La justice retire le permis d’exploitation de la puissante centrale de biomasse

centrale biomasse

La centrale qui se localise à Gardanne, dont le groupe allemand Uniper est actionnaire majoritaire vient de perdre son autorisation d’exploitation. Il est spécialisé dans la calcination des quantités énormes de bois par an. C’est la plus grande centrale spécialisée dans ce domaine en France. C’est en réalité un projet ambitieux de production d’énergie. La justice marseillaise juge que l’étude d’impact n’est pas bien établie par rapport à l’importance et la réalité du projet.

Une exploitation très avantageuse pour les bailleurs

Ce jeudi 8 juin, le tribunal administratif de Marseille proclame le retrait du permis d’exploitation de la plus puissante centrale qui brule les bois en France. Le groupe avait obtenu son autorisation en 2012 suite à l’appel d’offre émit en 2011 par le gouvernement. Cette décision été adoptée dans le but d’atteindre près de 23% des énergies renouvelables d’ici 2020. Le groupe gagné avec cette opération 70 millions d’euros par an durant vingt ans. Mais pour produire assez d’énergie pour une consommation annuelle de 440.000 ménages, hors chauffage bien sûr. La centrale atteint une puissance évaluée à 150 mégawatts. C’est un investissement de 250 millions d’euros. Le nombre d’emplois directs généré est estimé 80. Son objectif est de réaliser une production pouvant couvrir les 6% de la demande de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cela passe comme la bien dit plus haut, par une consommation de près 850.000 tonnes de bois chaque année. Cette consommation de bois regroupe les bois en mauvais état, notamment les déchets et les coupe dans la forêt. Des volumes assez impressionnants jugé par les dirigeants de la région. Alors lors de l’implantation, il était prévu que 55% des bois seraient importés.

L’annulation de l’autorisation de l’exploitation

Face à cette situation, les parcs des régions du Luberon et du Verdon, encore appuyé par deux communautés de la commune des Alpes-de-Haute-Provence dépose un recours à la justice administrative de Marseille en mars 2015 pour le retrait de l’autorisation d’exploitation de la centrale de biomasse. D’ailleurs des études d’impact avaient révélé que les ambitions d’utiliser le bois local qu’à partir de 2026 pourrait être remis en cause puisque les ressources sont assez disponibles. C’est ce que l’Etat avait ambitionné aussi de mieux structurer la filière bois et foret. La région Provence Alpes-Côte d’Azur représente la troisième région forestière soit 1,5 million d’hectares de forêts et constitué 9% de la surface boisée dans le pays.

La justice administrative de Marseille a proclamé jeudi que ce manquement de l’étude d’impact du projet pourrait nuire au système d’information de la population local. Le tribunal développe encore que le présent système qui combine bois et énergie, ne peut réellement pas contenir les exigences de la centrale. Il juge que l’ensemble des besoins de la centrale à l’horizon 2014 serait égal à 37% de la ressource disponible des foret locales.  Par contre, les autres zones impactées par la centrale, considèrent que l’enquête menée par les services publiques en 2012 été très limité.

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Des toilettes accessibles pour tous

Une compétition à propos des toilettes innovantes vient de se terminer à Delhi en Inde. L’objectif est de permettre au milliard de personnes (15 fois la population française) qui font leurs besoins en plein air de leur rendre atteignable des toilettes dignes de ce nom.

ImageEnjeu social et sanitaire de premier plan
Pour repeindre les toilettes, il semble tout à fait évident d’en disposer, et pas obligatoirement d’en posséder. Rien de plus désagréable de passer son chemin et de marcher sur un tas qui n’est pas quelconque, et c’est encore pire quand dans certains pays, le pied n’est pas chaussé.
Le problème sanitaire est incontestable. Une absence de sanitaires assure presque l’entière contamination des eaux. Et ce n’est pas un hasard si chaque année 1,5 millions d’enfants meurent des suites de diarrhées aigües.
Ces histoires de merde, excusez s’il vous plaît du peu de vertu, ont convaincu la Fondation Bill et Melinda Gates en 2011 de mettre sur pieds un concours qui favorise l’inspiration de solutions écologiques et économiques. L’objectif est de commercialiser un bloc sanitaire autonome indépendant en eau et en électricité à un coût de 5 centimes d’euro par jour et par personne.
Inspiration innovante de la cabane au fond du jardin
Il s’agit bien aux créateurs de chiottes d’être inspiré technologiquement pour ensuite susciter l’inspiration des utilisateurs. En effet, allez demander à une personne de monter dans une boîte pour se soulager alors qu’il n’en a jamais utilisé de toute sa vie. Le souci est donc aussi d’éduquer de manière innovante les utilisateurs.
L’institut technique suisse de la recherche de l’eau Eawag et le designer autrichien EOOS ont remporté le prix d’innovation à Delhi. Ce système de toilettes permet de valoriser les déchets, où matières fécales et urine sont séparées. Cette dernière est recyclée et transformée pour fabriquer des engrais : nitrates et phosphates. Une partie est aussi recyclée en eau pour remplir le réservoir des toilettes et alimenter un petit lavabo pour se laver les mains et une douchette pour prendre soin du reste selon les cultures et habitudes.
Le principe est très simple, puisque cette chiotte innovante est équipée d’un bioréacteur qui va transformer la matière organique ammoniaquée. Après décantation, et le résidu solide enlevé pouvant servir de combustible, un processus chimique se met en action (électrolyse) pour purifier le liquide qui redevient de l’eau transparente sans être potable. La réaction chimique produit également du chlore, qui une fois récupéré, servira à désinfecter l’ensemble (comme de l’eau de javel).
Le prototype Blue diversion 2 devrait être testé dans les prochaines semaines au Kenya à l’échelle d’une famille.

 

crédit photo : Eawag suisse