salon qui se tient habituellement à Shanghai, s’ajoutent d’autres comme celui de Las Vegas (la CES) ou le salon de L’IFA à Berlin. Ils ont tous en commun, en plus d’être mondialement les plus réputés, le grand optimisme que les acteurs affichent en ce qui concerne les innovations dans le secteur électronique. Cette manifestation a été aussi l’occasion pour les participants de souligner les difficultés auxquelles ils sont confrontés. C’est le cas des problèmes de surcapacité qui touchent les fabricants chinois et qui est un facteur nuisible à la croissance économique. Mais certaines des entreprises présentes au salon cette année n’ont pas manqué de préciser que, justement, avec l’internet et les appareils intelligents de nouvelles perspectives s’offrent au secteur.

Les Smartphones, meilleurs alliés des appareils intelligents

L’innovation majeure cette année à savoir le concept d’habitat intelligent a réuni autour d’elle toutes les attentions. Les entreprises chinoises spécialisées dans ce domaine à l’image de HAJER et de MIDEA, soucieux de se conformer à l’attente exprimée par leurs clients,  accordent une grande importance à ce concept nouveau. Par ailleurs, c’est en collaboration avec les fabricants de Smartphones que les entreprises électroménagères développent et proposent les solutions d’appareils électroniques intelligents.

Cette synergie s’explique, en partie, par les besoins qu’ont les fabricants de trouver des outils spéciaux comme les Smartphones pour offrir un contrôle total aux usagers de matériels électroménagers intelligents. Ces appareils contrôlables grâce aux applications développées sur les Smartphones représentent actuellement les tendances les plus importantes des maisons intelligentes. A ce titre, l’entreprise chinoise HAIER a récemment fusionné avec une entreprise américaine, GE appliances pour manifester sa détermination dans l’adoption de stratégie internationale  pour ce qui concerne l’électronique de consommation.

La cour suprême des États-Unis accepte le dossier Apple-Samsung

procès apple vs samsung

Un nouvel épisode se dessine dans la série judiciaire qui oppose depuis un certain temps les deux géants de l’informatique, Apple et Samsung. Accusé de cloner certaines  fonctions de l’IPhone, Samsung s’est vu condamné à payer l’exorbitante somme de 930 millions de dollars à Apple. Se sentant désabusé, le groupe sud-coréen a sollicité l’intervention de la cour suprême des Etats-Unis qui s’est saisi du dossier cette semaine.

Une petite histoire  des faits

Depuis 2012, les deux géants du téléphone portable se sont opposés  dans un procès long et épisodique où Apple accuse Samsung de mettre en vente des appareils mobiles dont les fonctionnalités violent ses brevets. Ainsi, en 2012 et 2013, Samsung avait été jugé coupable des faits reprochés et a été condamné à payer à Apple un montant de plus de 900 millions de dollars.

En 2014, des faits similaires ont amené le géant sud-coréen à payer à la société informatique américaine près de 120 millions de dollars en titre de dédommagements pour l’accusation de violation de brevets d’Apple.  Ainsi, Samsung s’est retrouvé à payer plus de 930 millions de dollars à son plus grand et meilleur ennemi en affaires en l’occurrence Apple. Des décisions sur lesquelles Samsung a fait appel au niveau de la cour suprême des Etats Unis. Celui-ci concerne deux volets du dossier. Le premier relatif au montant des sommes à payer et le second ayant trait à la nullité des faits dont l’entreprise a été jugé coupable.

La position de la cour suprême

L’accusation d’Apple est que Samsung a copié le design de l’IPhone notamment avec ses produits suivants : la galaxy S et la galaxy SII. Suite à de nombreux procès passionnants et pleins de rebondissements, Samsung devait au géant américain plus de 900 millions de dollars d’indemnités. Par la suite les mesures prises par le groupe Samsung visaient la réduction de cette somme qu’il considère comme dépassant largement les niveaux de bénéfices obtenus avec les produits mis en cause. Depuis 2015, la cour suprême des états unis a été saisie de l’affaire et n’a donné sa réponse qu’en début de semaine. Elle accepte de se  saisir du dossier, mais n’en considérant que le volet relatif à la somme des indemnités à verser par Samsung.

Le juge de la cour suprême se penchera sur le dossier pour examiner les motifs et logiques qui ont poussés auparavant, le tribunal de San José de porter un tel jugement. Ainsi pour Samsung, l’enjeu est la réduction du montant des indemnités. Ainsi, il est estimé à 548 millions la somme qu’Apple a obtenu durant le litige qui l’oppose à  Samsung. Si la décision de la cour tombe en faveur de ce dernier, Apple pourrait se retrouver à restituer à Samsung des montants sur cette somme.

 

 

Skype : Le créateur met en place une messagerie hautement sécurisé

wire messagerie sécurisé

Avec l’évolution de la technologie notamment sur les réseaux sociaux, de plus en plus de difficultés relatives à la sécurisation des données sont soulevées ça y est là. Allant dans ce sens, pour le réseau social Skype, son fondateur a fait part de la création  d’un service de messagerie nouveau où tous les échanges seront sous cryptage. La nouvelle plateforme fondée avec la contribution d’ingénieurs qui avaient travaillés pour Skype. Le service est baptisée Wire. Elle est composée d’environ 50 individus et son siège se trouve en Suisse.

Des barrières pour empêcher toute intrusion

Cette nouvelle messagerie conçue par Skype est de l’avis de ses initiateurs plus fiable et plus sécurisé surtout pour s’opposer à des intrusions. Ainsi contrairement aux systèmes de messagerie actuelle qui mettent à la disposition des consommateurs un chiffrement limité sur la durée, la messagerie Wire garde les échanges des usagers sur des serveurs qui lui sont propres. De même, la protection des données privées est active à tout moment. Il en est ainsi plusieurs périphéries sont utilisées à la fois par les clients.

Ce type de système est conçu de telle sorte qu’elle puisse faire face aux tentatives d’intrusion notamment celles des autorités. Ces dernières, dans le cas d’enquêtes liées à des crimes ou à la sécurité, exploitent les manquements dans les cryptages pour connaitre les informations des utilisateurs.

Tout crypter pour assurer la sécurité

Le nouveau système de protection de Skype est très moderne et très fiable car permettant de s’opposer aux pirates ainsi qu’aux intrusions non autorisé dans le serveur. Ainsi selon Alan Duric, directeur technique de la nouvelle start up  « Wire n’a pas de concurrent dans son secteur avec une protection en permanence de tous les échanges que ça soit en groupe ou à deux.

Ce cryptage est assuré simultanément sur de nombreux périphéries. Ainsi la philosophie du tout crypter est appliqué et dans ce sens, Janus Friis, son président a embauché dans ce sens, en ajoutant que sur ce nouveau système de messagerie « le cryptage se fait sur tous les échanges : qu’il s’agisse des appels, des graphiques, des messages textes ou même des photos ». En effet selon l’entrepreneur danois qui est cofondateur de la société Skype, qu’il a lancé en 2003 et qui est  aujourd’hui la propriété de Microsoft, le cryptage permettra de renforcer la confiance des millions d’utilisateurs.

 

Numérique : Comment réguler une économie sans frontières ?

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Economie numériqueFrance Stratégie publie une note qui propose la construction d’un écosystème numérique sans frontières, dans le prolongement du rapport Enderlein & Pisani-Ferry et des déclarations de leur gouvernement respectif, la France et l’Allemagne.

La France et l’Allemagne pourraient être les fers de lance d’un marché unique européen du numérique qui permette aux entreprises européennes d’atteindre un rang mondial. Les auteurs du rapport appellent en ce sens à la construction d’un écosystème numérique sans frontières. La note publiée par France Stratégie détaille et prolonge cette proposition autour de quatre axes prioritaires.

La régulation des plateformes
Il convient de renforcer la position franco-allemande pour s’assurer que les positions dominantes actuelles acquises par les entreprises américaines restent contestables et que les principes de libre concurrence soient respectés (non-discrimination des fournisseurs de contenus, loyauté quant aux contenus affichés, accès libre des utilisateurs aux contenus de leur choix). Ce renforcement permettrait de dépasser les dissensions existantes au sein de l’UE et d’éviter le recours à une règlementation unilatérale contreproductive. L’exemple de l’Espagne est assez parlant : le service Google News a été suspendu lorsque le gouvernement a instauré un mécanisme de rémunération des sociétés de presse.

La fiscalité
L’Europe doit esquisser une fiscalité intégrée des entreprises du numérique pour effacer les effets délétères de l’optimisation fiscale. L’intégration fiscale consisterait en la mesure du profit des entreprises numériques au niveau européen et sa répartition entre les États membres au prorata de l’activité de l’entreprise. Mettre en oeuvre une telle solution impliquerait de définir les clés de répartition à l’échelle nationale du profit évalué au niveau européen. Une règlementation européenne serait nécessaire pour mettre à disposition des autorités fiscales les données pertinentes sur l’activité des plateformes (nombre d’utilisateurs, volume de données collectées ou encore dépenses publicitaires des annonceurs).
Le calcul du profit au niveau européen et sa répartition par pays ne seront réellement efficaces que s’ils s’accompagnent de l’instauration d’un taux unique d’imposition des profits sur la part du profit alloué à chaque pays au sein de l’Union européenne.

L’économie de la donnée
L’exploitation des données personnelles est au coeur de la création de valeur de l’économie numérique. Les questions d’accès et d’appropriation sont centrales. Il est donc nécessaire d’avoir une approche commune des données d’intérêt général qui seraient ouvertes et publiées dans un format commun (open data) pour améliorer l’efficacité et la transparence de l’action publique.

La politique de libre accès aux travaux scientifiques, actuellement en place en Allemagne et envisagée en France pour les publications financées principalement sur fonds publics, doit être étendue pour accélérer la diffusion des connaissances.

Enfin, il s’agit de poser un cadre de protection des données personnelles et de définir, dans ce cadre, un protocole d’échange, d’interopérabilité et de portabilité des données facilitant leur circulation. Le droit à l’autodétermination informationnelle, envisagé dans le projet de loi Lemaire, va dans ce sens.

L’Internet des objets
La France est parmi les plus avancés tant au niveau de l’écosystème numérique (électronique, informatique, design, finance) que de celui des acteurs institutionnels (plan « objets connectés » dans le cadre de l’Industrie du futur, cité connectée à Angers, French Tech, BPI France). Mais l’Europe doit rattraper son retard en matière de standardisation pour permettre aux entreprises européennes d’atteindre un rang mondial. Il s’agit donc de veiller à un degré d’ouverture suffisant des standards dominants et de réduire le nombre de standards susceptibles de faire l’objet d’un soutien public en Europe en cas de risque de fragmentation des marchés.

Téléchargez la note d’analyse Le numérique. Comment réguler une économie sans frontières ? sur notre site internet.

L’ambition de Legrand sur l’Internet des objets

LegrandLe spécialiste des infrastructures électriques et numériques du bâtiment lance Eliot, un programme pour accélérer le déploiement de son offre dans le secteur de l’Internet des Objets.

Avec plus de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires réalisés en 2014 avec des produits connectables, Legrand est convaincu que l’Internet des Objets (IoT) ouvre une ère nouvelle au bâtiment. Legrand annonce ainsi le lancement d’Eliot, programme visant à accélérer le déploiement dans son offre de l’Internet des Objets et ainsi faciliter l’émergence du bâtiment connecté, partout où l’IoT peut augmenter la valeur d’usage pour tous les utilisateurs.

Legrand veut proposer dans tous les bâtiments des solutions d’infrastructures – électriques et numériques – permettant de simplifier le quotidien de ses clients. Le programme Eliot s’adresse aux utilisateurs particuliers et professionnels (électriciens, occupants et exploitants des bâtiments, etc.), les applications professionnelles représentant 60% du marché total de l’Internet des Objets.

Chaque année, Legrand consacre entre 4% et 5% de son chiffre d’affaires à la R&D qui emploie plus de 2 000 personnes, dont 750 dans le domaine du numérique (électronique et logiciels). Legrand développe des solutions connectables dans les domaines de l’efficacité énergétique, la sécurité, le bien-être ou encore l’assistance à l’autonomie. Elles couvrent les domaines suivants:

– le renforcement des infrastructures numériques avec des offres dédiées au datacenter

– la téléassistance pour faciliter la vie des personnes en perte d’autonomie chez elles comme en milieux médicalisés

– la mesure de l’énergie et le suivi de consommation adaptés aux bâtiments neufs comme existants,

– les blocs de sécurité connectés qui facilitent les opérations de maintenance,

– les portiers vidéo qui proposent des services aussi bien dans les bâtiments collectifs que dans les logements individuels,

– la maison connectée, avec des solutions qui permettent de piloter une installation électrique sur tablette et smartphone.

Les objectifs du groupe sont de doubler le nombre de ses familles de produits connectables, de 20 en 2014 à 40 en 2020 et réaliser une croissance annuelle moyenne totale à deux chiffres d’ici 2020 dans les produits connectables. Legrand a réalisé en 2014 un chiffre d’affaires de 4,5 milliards d’euros.

Bpifrance Le Lab conseille les PME en matière d’innovation numérique

Bpifrance Le LabLe numérique peut être vu comme une rupture profonde, touchant la nature même du modèle économique de toutes les entreprises, et notamment celui des PME des secteurs dits « traditionnels ». Bpifrance Le Lab, en collaboration avec Olivier Sichel, PDG du groupe LeGuide, publie « Le numérique déroutant », une étude sur le numérique comme facteur de recomposition des chaînes de valeur dans des secteurs à très forte densité de PME : le tourisme, le transport, la plasturgie et le bâtiment.

Avec cette étude, Bpifrance Le Lab veut adopter une approche décalée pour attirer l’attention des PME sur la révolution numérique en cours, laquelle est porteuse de profonds changements dans tous les secteurs de l’économie. Et dans plusieurs d’entre eux, si les entreprises ne s’adaptent pas, elles sont menacées de disparition. A contrario, réussir sa transformation numérique, c’est souvent devenir le leader de son secteur indiquent les auteurs de l’étude.

Pour eux, les PME ne sont pas suffisamment conscientes des risques et des opportunités. Le conflit entre Uber et les taxis n’en est qu’une petite illustration récente. Le modèle de disruption suivi par Uber l’avait déjà été par les plateformes internet de réservation de voyages, modifiant radicalement les chaînes de valeur du secteur du tourisme.

Un aspect intéressant de l’étude est la définition de trois « lignes Maginot » ou barrières conceptuelles que les PME doivent dépasser car elles leur font croire que le numérique ne passera pas. Ainsi, selon les auteurs de l’étude, la proximité physique avec son client ne suffit pas, les réglementations et « barrières à l’entrée » subissent la pression des consommateurs, et la non-délocalisation est une protection illusoire. Cette dernière barrière est illustrée par le secteur de l’hôtellerie qui a par nature une activité non-délocalisable. Elle a pourtant subi une profonde mutation de son modèle économique, avec l’apparition en moins de 10 ans de nouveaux opérateurs internet qui lui « déroutent » de 15 à 30% de ses ventes en ligne, et qui sont devenus incontournables.

Disrupter ou être disrupté, voilà en substance le choix auquel sont confrontées ces professions face à la révolution numérique…

Les banques de détail et le digital

Banque et innovationComment les banques de détails réagissent-elles face aux nouveaux concurrents de l’économie numérique ?

L’association des banques Efma et Infosys ont récemment publié leur 6ème rapport mondial sur l’innovation dans la banque de détail. Il en ressort globalement que ces établissements bancaires augmentent leur budget d’innovation mais finalement assez peu.

En réaction à la menace ressentie comme très présente des nouveaux acteurs « non bancaires » du marché que sont Google, Apple et autres pure players d’un côté et des start up et des grandes surfaces de l’autre, 84% des banques interrogées ont indiqué avoir augmenté leurs dépenses d’innovation en 2014. Pour autant, la menace n’est pas jugée suffisante pour que la plupart des banques pressentent une réelle mutation de leur marché. Les établissements exerçant dans les pays développés se contentent d’une posture dite de « fast follower » (38%) ou de simple « suiveur » (11%). Ainsi, les banques qui investissent réellement dans l’innovation restent une minorité et l’investissement dans des start up restent une exception dans ce secteur, les banques préférant compter sur leurs partenaires et leurs fournisseurs pour leur apporter la brique numérique qui leur manque.

Si l’on compare la situation en 2014 à ce qu’elle était en 2009, on ne peut que constater, quand même, une large prise de conscience de l’avènement du digital dans l’économie du secteur. Les banques s’efforcent de suivre l’évolution des technologies, par exemple en s’adaptant aux usages mobiles, services cités par 88% des banques interrogées. La qualité des services n’est malheureusement pas souvent au rendez-vous. Un deuxième vecteur d’innovation mentionné dans le rapport est le traitement et la valorisation des données collectées sur les clients (les big data), puis viennent les réseaux sociaux. Sur ces facteurs d’innovation, force est de constater que les banques les plus offensibes sont celles des pays en fort développement comme le Brésil, l’Inde, la Malaisie, la Russie, l’Afrique du Sud ou la Turquie.

Enfin, les banques craignent beaucoup l’arrivée sur leur activité des géants du numérique comme Apple, Google ou Facebook. A ce sujet, La Tribune mentionne une étude réalisée par Monitise et Cognizant : « 60 % des propriétaires de tablettes déclarent avoir recours à ce terminal pour les services de banque en ligne et 41 % d’entre eux privilégient les tablettes par rapport aux smartphones. Un nombre croissant de banques observent que les connexions via mobiles et tablettes supplantent désormais les connexions internet par PC. Les banques les plus innovantes ont bien saisi l’importance de prioriser le « mobile banking » pour rester dans la course. »