Les bonnes notes de TOTAL malgré le contexte et l’environnement

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Décidément le groupe pétrolier français ne sent pas la crise que traverse son secteur avec la chute des cours du pétrole. En effet le groupe français a réalisé un chiffre d’affaire de 6,2 milliards de dollars soit l’une des plus grandes performances du secteur.  En effet les comptes publiés ce jeudi 09 Février 2015 montre que le groupe TOTAL a engrangé un bénéfice net ajusté de 8,3 milliards de dollars soit 7,8 milliards d’euro. Mais avec des dépréciations dans le secteur du gaz de l’ordre de 2 milliards ces chiffres ont été revus à la baisse ce qui fait 6,2 milliards de dollars. De quoi rendre heureux et fier Patrick Pouyanné, le PDG de Total qui se place ainsi devant la britannique BP, l’américaine Chevron, l’anglo-néerlandaise Shell et même Exxon Mobil pour le compte de l’année 2016. Ainsi le patron de Total estime que son groupe a largement dominé ses concurrents sur la marche en l’occurrence  Exxon Mobil qui engrange 8,9 milliards de bénéfice et Shell qui enregistre 7,2 milliards avec une production supérieur. Le groupe BP et Chevron arrive loin derrière avec respectivement 2,6 et 1,8 milliards de bénéfice.

Le prix du baril en chute libre

Total enregistre d’excellents résultats certes mais ces derniers sont en recul de 21% par rapport à l’année dernière et le chiffre d’affaire aussi n’est pas épargné puisqu’il chute de 9%. Mais ce ne sont pas les seuls reculs car le gaz naturel un des spécialités de la maison a chuté de 25% et la marge de raffinage 30%. En effet ces reculs s’expliquent par la chute du prix du baril de pétrole passé de 55 dollars  44 dollars en 2015.

Mais certains spécialistes prédisent une stabilisation des prix à 55 dollars à la seule condition que l’accord sur la production de 1,8 million de barils par jour soir respecté combiné au blocage de l’huile de schiste américaine. Si total a su s’adapter à cet environnement désagréable mieux que ses concurrents, il le doit selon son PDG à « la forte mobilisation de ses équipes «, qui ont réduit les coûts et ont permis des économies d’échelle de l’ordre de 2,8 milliards de dollars qi atteindront 3,5 milliards fin 2017.

La vigilance, toujours de mise

Même si les résultats ont été bons la vigilance doit être de mise. En effet, le coût de l’extraction a baissé contrairement à la production de baril qui aujourd’hui atteint 2,452 millions de barils par jour. Il faut noter que les activités avales ont beaucoup contribué au succès de total en permettant d’engranger 5,8 milliards de dollars.

Les investissements seront revus à la baisse car ils passeront de 18 milliards en 2016 à 16 ou 17 milliards cette année car le mot d’ordre reste la prudence.  En outre, il y aura des réductions allant jusqu’à 50% sur les coûts de développement par rapport aux sommes dégagées entre 2013 et 2014. Ceci dit, Total doit se décider par rapport à des projets d’envergure qu’il doit lancer dans les un an six mois à venir dans des pays comme le Nigeria, l’Ouganda, Argentine ou encore au Brésil mais aussi et surtout le golf arabo persique.

 

Alstom rachète le fournisseur Wifi de ses trains

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Comme plusieurs de ses concurrents, Alstom se lance le défi d’apporter la connexion Wifi pour ses TGV. Pour réussir son projet, il fait l’acquisition de la compagnie britannique Nomad Digital qui est déjà implanté dans plus de 40 pays.

La nouvelle tendance des compagnies ferroviaires

La connexion Wifi semble être le nouvel équipement à posséder pour les TGV. Déjà, certaines compagnies comme la SNCF ont mis en place des plans d’équipement pour leur flotte de train pour la prochaine année et la ligne Paris-Lyon en dispose présentement. Alstom suit également la même stratégie et annonce, ce mercredi, qu’il a établi le contrôle sur Nomad Digital, un leader mondial dans le secteur des services de connectivité spécialisé dans l’équipement pour le secteur ferroviaire. L’opération de rachat est bien effective mais la compagnie n’a pas encore fait de communiqué sur le montant de l’accord.

La société Nomad Digital

L’entreprise est un leader dans le secteur mondial des fournisseurs de service de connectivité. Elle enregistre en moyenne 30 millions de livres de profit soit plus de 35 millions d’euros, plus de 230 employés et compte 13 sièges dans le monde notamment en Angleterre, Allemagne, Canada et Etats Unis. Pour le vice-président du secteur de la mobilité numérique d’Alstom, Pascal Cléré, cette opération financière a permis à la société de se renforcer sur le plan technologique et de fournir aux utilisateurs une bonne qualité de connexion ainsi que de développer la maintenance numérique à travers les objets connectés.

Nomad Digital est déjà en collaboration avec plus de 80 compagnies de l’industrie ferroviaire à travers plus de 40 pays comme Eurostar, Amtrak pour les Etats Unis ou encore OBB pour le marché autrichien. Elle enregistre également une association avec Alstom pour l’installation de la connectivité à bord pour les modèles Corrodia Continental et New Pendolino pour la compagnie SBB respectivement en Allemagne et Suisse.

Les avantages de la connectivité pour les trains

La société Nomad Digital est un fournisseur de solutions pour la connectivité par réseau Wifi mais également pour fournir des plateformes pour le divertissement. Elle propose également certaines fonctionnalités pour demander des services à bord.

Dans le secteur de la télémaintenance encore en développement, Nomad Digital maîtrise déjà la technologie pour les objets connectés et met en œuvre des systèmes pour la surveillance en ligne pour les trains (verrouillage des portes, système de climatisation), apportant ainsi un meilleur contrôle et assistance au personnel de bord.

L’acquisition de la société est un tremplin pour Alstom dans son évolution stratégique pour atteindre un développement à deux chiffres concernant le service numérique dans les trains, notamment pour le continent asiatique, pour les années qui suivent. Pascal Cléré explique qu’Alstom prévoie d’accélérer dans le numérique pour permettre plus de productivité à sa clientèle, leur apporter les solutions personnalisées selon leurs besoins et un meilleur service pour les passagers.

Son tropisme mondial est plus affirmé tout comme sa stratégie de dématérialisation pour ses profits. La production des trains baisse à 46% des bénéfices alors que ses autres services rapportent 54% de son bilan.

L’opération concernant de nombreux fonds d’investissement devrait passer et être validée pour le début d’année 2017. L’affiliation de Nomad Digital, qui devrait conserver son identité, devrait être conclue pour cette période.

Windows 10 de Microsoft favorise-t-il defender, son antivirus maison ?

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En Russie, une enquête a été ouverte par l’autorité en charge de la concurrence contre Microsoft suite à une plainte déposée par Kaspersky. Il lui est reproché de favoriser son propre système de défense contre les virus et autres logiciels malveillant. En effet, les autres antivirus se trouvent automatiquement expulsés dans le Windows 10, ce qui entraine cette montée au filet en Russie.

Que reproche Kaspersky à Microsoft concrètement ?

L’enquête ouverte par l’autorité russe contre l’américain Microsoft  répond à une plainte du spécialiste russe des outils de sécurité Kaspersky. Le motif de mise en cause selon Kaspersky est, que Microsoft aurait fortement réduit le temps qu’il accorde aux autres concepteurs des systèmes de sécurité pour qu’ils adaptent leurs logiciels antivirus sous son système Windows 10.

C’est donc pour un potentiel abus de sa position forte sur ce marché que Microsoft se trouve maintenant mis en enquête en Russie. En effet, les développeurs disposaient d’un temps de deux mois maximum pour effectuer toutes les adaptations nécessaires pour que leurs systèmes de défense continuent de fonctionner lorsque le leader américain opérait des nouvelles avancées. Aujourd’hui, sous Windows, ce temps se trouve réduit à six jours.

Lors de la migration vers Windows 10, beaucoup d’applications sont désactivées

Le russe affirme avoir cherché des solutions afin de comprendre auprès de Microsoft lui-même, les raisons de ce qui pourrait s’apparenter à des dysfonctionnements. Mais face à son refus de donner une suite favorable, Kaspersky a du s’en tenir à la justice.

Il explique de plus que, lors de la migration vers son dernier système d’exploitation, le Windows 10, le système de défense de l’usager  est directement désactivé et qu’à l’inverse, Windows Defender y est automatiquement installé comme antivirus par défaut. Pour Eugène Kaspersky, le comportement de Microsoft ne se limite aux systèmes de défense. Il affirme que ce dernier donne des substituts à plusieurs autres applications qui tendent à désactiver celles des utilisateurs.

Une autre chose qui fâche Eugène Kaspersky, c’est le fait  sous Windows 10, les notifications comme celles des mises à jour d’autre antivirus sont désactivées lorsque la licence expire. Enfin, il s’insurge contre le fait que Defender soit activé de façon automatique lorsque la période d’essai d’autre antivirus à l’image du sien s’estompe.

Dans les faits, Microsoft serait abusivement favorisé

C’est ce qu’on peut comprendre lorsqu’Anatoly Golomolzin, directeur du service russe de la concurrence  affirme que tous les éléments décriés par Kaspersky forment des avantages certains et abusifs pour Microsoft. Selon lui : «  la conduite de Microsoft n’est pas simplement dangereuse pour les utilisateurs, mais elle a aussi un impact certain sur l’ensemble des activités des autres développeurs de technologies indépendants ».

Il poursuit son exposé en ces termes : « en se comportant ainsi, Microsoft donne l’impression à ses utilisateurs qu’ils sont totalement en sécurité tout en éliminant toute forme d’alternative de ces derniers qui n’ont plus la possibilité de s’attacher d’autres services ».

Kaspersky a ensuite rajouter qu’à la longue, avec des tels politiques, Microsoft finira par exclure tous les autres développeurs de son environnement car, il dispose maintenant de tous ses propres systèmes en son sein et, surtout, parce qu’il ne favorise pas la démocratie dans ce domaine.

Intel rachète Nervana pour renforcer ces activités dans l’intelligence artificielle

Intel

Intel est une entreprise américaine qui intervient dans la conception de microprocesseurs. Récemment, il vient d’annoncer le rachat de la start-up Nervana pour accroitre son implication dans le secteur de l’intelligence artificielle. En effet, les recherches effectuées par la start-up ont été très appréciées par Intel. D’autres géants de l’informatique se sont aussi intéressés à ce secteur.

Un rachat pour accroitre son implication dans le secteur de l’intelligence artificielle

Au pays de l’oncle Sam, les compétences en intelligence artificielle occupent une place très importante dans les opérations de croissance externe. Conscient de cela, Intel s’oriente vers Nervana Systems pour l’acquérir. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé, mais on estime qu’il serait supérieur à 400 millions de dollars.

Nervana, qui est une start-up qui édite des solutions d’apprentissage profond pour le compte des entreprises est composée d’une équipe de presque 50 personnes. Il est fondé en 2014 par Arjun Bansal (Head of machine learning, deep learning et data science), Amir Khrosrowshahi (CTO), et Naveen Rao (CEO).

Les recherches de Nervana appréciées par Intel

Les recherches effectuées sur les réseaux de neurones artificiels comme ceux que l’on voit sur le cerveau humain et l’approche intelligence artificielle associée au hardware de Nirvana sont des choses qui attirent l’attention d’Intel. Par ailleurs, l’équipe de Nervana pourrait retrouver celle des gammes de processeurs Xeon Phi et Xeon.

La strart-up a levé un montant de 25 millions de dollars auprès de fonds d’investissement, mais aussi de sociétés de consulting comme CME Group, Fuel Capital, Data Collective, DFJ, AME Cloud Ventures, Allen & Co, Omidyar Technology Ventures, Playground Global, SV Angel et Lux Capital.

Les géants de la tech intéressés par l’intelligence artificielle

Pour la vice-présidente en charge des solutions data center chez Intel, Diane Bryant, la capacité d’Intel dans l’intelligence artificielle pourra être développée avec l’expertise de Nervana pour ce qui est de l’accélération des algorithmes du deep learning, mais aussi son savoir intellectuel.

Selon Naveen Rao, une perspective sur 10 ans a été établie. De plus, un changement est attendu et il portera sur les systèmes informatiques qui se transformeront en réseaux de neurones. Apple s’est aussi lancé dans la course. Il vient d’annoncer l’acquisition d’une strat-up qui intervient également dans le secteur de l’intelligence artificielle.

Il s’agit Turi qui est une société spécialiste de l’apprentissage artificiel. Outre Intel et Apple, il y a aussi Google qui s’est investi dans le milieu en rachetant Moodstocks, une entreprise française. Cette dernière opère également dans le domaine de l’apprentissage artificiel et de la reconnaissance d’image.

Google a détecté des failles dans les produits du groupe Symantec

Google détecte des failles chez Symantec

Google vient de détecter des failles au niveau des systèmes informatiques. Il a relevé la présence de failles informatiques et des procédures permettant de manipuler des codes à distance. Donc il lance un appel à la communauté informatique et de mettre à niveau leur antivirus.

Les failles détectées par le chercheur de Google

Le chercheur Tavis Ormandy a encore une fois fait parler de lui. Le spécialiste en sécurité de Google Projet Zero vient de pointer encore une fois les logiciels de protection de Symantec. Il a révélé 5 failles au niveau des produits de sécurité du groupe Symantec qui met en disposition du grand public de l’antivirus Norton et des entreprises, les logiciels EndPoint Protection, Scan Enigme et autres. Déjà en mai dernier il avait divulgué l’un des aspects critiques dans les logiciels du groupe Symantec. Il estime que ses failles sont souvent utilisées pour mettre au point des virus informatiques.

Ormandy l’ingénieur de Google montre la manière de pirater et d’exécuter un code sur le système en utilisant des informations comme le droit de l’administrateur. Selon lui, il est possible de faire un dépassement de mémoire tampon lors de la procédure de scan de fichier qui est exécuté par le logiciel antivirus. Il a aussi critiqué le mode d’administration du développement des logiciels chez le groupe  Symantec. Pour lui, le groupe spécialisé dans l’informatique s’est tourné vers des librairies open source pour ses logiciels sans pour autant mettre à niveau le système et cela depuis sept ans. Dans ces librairies des douzaines de faiblesses sont notés et qui peuvent fragiliser les produits Symantec. Et l’exploitation de ces failles permet d’accéder et de manipuler facilement la machine en mode administrateur.

Des solutions d’urgence adoptées par Symantec

Pour faire face à la situation, il conseille de contrôler perpétuellement que les logiciels ne présentent pas de failles et de le mettre au niveau aussi souvent possible. Il s’est que la plupart des personnes ne sont pas trop à l’aise face à cela, mais ce processus peut renforcer la sécurité. Contrairement à ce qu’on pense, Symantec présente plusieurs faiblesses, ce qui est désastreux pour l’éditeur spécialisé en sécurité informatique. Très important à signaler, le groupe Symantec a édité des patchs pour l’ensemble de ces problèmes. Ces patches sont utilisés pour assurer la protection, pour avoir les dernières versions du produit et avoir un contenu système de très haut niveau.

Un lancement d’urgence de ces patches a dû être effectué par Symantec. Mais Travis Ormandi a indiqué que l’affaire est loin d’être terminé puisqu’il a décelé d’autres failles très difficiles à corriger. Mais, les produits Norton sont automatiquement mis à jour par le LiveUpdate. Ce dernier est l’application développée par Symantec pour effectuer des mises à jour. Par contre pour Norton Bootable Removal Tool, pour faire le mettre à niveau, il suffira d’acquérir la nouvelle version et manuellement. Et aussi, il faut savoir que  Norton Security for Mac ne dispose pas de mise à jour.

Projet d’intégration de robots humanoïdes sur les lignes d’assemblage d’Airbus

des robots pour airbus

Faire travailler des robots humanoïdes dans ses usines d’assemblage, tel est le fameux projet d’Airbus. La compagnie veut financer cela pour faire travailler ces automates auprès des humains. Ainsi, ils pourront aider dans de nombreuses taches.

Une nouveauté dans le secteur aéronautique

C’est une décision qui va marquer le secteur aéronautique. Des robots humanoïdes se chargeront dans le futur d’assister les employés dans leurs tâches sur les lignes d’assemblage de la société Airbus. Ce projet vise en effet selon la vision du groupe, d’épargner aux humains des tâches très dangereuses. C’est l’objectif du programme de recherche entre la France et le Japon, financé par la société aéronautique et spatial.

Ce projet pourrait en outre bien se conclure par une collaboration industrielle entre ces partenaires en 2019, dans le cadre de la mise en fonction des premiers robots humanoïdes d’ici quinze ans. Ce programme qui inclut beaucoup de partenaires a été initié avec JRL (Joint Robotics Laboratory), qui est une unité du CNRS et des chercheurs japonais de  l’AIST (Institut national de la science et des technologies industrielles avancées japonais).

Le premier démarrage du projet s’est effectué au mois de février dernier au Japon, avec une équipe de 8 chercheurs qui ont comme objectif de mettre en sur pied de nouvelles techniques beaucoup plus pointues pour doter à ces futurs machines des capacités leurs permettant d’effectuer des tâches complexes avec la plus grande précision nécessaire dans le travail.

Des robots pour effectuer les tâches les plus complexes

Ce partenariat entre le groupe Airbus et le JRL est la continuité d’un premier accord entre les deux géants en 2015 pour un projet européen intitulé Comanoid. Le financement pour ce nouveau projet est de 4,25 millions d’euros. Il a comme objectif principal de faire créer des robots humanoïdes, capables de se déplacer dans un avion qui est en train d’être assemblé, sans pour autant exposer les travailleurs humains, ou les appareils ainsi que les robots eux-mêmes, à un quelconque danger.

L’objectif dans ce projet est donc de développer des techniques pour faciliter l’assemblage des appareils et d’apporter beaucoup plus de sécurité dans l’exécution des travaux les plus complexes. Les tâches les plus dangereuses seront ainsi exécutées en toute sécurité par les robots, ces derniers qui seront les plus adaptés à effectuer comme le souligne le directeur de JRL, Abderrahmane Kheddar, les travaux « sur les ailes des avions ou dans le fuselage » grâce à un mécanisme de coordination avec « leur corps et en utilisant plusieurs points d’appui » à l’image des techniques d’approche de l’homme.

La cour suprême des États-Unis accepte le dossier Apple-Samsung

procès apple vs samsung

Un nouvel épisode se dessine dans la série judiciaire qui oppose depuis un certain temps les deux géants de l’informatique, Apple et Samsung. Accusé de cloner certaines  fonctions de l’IPhone, Samsung s’est vu condamné à payer l’exorbitante somme de 930 millions de dollars à Apple. Se sentant désabusé, le groupe sud-coréen a sollicité l’intervention de la cour suprême des Etats-Unis qui s’est saisi du dossier cette semaine.

Une petite histoire  des faits

Depuis 2012, les deux géants du téléphone portable se sont opposés  dans un procès long et épisodique où Apple accuse Samsung de mettre en vente des appareils mobiles dont les fonctionnalités violent ses brevets. Ainsi, en 2012 et 2013, Samsung avait été jugé coupable des faits reprochés et a été condamné à payer à Apple un montant de plus de 900 millions de dollars.

En 2014, des faits similaires ont amené le géant sud-coréen à payer à la société informatique américaine près de 120 millions de dollars en titre de dédommagements pour l’accusation de violation de brevets d’Apple.  Ainsi, Samsung s’est retrouvé à payer plus de 930 millions de dollars à son plus grand et meilleur ennemi en affaires en l’occurrence Apple. Des décisions sur lesquelles Samsung a fait appel au niveau de la cour suprême des Etats Unis. Celui-ci concerne deux volets du dossier. Le premier relatif au montant des sommes à payer et le second ayant trait à la nullité des faits dont l’entreprise a été jugé coupable.

La position de la cour suprême

L’accusation d’Apple est que Samsung a copié le design de l’IPhone notamment avec ses produits suivants : la galaxy S et la galaxy SII. Suite à de nombreux procès passionnants et pleins de rebondissements, Samsung devait au géant américain plus de 900 millions de dollars d’indemnités. Par la suite les mesures prises par le groupe Samsung visaient la réduction de cette somme qu’il considère comme dépassant largement les niveaux de bénéfices obtenus avec les produits mis en cause. Depuis 2015, la cour suprême des états unis a été saisie de l’affaire et n’a donné sa réponse qu’en début de semaine. Elle accepte de se  saisir du dossier, mais n’en considérant que le volet relatif à la somme des indemnités à verser par Samsung.

Le juge de la cour suprême se penchera sur le dossier pour examiner les motifs et logiques qui ont poussés auparavant, le tribunal de San José de porter un tel jugement. Ainsi pour Samsung, l’enjeu est la réduction du montant des indemnités. Ainsi, il est estimé à 548 millions la somme qu’Apple a obtenu durant le litige qui l’oppose à  Samsung. Si la décision de la cour tombe en faveur de ce dernier, Apple pourrait se retrouver à restituer à Samsung des montants sur cette somme.

 

 

Skype : Le créateur met en place une messagerie hautement sécurisé

wire messagerie sécurisé

Avec l’évolution de la technologie notamment sur les réseaux sociaux, de plus en plus de difficultés relatives à la sécurisation des données sont soulevées ça y est là. Allant dans ce sens, pour le réseau social Skype, son fondateur a fait part de la création  d’un service de messagerie nouveau où tous les échanges seront sous cryptage. La nouvelle plateforme fondée avec la contribution d’ingénieurs qui avaient travaillés pour Skype. Le service est baptisée Wire. Elle est composée d’environ 50 individus et son siège se trouve en Suisse.

Des barrières pour empêcher toute intrusion

Cette nouvelle messagerie conçue par Skype est de l’avis de ses initiateurs plus fiable et plus sécurisé surtout pour s’opposer à des intrusions. Ainsi contrairement aux systèmes de messagerie actuelle qui mettent à la disposition des consommateurs un chiffrement limité sur la durée, la messagerie Wire garde les échanges des usagers sur des serveurs qui lui sont propres. De même, la protection des données privées est active à tout moment. Il en est ainsi plusieurs périphéries sont utilisées à la fois par les clients.

Ce type de système est conçu de telle sorte qu’elle puisse faire face aux tentatives d’intrusion notamment celles des autorités. Ces dernières, dans le cas d’enquêtes liées à des crimes ou à la sécurité, exploitent les manquements dans les cryptages pour connaitre les informations des utilisateurs.

Tout crypter pour assurer la sécurité

Le nouveau système de protection de Skype est très moderne et très fiable car permettant de s’opposer aux pirates ainsi qu’aux intrusions non autorisé dans le serveur. Ainsi selon Alan Duric, directeur technique de la nouvelle start up  « Wire n’a pas de concurrent dans son secteur avec une protection en permanence de tous les échanges que ça soit en groupe ou à deux.

Ce cryptage est assuré simultanément sur de nombreux périphéries. Ainsi la philosophie du tout crypter est appliqué et dans ce sens, Janus Friis, son président a embauché dans ce sens, en ajoutant que sur ce nouveau système de messagerie « le cryptage se fait sur tous les échanges : qu’il s’agisse des appels, des graphiques, des messages textes ou même des photos ». En effet selon l’entrepreneur danois qui est cofondateur de la société Skype, qu’il a lancé en 2003 et qui est  aujourd’hui la propriété de Microsoft, le cryptage permettra de renforcer la confiance des millions d’utilisateurs.

 

La BEI finance la start-up Qwant à hauteur de 25 M€

QwantLe moteur Qwant, alternative franco-allemande à Google, a annoncé avoir bénéficié d’un investissement de la Banque européenne d’investissement (BEI) qui soutient la start-up à hauteur de 25 millions d’euros.

Participer activement au développement du marché européen du numérique est le souhait de la Banque de l’Union européenne, face à un secteur très concurrentiel dominé par les géants de l’Internet, et à l’internationalisation des pratiques du numérique. Jeune entreprise dynamique et innovante, Qwant s’est imposé depuis 2013 comme l’un des futurs leaders européens du numérique avec le lancement en 2013 d’un moteur de recherche doté d’une méthodologie de recherche Internet adaptée aux besoins de ses utilisateurs européens. Qwant est en effet un moteur de recherche qui indexe, contextualise et classe les contenus du web, réseaux sociaux inclus, de façon à donner à ses utilisateurs une vision plus large des réponses à leurs requêtes. Le moteur s’engage sur des valeurs européennes essentielles : le respect de la vie privée des utilisateurs, l’anonymisation des requêtes, la neutralité des résultats. La vocation immédiate de Qwant est de présenter une alternative européenne crédible et fluide dans le domaine de la recherche sur internet.

Aux Etats-Unis, l’anti-Google, c’est DuckDuckGo. Le moteur de recherche s’engage en effet à ne pas pratiquer de tracking et à ne collecter aucune donnée personnelle. Et pourtant, il réalise déjà des profits. Le site PresseCitron explique en effet que «  Le moteur de recherche DuckDuckGo a été créé en 2008. Et pendant des années, tout le monde ignorait son existence. Mais lorsqu’Edward Snowden a commencé à révéler les dessous de la surveillance massive qui était menée par la NSA et les agences de renseignement des pays alliés des Etats-Unis, le trafic de DuckDuckGo a connu un bond exceptionnel. » Et ajoute :  » A l’origine, Gabriel Weinberg, le PDG, a créé DuckDuckGo dans le but de proposer des résultats de recherche différents de ceux de Google. Mais après les premières révélations de Snowden, celui-ci s’est fait remarquer parce que contrairement à Google, il pratique le zero tracking, c’est-à-dire qu’il « ne vous espionne pas ». Et actuellement, DuckDuckGo, ce n’est pas moins de 10 millions de requêtes par jour. Cette année, le site pourrait même totaliser 3 milliards de requêtes. »

Le Financement de la BEI s’inscrit dans le cadre de l’initiative Horizon 2020 et notamment du Programme « InnovFin – financement européen de l’innovation » qui offre des produits sur mesure pour le financement de projets de recherche et d’innovation (R-I), menés par des entreprises de petite, moyenne et grande dimension et par les promoteurs d’infrastructures de recherche.

Numérique : Comment réguler une économie sans frontières ?

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Economie numériqueFrance Stratégie publie une note qui propose la construction d’un écosystème numérique sans frontières, dans le prolongement du rapport Enderlein & Pisani-Ferry et des déclarations de leur gouvernement respectif, la France et l’Allemagne.

La France et l’Allemagne pourraient être les fers de lance d’un marché unique européen du numérique qui permette aux entreprises européennes d’atteindre un rang mondial. Les auteurs du rapport appellent en ce sens à la construction d’un écosystème numérique sans frontières. La note publiée par France Stratégie détaille et prolonge cette proposition autour de quatre axes prioritaires.

La régulation des plateformes
Il convient de renforcer la position franco-allemande pour s’assurer que les positions dominantes actuelles acquises par les entreprises américaines restent contestables et que les principes de libre concurrence soient respectés (non-discrimination des fournisseurs de contenus, loyauté quant aux contenus affichés, accès libre des utilisateurs aux contenus de leur choix). Ce renforcement permettrait de dépasser les dissensions existantes au sein de l’UE et d’éviter le recours à une règlementation unilatérale contreproductive. L’exemple de l’Espagne est assez parlant : le service Google News a été suspendu lorsque le gouvernement a instauré un mécanisme de rémunération des sociétés de presse.

La fiscalité
L’Europe doit esquisser une fiscalité intégrée des entreprises du numérique pour effacer les effets délétères de l’optimisation fiscale. L’intégration fiscale consisterait en la mesure du profit des entreprises numériques au niveau européen et sa répartition entre les États membres au prorata de l’activité de l’entreprise. Mettre en oeuvre une telle solution impliquerait de définir les clés de répartition à l’échelle nationale du profit évalué au niveau européen. Une règlementation européenne serait nécessaire pour mettre à disposition des autorités fiscales les données pertinentes sur l’activité des plateformes (nombre d’utilisateurs, volume de données collectées ou encore dépenses publicitaires des annonceurs).
Le calcul du profit au niveau européen et sa répartition par pays ne seront réellement efficaces que s’ils s’accompagnent de l’instauration d’un taux unique d’imposition des profits sur la part du profit alloué à chaque pays au sein de l’Union européenne.

L’économie de la donnée
L’exploitation des données personnelles est au coeur de la création de valeur de l’économie numérique. Les questions d’accès et d’appropriation sont centrales. Il est donc nécessaire d’avoir une approche commune des données d’intérêt général qui seraient ouvertes et publiées dans un format commun (open data) pour améliorer l’efficacité et la transparence de l’action publique.

La politique de libre accès aux travaux scientifiques, actuellement en place en Allemagne et envisagée en France pour les publications financées principalement sur fonds publics, doit être étendue pour accélérer la diffusion des connaissances.

Enfin, il s’agit de poser un cadre de protection des données personnelles et de définir, dans ce cadre, un protocole d’échange, d’interopérabilité et de portabilité des données facilitant leur circulation. Le droit à l’autodétermination informationnelle, envisagé dans le projet de loi Lemaire, va dans ce sens.

L’Internet des objets
La France est parmi les plus avancés tant au niveau de l’écosystème numérique (électronique, informatique, design, finance) que de celui des acteurs institutionnels (plan « objets connectés » dans le cadre de l’Industrie du futur, cité connectée à Angers, French Tech, BPI France). Mais l’Europe doit rattraper son retard en matière de standardisation pour permettre aux entreprises européennes d’atteindre un rang mondial. Il s’agit donc de veiller à un degré d’ouverture suffisant des standards dominants et de réduire le nombre de standards susceptibles de faire l’objet d’un soutien public en Europe en cas de risque de fragmentation des marchés.

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