Avec le rachat de Worldpay, Vantiv se signale dans la cour des grands

worldpay

Il était fortement pressenti comme l’un des favoris à la course pour l’acquisition de Worldpay, lui, c’est Vantiv, la société américaine spécialisée dans le domaine de la technologie des cartes de crédit, vient de s’offrir, pour un coût de 7,7 milliards de livres soit 8,78 milliards d’euros, la compagnie britannique Worldpay leader dans le secteur de paiement. Un coup de maître qui devrait sans nul doute participer à l’implantation du groupe dans le cercle des VIP du milieu.

Un partenariat gagnant-gagnant entre les deux parties

Pour rappel, le groupe Worldpay a vu le jour en 1989, mais il appartient depuis 2010 aux fonds de capital-investissement Bain Capital et Advent International. L’ancienne filiale de Royal Banks of Scotland coordonne une équipe de 4.500 employés assurant quotidiennement 31 millions de transactions en ligne, sur le mobile ou encore en magasins.

Ayant très tôt compris le système du monde des banques, des entités comme Worldpay et PayPal ont très tôt su anticiper sur les choses pour se tailler la part du lion dans le secteur de la transaction en ligne et hors espèce. Une politique qui a fini par séduire les banques qui tentent par tous les moyens de mettre sur pied des mécanismes adéquats pour suivre maintenir la cadence. Un intérêt qui semble largement profiter aux groupes comme Nets A/S et à son concurrent danois Worldpay qui ont toutes deux vu leurs titres s’envoler à la Bourse de Londres, pour atteindre respectivement 14 % et 28 % à l’annonce de l’accord entre Vantiv et Worldpay, suite au désistement de JP Morgan Chase.

Une politique qui a fini par séduire les banques qui tentent par tous les moyens de mettre sur pied des mécanismes adéquats pour suivre maintenir la cadence. Les termes de l’accord stipulent que les actionnaires de Worldpay recevraient 55 pence en numérotation et 0,0672 nouvelle action Vantiv, pour chacune de leurs actions, accompagnée d’un dividende estimé à 5 pence par titre Worldpay. Ce qui signifiera une valorisation estimée à 385 pence par action, équivaut à une prime de 18,9 % sur le cours du clôture de lundi, des estimations inférieures à celles notées mercredi avant l’annonce de l’accord et qui tournerait autour de 409,5 pence. En cas d’accord entre les deux parties, 41 % du capital de la nouvelle structure reviendrait aux actionnaires de Worldpay, ce qui sous-tend une cogestion de la boîte par Charles Drucker, patron de Vantiv et Philip Jansen, directeur général de Worldpay.

Une présence sur la scène internationale

L’effectivité de cet accord entre Vantiv et Worldpay, est tout à fait bénéfique pour les deux. D’abord pour Vantiv, cet accord avec pourra lui permettre de bénéficier plus amplement de l’activité de commerce électronique de Worldpay qui s’est défini une très forte réputation en dehors des Etats-Unis. Les analystes avanceraient près de 400.000 accords noués par le groupe britannique avec des enseignes de commerce dans un total de 146 pays traitant du coup plus de 126 devises.

Avec l’acquisition de Worldpay, Vantiv pourra libérer un peu le marché nord-américain où il commençait à souffrir d’une sur-exposition. L’autre point est relatif à l’effet bénéfique que Vantiv pourrait tirer des capacités dans le commerce électronique international de Worldpay, un domaine que le groupe britannique maîtrise assez bien et qui, en plus de la hausse de 21,7 % enregistrée tout récemment, représenterait plus d’1 tiers du total de son chiffre d’affaires. Pour ce dernier aussi cet accord servit de parfait motif pour son expansion aux Etats-Unis où le groupe peine à s’illustrer.

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Publicis innove avec l’IA Marcel pour contrecarrer l’action des GAFA

intelligence artificielle

Pour mieux consolider sa position dans le domaine technologique, Publicis a décidé de reconfigurer son statut en souhaitant quitter la phase holding pour épouser celle de plateforme. Une mission qui nécessite de la part du groupe des innovations majeures. C’est dans ce sillage que l’IA Marcel a été concoctée avec comme principal objectif de mettre dans des conditions optimum les quelque 80 000 collaborateurs du groupe dans le dessein de proposer des réponses plus adéquates à sa clientèle.

Quelles sont les raisons qui excusent cette innovation ?

Selon l’avis d’Arthur Sadoun, président du directoire, le changement était devenu plus qu’urgent pour le groupe s’il souhaitait tenir le rythme qui lui était imposé par la concurrence. En effet, le groupe subit de toute part les affres des cabinets de consulting et ceux des GAFA. Souhaitant endiguer leurs efforts, l’équipe dirigeante a depuis quelques années lancé une vaste opération de reconfiguration souhaitant faire quitter le groupe de la phase de holding pour l’amener à devenir une plateforme. Tout débute en 2014 avec l’acquisition de Sapient courant, il s’en suivra une restructuration de Publicis qui donnera naissance à quatre départements : (Publicis communication, Publicis Média, Publicis Sapient et Publicis Health), une reconfiguration qui sera effective avec le lancement prochain de sa plateforme Marcel.

Quels sont les principaux objectifs de la plateforme ?

Selon Arthur Sadoun le groupe n’a pas lésiné sur les moyens pour apporter du sang neuf, mais aussi et surtout consolider ses positions. Les objectifs majeurs de la boîte peuvent être définis comme suit : premièrement, il s’agira de répertorier les talents cachés parmi les collaborateurs du groupe et de pouvoir les mettre dans des conditions de performance par le biais d’une libéralisation du marché interne. Il serait désormais possible à un collaborateur asiatique de traiter directement la commande d’un client américain. Un tel objectif ne pourra être atteint que par le biais d’un travail d’équipe et selon Arthur Sadoun, Publicis mise sur le point relatif au partage des connaissances afin de pouvoir fournir une réponse adéquate à l’attente de sa clientèle.

C’est d’ailleurs cette même clientèle qui attirera son attention dans la seconde rubrique allouée aux objectifs. La diversification de l’offre est un point essentiel sur lequel doit miser Publicis afin de faciliter davantage la vie à son client. Ce dernier doit pouvoir être en mesure de naviguer facilement entre les quatre entités du groupe. L’objectif recherché est de satisfaire le client à la limite de le mettre à l’aise surfer dans sa conscience et essayer d’anticiper sur ces désirs. Bien que le projet demeure toujours interne, il pourrait très vite être proposé au public si toutefois, il parvenait à exceller dans sa phase test.

La justice retire le permis d’exploitation de la puissante centrale de biomasse

centrale biomasse

La centrale qui se localise à Gardanne, dont le groupe allemand Uniper est actionnaire majoritaire vient de perdre son autorisation d’exploitation. Il est spécialisé dans la calcination des quantités énormes de bois par an. C’est la plus grande centrale spécialisée dans ce domaine en France. C’est en réalité un projet ambitieux de production d’énergie. La justice marseillaise juge que l’étude d’impact n’est pas bien établie par rapport à l’importance et la réalité du projet.

Une exploitation très avantageuse pour les bailleurs

Ce jeudi 8 juin, le tribunal administratif de Marseille proclame le retrait du permis d’exploitation de la plus puissante centrale qui brule les bois en France. Le groupe avait obtenu son autorisation en 2012 suite à l’appel d’offre émit en 2011 par le gouvernement. Cette décision été adoptée dans le but d’atteindre près de 23% des énergies renouvelables d’ici 2020. Le groupe gagné avec cette opération 70 millions d’euros par an durant vingt ans. Mais pour produire assez d’énergie pour une consommation annuelle de 440.000 ménages, hors chauffage bien sûr. La centrale atteint une puissance évaluée à 150 mégawatts. C’est un investissement de 250 millions d’euros. Le nombre d’emplois directs généré est estimé 80. Son objectif est de réaliser une production pouvant couvrir les 6% de la demande de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cela passe comme la bien dit plus haut, par une consommation de près 850.000 tonnes de bois chaque année. Cette consommation de bois regroupe les bois en mauvais état, notamment les déchets et les coupe dans la forêt. Des volumes assez impressionnants jugé par les dirigeants de la région. Alors lors de l’implantation, il était prévu que 55% des bois seraient importés.

L’annulation de l’autorisation de l’exploitation

Face à cette situation, les parcs des régions du Luberon et du Verdon, encore appuyé par deux communautés de la commune des Alpes-de-Haute-Provence dépose un recours à la justice administrative de Marseille en mars 2015 pour le retrait de l’autorisation d’exploitation de la centrale de biomasse. D’ailleurs des études d’impact avaient révélé que les ambitions d’utiliser le bois local qu’à partir de 2026 pourrait être remis en cause puisque les ressources sont assez disponibles. C’est ce que l’Etat avait ambitionné aussi de mieux structurer la filière bois et foret. La région Provence Alpes-Côte d’Azur représente la troisième région forestière soit 1,5 million d’hectares de forêts et constitué 9% de la surface boisée dans le pays.

La justice administrative de Marseille a proclamé jeudi que ce manquement de l’étude d’impact du projet pourrait nuire au système d’information de la population local. Le tribunal développe encore que le présent système qui combine bois et énergie, ne peut réellement pas contenir les exigences de la centrale. Il juge que l’ensemble des besoins de la centrale à l’horizon 2014 serait égal à 37% de la ressource disponible des foret locales.  Par contre, les autres zones impactées par la centrale, considèrent que l’enquête menée par les services publiques en 2012 été très limité.

Avancée dans les assistants vocaux chez Amazon et Microsoft

Assistants vocaux

Aux Etats-Unis, les appareils commandés par la voix sont en très fort développement bien que ce ne soit pas le cas en France par exemple. Ces derniers remplissent des véritables tâches aux côtés de leurs propriétaires, on dirait des assistants personnels. Après sa toute première version sortie de ce produit, une nouvelle, équipée d’un écran de 7 pouces, est désormais disponible comme l’a annoncé le géant de l’e-commerce. Baptisé Amazon Echo Show, il permettra entre autre de faire des achats en ligne, appeler un taxi, ou encore activer la domotique de sa maison.

Plusieurs fonctionnalités supplémentaires

Le nouvel assistant proposé par Amazon renfermera de nouvelles fonctionnalités, comparativement à son prédécesseur. Sa sortie effective est prévue pour le 28 juin prochain aux USA, pour un coût de 230 dollars (150 dollars la version précédente). Il dispose d’une fonction Alexa Calling, qui intègre les appels et les messages gratuits.

Cette dernière redonnera une autre dimension sinon une nouvelle exploitation des téléphones fixes, chose presqu’oubliée par bon nombre d’américains. Cet appareil apporte aussi un avantage certain dans la gestion de sa domotique. Comme l’ont rapporté certains analystes, la fonction caméra est un apport en ce sens qu’elle peut permettre de savoir qui sonne devant sa porte par exemple.

Le nouveau produit d’Amazon, l’Amazon Echo Show, contient une fonction Skype, directement accessible par commande vocale. Il faudrait souligner que sur secteur, le géant de l’e-commerce fait face à une concurrence qui augmente progressivement. Peu avant lui, un autre acteur du secteur de la marque Invoke, avait annoncé le lancement de son produit.

Le nombre d’utilisateurs de ces assistants personnels devrait croitre encore pendant les années qui viennent. Bien avant ce lancement, on se souviendra qu’Amazon lançait en avril dernier l’Echo Look, capable de donner des conseils vestimentaires, faire ses courses en ligne, mais aussi prendre des selfies.

Amazon domine ce marché

Amazon domine largement ce marché sur lequel, rappelons-le, est le premier à s’y installé. Il détient pratiquement les 70% du marché, laissant à Google (avec son assistant Google Home),  24% et le reste à d’autres acteurs mineurs. Beaucoup d’analystes pensent que le produit d’Amazon pourrait atteindre les 4 milliards de dollars de ventes dans les quatre prochaines années.

Bon nombre d’autres acteurs vont certainement intégrer ce marché comme a pu si bien le souligner M. Goertz. Il faudrait donc certainement s’attendre à plusieurs annonces lors des prochaines conférences d’un des acteurs du secteur à commencer par Apple qui n’a pas caché son intérêt pour ce type de produit. Mais avec son avantage d’être le premier à s’installer sur ce segment de marché, Amazon conserve une avance confortable, si bien que l’arrivée d’autres acteurs importants ne devrait rien y changer pour le moment.

L’assistant personnel Echo a fait son entrée sur les marchés britannique et allemand depuis l’an passé. Ce qui n’est pas encore le cas en France. Cette situation pourrait toutefois constituer un avantage pour Orange qui a annoncé la sortie de son produit Djingo, avec des spécificités similaires.

La croissance se fait attendre chez Ericsson au premier trimestre

EricssonDu côté d’Ericsson, on est passé complètement loin de toutes les prévisions annoncées. Les résultats de ce premier trimestre font état d’énormes pertes enregistrées, mais également d’un rétrécissement de son marché. Des éléments qu’on peut imputer à tous les lourds efforts de restructuration qui ont été engagés, mettant ainsi en mal la croissance attendue.

Une perte de 12,3 milliards de couronnes

Pour le compte de ce premier trimestre 2017, les pertes du géant suédois de matériels de réseaux de télécom Ericsson s’élèvent à 12,3 milliards de couronnes, soit environ 1,28 milliard d’euros. Ces dernières relèvent entre autre de nombreux travaux de restructuration qui ont été entrepris par son nouveau directeur général Börje Ekholm.  Les prévisions de ces pertes étaient estimées à 12 milliards de couronnes. Il faudrait souligner qu’à ce même stade l’année passée, l’entreprise accusait un bénéfice de 3,5 milliards de couronnes.

Alors que ces mêmes prévisions tablaient autour de 47,3 milliards de couronnes en termes de chiffre d’affaires, c’est finalement 46,4 milliards de couronnes qui ont été réalisés. L’entreprise suédoise avance également que le marché de cette année 2017 aura spécifiquement les mêmes caractéristiques que celui de l’année passée. Avant qu’une normalisation ne soit potentiellement attendue dans ce marché du mobile, une diminution préalable de 2 à 6% sera enregistrée.

Une diminution générale des investissements dans le secteur

Les chiffres du Groupe Ericsson portent l’emprunte d’une forte diminution des investissements dans ce secteur. Les sociétés de télécom connaissent en effet des véritables difficultés qui les poussent à limiter leur demande. De plus, la nouvelle technologie pour le passage à la 5G semble marquer le pas. L’une de ses branches d’activité qui se porte plutôt bien est celle des réseaux. Elle a enregistrée une marge de 12% au cours de ce trimestre. Pour certains investisseurs de chez Ericsson, il serait peut-être bientôt temps que le Groupe songe à faire le tri dans ses activités.

Pour ces derniers en effet, il est urgent de se séparer des branches qui occasionnent des manques à gagner. Le Groupe a toutefois annoncé qu’au cours de la fin du mois de mars dernier, des apports d’une valeur totale d’environ 1,6 milliard d’euros, ont été enregistrés. Leur provenance n’a cependant pas été dévoilée. Selon des analystes financiers, il pourrait s’agir des fonds issus à un contrat avec Sprint, une société américaine du mobile, qui opère dans plusieurs pays.

Qualcomm réfute les accusations d’Apple en justice

Qualcomm

Pour le second fabricant mondial des semi-conducteurs, sans ses puces et ses technologies, l’IPhone n’aurait jamais eu le succès qu’on lui connait à ce jour. Qualcomm affirme en plus que toutes les déclarations faites par Apple, qui ont conduit dans plusieurs pays à sa poursuite, ne sont que purs mensonges.

Des procédures au tribunal de Californie

Ça sonne comme une riposte de Qualcomm vers Apple. Dans une procédure portant sur un document de 134 pages au total, le numéro deux mondial des semi-conducteurs pointe du doigt le fabricant de l’IPhone. Selon lui, le propriétaire de la marque à la pomme n’aurait pas respecté plusieurs accords, et aurait également poussé les autorités de régularisation de plusieurs pays à mener des poursuites en son encontre.

On se souviendra que c’est en janvier dernier que les deux entreprises sont rentrées en conflit. Apple avait déposé une plainte contre la seconde entreprise, réclamant ainsi un dédommagement de près de 1 milliard de dollars, soit environ 935 millions d’euros. L’entreprise à la « pomme » reprocherait entre autre au fabricant de semi-conducteurs, de licencier ses technologies à des prix très élevés. De plus, Qualcomm prélève un pourcentage sur chaque IPhone vendu, du fait de ses technologies.

Une attaque généralisée contre Qualcomm

Apple tente par tous les moyens de contrainte Qualcomm à accepter les termes de contrats de licence déraisonnables et injustes, affirme l’entreprise concernée. Cependant, aucun accord ne lie directement Apple au fabricant de puce. Elle s’appuie toutefois sur ceux qui existent entre les sous-traitants de Qualcomm, comme Foxconn et elle pour tenter de faire pression. A présent, Qualcomm estime qu’Apple s’est directement immiscé dans ses activités. Les licences constituent la quasi-totalité du chiffre d’affaire de cette dernière.

En plus de ça, Qualcomm accuse également Apple de l’avoir empêché d’indiquer que sa puce réseau, celle dont sont équipés certains IPhone 7, est beaucoup plus performante que celle construite par Intel, en menaçant au passage de lui retirer ce marché. En guise de réponse au communiqué qui a été publié par Qualcomm, la marque de la pomme a réaffirmé ses accusations selon lesquelles le fabricant de semi-conducteurs a surfacturé ses composants. Aussi, que l’entreprise aurait refusé de lui accorder plus d’un milliard de dollars de remise comme ils s’étaient convenus au préalable. Dans d’autres villes comme Pékin, Apple a aussi entrepris de poursuivre Qualcomm. Sur le sol américain également, l’administration l’accuserait aussi de pratiques anticoncurrentielles dans les téléphones portables.

Avec les branches paiement et protection de l’identité, Gemalto ajuste ses résultats

Gemalto

Pour améliorer ses résultats en cette année 2017, Gemalto compte sur deux facteurs importants à savoir : l’augmentation de la demande dans le secteur de la protection des données d’une part, et d’autre part, sur les différents programmes du gouvernement.

Vers un ajustement des objectifs précédents

Gemalto, professionnel dans le secteur de la sécurité numérique, a rendu public dans un communiqué, ses nouveaux objectifs pour cette année 2017. Contrairement à son ancienne prévision de 660 millions d’euros, c’est finalement un bénéfice opération compris entre 500 et 520 millions qui sera visé. Montant revu à la baisse par Philippe Vallée en octobre dernier, son nouveau Directeur Général.

Les objectifs connus à ce jour, feront à nouveau l’objet d’une actualisation par Gemalto. En effet, d’ici au terme du premier semestre de cette année, le spécialiste de la sécurité numérique compte bien finaliser l’acquisition de la branche de gestion d’identité de l’entreprise américaine 3M. C’est une acquisition qui a pour but de renforce la biométrie de l’entreprise. Le montant global de cette filiale de 3M est d’environ 850 millions de dollars.

Incorporer de nouvelles équipes de manière efficace

La priorité selon son Directeur Général, est de trouver les moyens d’intégrer efficacement les nouvelles équipes dans ses effectifs. Philippe Vallée l’a ainsi précisé aux journalistes après leur avoir affirmé que : « dans les 6 à 12 mois prochains, il est très peu évident qu’un deal M&A majeur soit annoncé. L’objectif pour lui n’est pas de rechercher intensément des nouveaux dossiers de ce genre ».

Pour le compte de cette année, Gemalto propose que, contrairement à 2015 et son dividende de 0,47 euro, un dividende de 0,50 euro soit d’actualité. D’ici le terme de cette année, l’entreprise présentera un nouveau plan stratégique. Avec le développement du paiement, qui a déjà participé en 2016 dans l’augmentation de son chiffre d’affaires de 1,2%, ce plan pluriannuel également devrait en bénéficier. A change constants, ce chiffre d’affaires se porte désormais à 3,127 milliards d’euros.

Accélération de son rythme de croissance

En une seule année, le chiffre d’affaires de Gemalto s’est accru, atteignant ainsi le milliard d’euro dans les plateformes de services et de logiciel. C’est au quatrième trimestre dernier que son rythme de croissance a connu une accélération très importante, 3% à change constants. Ces plateformes précitées constituent désormais le tiers de toutes les activités de l’entreprise, sans rappeler qu’en 2013, elles ne représentaient que 19%. Son chiffre d’affaires dans les cartes SIM classique devrait se stabiliser autour de 5% après les 16% connus en 2016.

L’entreprise attend par contre la croissance des cartes eSIM, comme renfort de sa croissance globale. Après l’annonce de l’accord signé avec Microsoft, qui concerne la gestion desdites cartes SIM incorporés dans les mobiles et compatibles avec toutes les marque, l’entreprise entend bien soutenir ce secteur. Le bénéfice opérationnel de l’entreprise se chiffre à 453 millions, connaissant ainsi une hausse de 7%. Sa marge elle, connait aussi une nette amélioration d’environ 14,5%.

Qualcomm fait l’objet d’une amende record en Corée du Sud

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L’organisation Korea Fair Trade accuse la société américaine d’avoir taxé des brevets pour l’achat de ses puces à des fabricants d’appareils numériques. Cette pratique de la part du leader américain, fabricant de microprocesseurs, est fustigée par la Commission du marché coréen.

Les représailles du marché asiatique

En 2015, la société obtient une amende infligée par l’antitrust chinois et désormais elle se retrouve également avec une autre amende record dictée par Séoul. L’autorité chargée de la réglementation de la concurrence condamne la société américaine à payer une amende chiffrée à près de 853 millions de dollars pour avoir enfreint les lois antitrust, soit 10% environ de son chiffre d’affaire de 2016. Le problème soulevé par la commission coréenne concerne ses pratiques d’attribution des droits de licence.

Par ailleurs, elle déclare que la société limite ses concurrents, comme Intel ou encore Samsung, dans l’acquisition de licences de base et qu’elle fait payer également certains brevets à des fabricants de smartphones pour l’achat de ses puces. La Commission accuse Qualcomm de profiter de sa position dans le secteur pour imposer des conditions inéquitables pour négocier avec ses clients.

La mise en question de la procédure

Qualcomm rejette les accusations et annonce sa demande de contestation en justice pour la procédure en marche. Elle explique que ses méthodes d’attribution sont pratiquées depuis plusieurs années sur le plan mondial sans avoir fait l’objet d’une remise en cause jusqu’ici. En attendant, l’organisation coréenne demande à Qualcomm une révision sur ses méthodes commerciales, en prenant compte ses exigences déloyales comme la restriction sur les ventes de ses produits pour les clients potentiels.

L’agence de régulation demande également à la société de mettre un terme à ses exigences d’acquisition de plusieurs licences pour les brevets concernant la vente des puces aux fabricants d’appareils numériques. Elle devrait également pratiquer une renégociation de contrat uniquement sur la demande des partenaires. Avec ces nouvelles conditions, les leaders du marché mobile sud-coréen, LG et Samsung Electronics, devraient être les principaux gagnants de cette nouvelle reconfiguration. Samsung Electronics représente déjà plus de 10% de la demande pour le leader américain.

Une contestation du modèle économique de Qualcomm

Lors des renégociations, le modèle commercial de Qualcomm fait l’objet de grandes discussions. Cette année, l’entreprise américaine fait état de plus de 23 milliards de dollars pour son chiffre d’affaire dont 33% provient de la distribution des droits d’exploitation pour ses brevets. Avec un nombre de 330 licenciés, Qualcomm obtient le record de brevets exploités pour tout le domaine d’activité. Cependant, le marché sud-coréen représente des parts cruciaux pour l’entreprise avec un apport de 17% environ sur ses bénéfices. Derrière la Chine représentant plus de 50% de ses profits, le pays est le deuxième marché le plus important.

Déjà en 2009, Qualcomm obtient des remontrances pour abus de son leadership de la part de Séoul qui lui impose 208 millions de dollars environ pour une amende qui est en cours de révision par la justice coréenne. Qualcomm se trouve ainsi dans le giron de plusieurs pays et enregistre 7 plaintes au moins en 2016, établies en Europe, en Asie et aux Etats Unis.

 

Fusion Time Warner et AT&T, de nombreux espoirs pour l’opérateur

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L’élection de Donald Trump à la Maison Blanche n’a pas glacé les espoirs d’AT&T de faire de Time Warner sa propriété. Ce projet faramineux de 85 milliards de dollars, soit à peu près 77 milliards d’euros, le candidat républicain lors des dernières élections présidentielles aux Etats-Unis qui l’ont portées à la tête du pays, avait promis de s’y opposer durant sa campagne électorale.

Une élection « à risques » pour certains, pas pour AT&T

Au cours d’une conférence passée à New York, John Stephens, le directeur financier d’AT&T disait garder tous ses espoirs dans leur projet de s’approprier Time Warner et déclarait par la même occasion vouloir se mettre déjà très rapidement au travail ensemble que la nouvelle administration qui résulterait de leur fusion.

Dans le même temps, Angelo Zino, analyste auprès de CFRA Research, qualifiait cette élection de risquée pour l’ambition de fusion des deux entités. Etant donné que, affirme-t-il, il sera mis en place par la nouvelle administration du président fraîchement élu des nouveaux acteurs qui s’attèleront à rendre encore plus difficile cette volonté d’AT&T de faire sien le Time Warner.

Les positions des analystes à ce sujet trouvent leur fondement dans les affirmations même du président américain durant sa campagne à la présidence. En effet, Donald Trump s’insurgeait contre le fait qu’il y ait très peu de diversité entre ceux qui possèdent le pouvoir (concentration de beaucoup de pouvoir dans les mains d’un groupe restreint de leaders) et avait ainsi promis de s’opposer fermement à cette volonté de fusionner AT&T et Time Warner.

Un besoin stratégique pour AT&T de s’approprier Time Warner

Il faut retenir à titre de rappel que Time Warner est propriétaire de la chaîne d’information CNN qui diffuse ses programmes de manière continu à travers le monde. Pour la deuxième maison de téléphonie mobile aux Etats-Unis, AT&T, pouvoir s’approprier Time Warner serait synonyme de toucher toute une manne précieuse d’informations et de divertissements qui aura pour effet positif de faire venir sur son réseau une nouvelle clientèle déjà abonnée à la chaîne de télévision.

Même si le président n’a pas le pouvoir légal de bloquer cette fusion comme le rappelle AT&T qui affirme que ce sera à la justice de se prononcer, il ne faut tout de même pas oublier que Donal Trump avait lors de sa campagne qualifié la chaîne de partiale dans sa couverture de l’événement. Raison de plus de croire que ce n’est pas un acquis.

Stallergenes subit les conséquences de son bug informatique

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Stallergenes avait mis en place en fin d’année 2015 son nouveau système d’informations SAP qui au lieu d’améliorer sa production la met carrément aux arrêts. Quelque temps après sa mise en place, le système bug et arrête la production le 2 décembre dans son site d’Anthony. Même avec l’expertise de beaucoup d’experts Stallergenes n’a pu reprendre vraiment sa production que vers le 15 mars. Le spécialiste des allergies Stallergenes a vu ainsi au cours du premier semestre 2016 son chiffre d’affaires chuter considérablement pour être évalué à 39 millions d’euros.

Stallergenes voit ses ventes chuter de 58 %

Les six premiers mois de l’année 2015 Stallergenes enregistrent une baisse de 58% de ses ventes en affichant une perte de 39 millions d’euros alors que durant cette même période en 2015 l’entreprise faisait un profit de 29 millions d’euros. Ainsi selon des études approximatives cette baisse de la vente pourrait avoisiner les 78 millions d’euros. Mais rappelons que ces conséquences du premier semestre 2016 ne sont que la suite de celles de 2015 qui s’élevaient à 24 millions d’euros.

Cependant, le groupe n’est pas encore au bout de ses peines selon toujours la publication du spécialiste des allergies Stallergenes. En effet, la publication de l’entreprise avance plus dans ses analyses des conséquences de son bug informatique pour l’année 2016. L’entreprise est toujours dans le processus de normaliser ses productions d’ici à la fin de l’année, mais elle sait déjà que son chiffre d’affaires ne dépasserait pas 200 millions d’euros contrairement à 2015 où Stallergenes a terminé son exercice avec 273 millions d’euros comme chiffre d’affaires.

Le malheur de Stallergenes fait le bonheur d’ALK

Le bug informatique du géant des médicaments allergiques  Stallergenes cause à l’entreprise la perte de plusieurs de ses marchés. Cependant,  cette malencontreuse situation de Stallergenes fait le bonheur de l’un de ses concurrents directs, l’entreprise danoise ALK.  Cette dernière qui s’était approprié en 2015 le laboratoire français Allerbio ne peut que rêver d’une continuité des problèmes qui accablent Stallergenes.

En effet, juste pour les trois premiers mois de l’année 2016 l’entreprise affichait des ventes qui grimpaient de 31%. Ce succès est en grande partie dû aux nombreux clients insatisfaits de Stallergenes qui se sont rabattus sur les produits d’ALK. Pour sa défense SAP indique qu’il n’est pas impliqué de près ou de loin dans le bug informatique de Stallergenes à l’instant où ce dernier et l’ANSM  ne l’ont pas directement mentionné dans leur communiqué. Il a ensuite fait l’éloge de son produit le SAP Hana comme référence en Europe et prisé par beaucoup d’entreprises.