La marque Hugo Boss remonte la pente

Hugo boss

Ce mercredi, Hugo Boss a révélé ses résultats trimestriels, bien plus élevés que ceux attendus. A l’origine de ces résultats, il y a sa restructuration et des ventes en croissance après une période de baisse de deux ans aux Etats Unis. Cette nouvelle est bien accueillie par la Bourse.

Une stratégie bien menée

La célèbre marque allemande parle dans sa déclaration d’une augmentation de son chiffre d’affaires de 2% sur le marché américain au deuxième trimestre. De même, en Chine, sa croissance atteint 14%.

Ces résultats annoncent une nouvelle période de croissance qui suit une période durant laquelle le groupe a essuyé des résultats en baisse. Durant celle-ci, il a reçu des avertissements sur ses résultats qui l’ont affaibli. Pour remonter la pente, le groupe s’est investi dans une politique de baisse de prix au sein du marché chinois pour se rapprocher des niveaux se pratiquant aux Etats Unis et en Europe. Elle tente également d’atteindre un public plus jeune en passant par la vente en ligne et en réduisant le nombre de magasins en fermant ceux qui sont déficitaires.

Mark Langer, ancien directeur financier et actuel président du groupe, explique que les résultats obtenus sont issus du repositionnement stratégique. Des progrès considérables ont été obtenus surtout aux Etats Unis et dans la vente en ligne. En plus, la nouvelle sortie de ses collections printemps-été 2018 est bien accueillie par le public durant les derniers défilés de New-York et Florence.

Des résultats assez positifs

En une année, Hugo Boss a réussi à multiplier son bénéfice net par cinq, soit un montant de 57,6 millions d’euros. Les charges de restructuration ont été intégrées dans les comptes du second trimestre de l’année 2016. Il obtient en réel plus de la moyenne des estimations prévues par cinq analystes approchés par Reuters de 53 millions. Entre les mois d’avril et juin, le chiffre d’affaires a connu une hausse de 2%, ce qui fait 636 millions alors que les prévisions tournaient autour de 619. De même que pour son bénéfice, la valeur de son action gagne 6,35%, soit 69,38 euros, à la Bourse de Francfort. La société enregistre ainsi la meilleure performance de l’indice MDax concernant les valeurs en moyenne d’Allemagne qui se trouve en augmentation de 0,33%. Par rapport au secteur du luxe, le titre présente une décote moyenne de 10%.

Selon l’analyste Herbert Sum de DZ Bank, il faut considérer l’augmentation de 3% lors du deuxième semestre de ventes comme le point central des résultats qui ont été présentés en plus du fait qu’il y avait une baisse durant les trois premiers mois de l’année. Les ventes en ligne sont passées d’une baisse durant le premier trimestre à une hausse de 9% au second.

La société allemande fait une prévision positive concernant stabilité des ventes pour l’ensemble de l’année et une croissance à deux chiffres pour son chiffre d’affaires. Il prévoit également un cash-flow libre de 250 millions environs par rapport aux 220 millions actuels. Dans l’année qui suit, le groupe compte sur une progression pour les ventes et les profits et sur une croissance plus importante que celle du marché.

 

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Les bonnes notes de TOTAL malgré le contexte et l’environnement

Mis en avant

total

Décidément le groupe pétrolier français ne sent pas la crise que traverse son secteur avec la chute des cours du pétrole. En effet le groupe français a réalisé un chiffre d’affaire de 6,2 milliards de dollars soit l’une des plus grandes performances du secteur.  En effet les comptes publiés ce jeudi 09 Février 2015 montre que le groupe TOTAL a engrangé un bénéfice net ajusté de 8,3 milliards de dollars soit 7,8 milliards d’euro. Mais avec des dépréciations dans le secteur du gaz de l’ordre de 2 milliards ces chiffres ont été revus à la baisse ce qui fait 6,2 milliards de dollars. De quoi rendre heureux et fier Patrick Pouyanné, le PDG de Total qui se place ainsi devant la britannique BP, l’américaine Chevron, l’anglo-néerlandaise Shell et même Exxon Mobil pour le compte de l’année 2016. Ainsi le patron de Total estime que son groupe a largement dominé ses concurrents sur la marche en l’occurrence  Exxon Mobil qui engrange 8,9 milliards de bénéfice et Shell qui enregistre 7,2 milliards avec une production supérieur. Le groupe BP et Chevron arrive loin derrière avec respectivement 2,6 et 1,8 milliards de bénéfice.

Le prix du baril en chute libre

Total enregistre d’excellents résultats certes mais ces derniers sont en recul de 21% par rapport à l’année dernière et le chiffre d’affaire aussi n’est pas épargné puisqu’il chute de 9%. Mais ce ne sont pas les seuls reculs car le gaz naturel un des spécialités de la maison a chuté de 25% et la marge de raffinage 30%. En effet ces reculs s’expliquent par la chute du prix du baril de pétrole passé de 55 dollars  44 dollars en 2015.

Mais certains spécialistes prédisent une stabilisation des prix à 55 dollars à la seule condition que l’accord sur la production de 1,8 million de barils par jour soir respecté combiné au blocage de l’huile de schiste américaine. Si total a su s’adapter à cet environnement désagréable mieux que ses concurrents, il le doit selon son PDG à « la forte mobilisation de ses équipes «, qui ont réduit les coûts et ont permis des économies d’échelle de l’ordre de 2,8 milliards de dollars qi atteindront 3,5 milliards fin 2017.

La vigilance, toujours de mise

Même si les résultats ont été bons la vigilance doit être de mise. En effet, le coût de l’extraction a baissé contrairement à la production de baril qui aujourd’hui atteint 2,452 millions de barils par jour. Il faut noter que les activités avales ont beaucoup contribué au succès de total en permettant d’engranger 5,8 milliards de dollars.

Les investissements seront revus à la baisse car ils passeront de 18 milliards en 2016 à 16 ou 17 milliards cette année car le mot d’ordre reste la prudence.  En outre, il y aura des réductions allant jusqu’à 50% sur les coûts de développement par rapport aux sommes dégagées entre 2013 et 2014. Ceci dit, Total doit se décider par rapport à des projets d’envergure qu’il doit lancer dans les un an six mois à venir dans des pays comme le Nigeria, l’Ouganda, Argentine ou encore au Brésil mais aussi et surtout le golf arabo persique.