L’usine de Ford de Franquefort risque d’être fermée si aucun acheteur ne se manifeste

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Ford

Avec un effectif de plus de 900 personnes, cette usine de fabrication de boîtes à vitesse qui dispose des installations modernes et équipées de nouvelles technologies risque de fermer ses portes en fin 2019 s’il n’y aucun preneur. Les syndicats des travailleurs, les autorités locales de Franquefort et celles de l’entreprise devraient trouver une solution efficace d’ici là pour garantir le travail de ces centaines de salariées.

L’usine de Franquefort cédée puis reprise

Les problèmes rencontrés par cette usine ne sont pas nouvelles. En 2009, l’usine de Franquefort du constructeur automobile américain avait été cédée à une entreprise allemande du nom de HZ Holding qui n’avait malheureusement pas pu mener à bien toutes ses activités. En plus ce cela, les pressions exercées par les pouvoirs publics et les syndicats sur la firme l’ont obligé à reprendre le contrôle de son usine en 2011. Elle s’est alors engagée deux ans plus tard, c’est-à-dire en 2013, à garder 1000 emplois dans son usine jusqu’en mai 2018 avec le concours des aides publiques. Un autre communiqué visant à céder l’usine sous réserve de trouver un autre acquéreur n’étonne personne. Il y a de cela 5 ans, les autorités de l’usine prévoyaient déjà la fermeture de leurs locaux. Selon des analystes, il serait impossible de trouver des preneurs étant donné qu’à l’orée de 2019, il n’y aura pratiquement plus de finances et d’activités industrielles à mener.

Les autorités locales et syndicales s’activent

Dans un communiqué joint donné par la mairie et le Conseil régional, il est pour ces autorités locales incompréhensible et inadmissible que le constructeur américain prenne une telle décision. Les aides publiques qui ont été octroyées à l’usine lui ont permis de doter ses locaux de matériels de dernière génération et des nouvelles technologies pouvant faire face à la concurrence. De plus, Bruno Le Maire, ministre de l’économie s’en va aussi désolé de cette décision prise par le groupe américain.
D’un autre côté, les hauts fonctionnaires de l’usine affirment avoir proposé aux syndicats de l’usine, un PSE : Plan de Sauvegarde de l’Emploi qui permettra aux travailleurs de ne pas être licenciés avant fin 2019. En ce qui concerne les premiers responsables de l’usine de Franquefort, des discussions sont déjà en cour avec un potentiel preneur dont ils préfèrent taire le nom pour le moment. Si tout va bien, l’usine continuera par fonctionner normalement, même après le départ de Ford.

 

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Céder sa branche Chimie pour plus de liberté, telle est la stratégie d’Akzo Nobel

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Akzo Nobel

Depuis plusieurs mois, deux précisément, Akzo Nobel subit des assauts à répétition de la part de plusieurs acteurs de son secteur, en vue de son rachat. L’entreprise néerlandaise spécialisée dans les peintures et les matériaux de revêtement attise en effet la convoitise de PPG, une entreprise américaine du domaine. La dernière offre en date de celle-ci, refusée par Akzo Nobel s’élèverait à 24,6 milliards d’euros. A l’opposé, le néerlandais a par contre fait état de sa solution qui lui permettrait de rester totalement « libre » : céder sa branche Chimie.

Des offres qui ne cadrent pas avec les aspirations de l’entreprise

Les offres formulées par l’américain PPG représentent en dernière date 24,6 milliards d’euros, ce qui équivaut à peu près à 90 euros par action. Toutefois, la direction de l’entreprise néerlandaise possède sa propre stratégie qu’elle souhaiterait déployer pour tenter de s’en sortir, quoique des analystes et beaucoup d’investisseurs estiment que celle-ci ne pourra pas atteindre l’offre refusée. Pour les responsables d’Akzo Nobel, il existe plusieurs inquiétudes auxquelles les offres de la structure américaine n’apportent pas des réponses. La première d’entre elle est un besoin de valorisation qui a été évoqué.

Les autres interrogations portent sur les potentielles destructions des emplois, mais aussi sur la dette inévitable qui pourrait résulter d’une fusion des deux structures. Selon le directeur général de géant néerlandais des peintures, Ton Büchner, il est question de choisir une option qui permettrait de créer encore plus de valeur pour les actionnaires d’une part, mais aussi qui serait sans grand risque et comporterait un moins d’incertitudes que les autres formes d’options possibles. La meilleure option envisageable en ce moment, pour son directeur général, est de se laisser de côté les activités de sa branche Chimie.

Quelques détails de cette stratégie

Il faudrait souligner d’entrée que cette branche Chimie du géant Akzo Nobel représente tout de même les un tiers de son chiffre d’affaires annuel. Selon plusieurs analystes, cette branche de ses activités serait estimée à près de 8 milliards d’euros. En laissant de côté ce pan de ses activités, l’entreprise pourra en tirer jusqu’à 50 millions d’euros de réserve chaque année. Pour démontrer son ambition de créer plus de valeur pour ses actionnaires, le groupe a dit pouvoir en tirer jusqu’à 1,6 milliard d’euros sous forme de dividende pour ces derniers.

Il faudrait attendre les 12 mois futurs pour voir se mettre cette stratégie qui se fera soit sous la forme d’une vente directe de cette section, soit par une entrée en Bourse. Il faudrait aussi noter que les résultats de l’entreprise en ce début d’année sont plutôt bons, avec une croissance de 13%, pour se tasser à 376 millions d’euros. Au-delà des efforts qui seront déployés pour atteindre les objectifs fixés dans le cadre de cette stratégie, le néerlandais souhaite au passage réduire son taux de pollution (taux de carbone proche de Zéro) considérablement d’ici à 2050 en y consacrant des nouveaux investissements.

Pour vol de brevet de son Semi, Nikola accuse Tesla et exige 2 milliards de dollars

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Tesla

Travaillant sur le secteur des véhicules de grandes dimensions propres servant au transport des marchandises, Nikola croit savoir que le groupe Tesla a transgressé certains parmi ses brevets afin de façonner sa marque Semi.

Nikola porte plainte contre Tesla pour vol de brevets

Par le passé, Tesla et Nikola représentaient le nom et le prénom d’un ingénieur qui avait marqué son temps. Mais, ce sont, aujourd’hui, les appellations de deux groupes qui s’agitent sur le secteur des camions propres. Quel paradoxe ?
En l’espèce, Nikola met en cause Tesla pour violation de quelques brevets dont il était le propriétaire pour inventer son Semi. Celui-ci est un véhicule poids lourds totalement électrique et qui a été divulgué fin 2017 après quelques retards. En fait, la start-up travaillant sur des automobiles à hydrogène et électriques réclame à la succursale d’Elon Musk deux milliards de dollars. Plus précisément, l’affaire s’est déroulée en novembre dernier, antérieurement à la publication du Semi.

Nikola n’en veut plus de tesla

Pour Nikola, il n’y a pas de doute sur le fait que l’un de ses propres camions a été copié par Tesla. Il s’agit d’un camion montré durant le mois de mai 2016 pour la toute première fois. Dans les faits, l’avant, les portes, le pare-brise, le fuselage entre autres incluent des similitudes. Avant même la publication du Semi, l’entreprise Nikola avait sommé Tesla de lui rendre compte. La start-up lui suggérait, en fait, d’annuler la présentation afin d’apporter des éclaircissements sur les accusations. Pour sa part, Tesla avait préféré méconnaitre ces alertes. Nikola estimait que Semi cause une sorte de confusion sur ce marché tout en inhibant son pouvoir à attirer de nouveaux investisseurs ainsi que des partenaires. C’est pourquoi la start-up réclame deux milliards de dollars.

Chaque partie argumente sa position

Tesla ne dispose d’aucun brevet qui protège le modèle de son Semi et n’a pas enregistré de demande pour protéger son camion. Pour étayer son argumentaire, l’entreprise Nikola déclare qu’en septembre 2016 Tesla avait tenté de séduire son patron ingénieur afin de collaborer sur un éventuel camion. Dans sa plainte, il explique que jamais Tesla n’a signalé que son modèle était unique. D’après certaines croyances et informations, Tesla ne dispose d’aucun brevet pour protéger le modèle de son véhicule et aucune demande n’a été enregistrée pour cette protection. Par contre, Nikola a effectivement suivi les procédures vis-à-vis de l’autorité compétente, en lui soumettant ses six brevets.

 

Iliad : un chiffre d’affaires toujours en progression en 2017, proche des 5 milliards d’euros

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Iliad

Le groupe français Iliad informe la sphère économique de son étonnante croissance dans le secteur très concurrentiel des télécommunications. Le groupe informe avoir noté une progression de son chiffre d’affaires sur 2017. Il se retrouve donc avec un chiffre d’affaires s’élevant à près de 5 milliards d’euros au 31 décembre 2017. Le chiffre d’affaires des services mobiles marque une croissance significative et s’élève approximativement à 2 milliards d’euros. Quant au fixe il marque une légère croissance avec un chiffre d’affaires avoisinant 3 milliards d’euros.

L’analyse de l’EBITDA du groupe

L’EBITDA d’Iliad ne semble pas être en souffrance avec une croissance significative de plus de 5%. Cependant, il convient de bien déterminer les facteurs ayant permis cette croissance. Il faut ainsi relever les phénomènes observés en fin 2017.
Tout d’abord, il faut noter la progression du rendement des services mobiles. Cette amélioration significative produit un EBITDA s’élevant à près de 2 millions d’euros au 31 décembre 2017. Selon un communiqué cela est dû à une proportion plus accrue des opérations téléphoniques sur son propre réseau et à la considérable amélioration du mix d’abonnés mobiles.
D’une autre part, il faut souligner la baisse du rendement des activités du fixe. Cette négativité a été induite par plusieurs facteurs. Les réglementations mises en place accompagnées d’une augmentation du Tarif du dégroupage, l’exploitation de la fibre optique sur mobile entrainant l’augmentation des charges liées au personnel, la diversification des offres et des promotions.

Iliad se fixe des objectifs financiers

Il est important de savoir que le groupe affiche une progression nette de son résultat de 7 % entre 2014 et 2017. En matière d’investissement le groupe s’est concentré sur les services du fixe en injectant plus d’un million d’euro au cours de 2017. Malgré son niveau d’investissement, la structure financière du groupe a tout de même gardé sa flexibilité. Son ratio d’endettement reste faible en fin 2017.
Le groupe toujours dans sa quête de croissance s’est ainsi fixé quelques objectifs à court et long terme:
-faire en sorte d’obtenir en 2018 une hausse de la marge d’EBITDA en France
-Cibler l’atteinte d’une marge de 40% pour l’EBITDA du Groupe en France en 2020
-Accroitre le niveau d’investissement en France en 2018
-Parvenir à équilibrer l’EBITDA du groupe même dans sa filiale italienne.

 

A l’heure des Amazon Robotics en France

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Amazon robotics

Ça y est le géant américain du e-commerce, Amazon, enclenche une nouvelle ère pour le fonctionnement de ses entrepôts notamment celui de Brétigny-sur-Orge (91) en France. En effet Amazon va installer un nouveau système de robots Kiva pour le mettre en service dès la fin 2018. L’installation de ces centaines de robots va permettre de gagner en temps et en efficacité dans son nouveau centre de distribution. Cette armée de petits robots orange  débarquent en France et désormais s’occuperont de préparer les commandes des clients.  Pour rappel Amazon avait investi près de 770 millions de dollars en 2012 pour acquérir ces robots Kiva.

Tout au service de la distribution

En installant les robots Kiva dans ces centres de distribution, Amazon compte bien donner une nouvelle dynamique dans son service de gestion des commandes des clients. Apres les Etats-Unis et d’autres pays européens, Amazon va répandre sa technologie Amazon Robotics en investissant ses nouveaux robots Kiva en France. Le géant du e-commerce va installer ces robots, dès la fin de l’année 2018, au niveau de l’entrepôt de Brétigny-sur-Orge (91), un concept inédit en France. L’entrepôt sera équipé de 3000 robots kiva qui vont déplacer les étagères vers les collaborateurs au niveau de l’entrepôt, une situation qui ne manque pas de susciter de l’inquiétude auprès des salariés.

Des engins performants

Ils sont oranges, ils ont une longueur de 96 cm, une largeur de 65 cm, une hauteur de 30 cm et ils sont capable de supporter une charge de 500 kg, ils ce sont ces fameux robots kiva qui vont désormais automatiser la distribution des produits Amazon au niveau de l’entrepôt de Brétigny-sur-Orge. Avec une vitesse de 5,5 km/h, ces engins orange vont mener la danse en déplaçant près de 15.000 armoires selon un schéma en damier bien défini. Un mécanisme bien rodé, sans chocs, qui sera automatisé grâce à des codes-barres repartis au sol et des rooters Wifi installés au plafond.

Inquiétudes des salariés

Avec l’installation d’une telle technologie innovante au niveau de son entrepôt en France, Amazon inquiète ses salariés évidemment. Mais les responsables du géant américain du e-commerce en France se veulent rassurant en annonçant que près de 2000 personnes seront embauchées en 2018. Ces nouveaux salariés vendront se rajouter aux milliers de coursiers que l’enseigne américaine emploi déjà et qui s’occupent de livrer les commandes chez les particuliers. Pour les responsables d’Amazon France, l’arrivée de ces engins n’est pas dans l’objectif de substituer aux hommes mais quand même il y aura autant de robots que de salariés.

Une entrée en bourse sans levée de fonds pour Spotify

spotify

Comptant aujourd’hui plus de 70 millions de clients qui utilisent son service de streaming payant dans le monde, Spotify, le géant suédois du streaming de la musique se sent prêt à faire le grand saut en bourse. En optant pour une manière d’introduction en bourse directe, elle déroge à la règle classique, ce qui lui permet de faire des économies dans sa démarche. Même si le prix de l’action n’est pas encore fixé, certains spécialistes de la bourse estiment à 19 milliards environ, la valeur du service en bourse.

Une IPO qui fera la différence

Sans compter les utilisateurs gratuits de son service de musique streaming en ligne, Spotify compte plus de 70 millions de clients, environ le double de celui de son concurrent, Apple qui en compte 36 millions. Le géant américain est rentré tardivement dans la tendance su streaming ce qui ne lui donne pas trop d’avantage sur ce marché. Avec cette introduction en bourse, la firme suédoise compte prendre une longueur d’avance sur tous ses concurrents dans ce domaine. SPOT est le symbole sous lequel Spotify voudrait que son nom figure dans la liste du New York Exchange Stock. Ce qui rend cette IPO particulière est que Spotify n’a pas l’intention de faire une levée de fonds, elle fait une entrée directe en bourse sans émettre des actions et sans faire une levée de capital.

Un marché avantageux pour Spotify

Alors que son principal concurrent principal ne dispose que d’une quarantaine  de clients en n’offrant qu’un service payant, la firme suédoise affiche un total de près de 160 millions d’utilisateurs dans le monde en combinant le service payant et le service gratuit. Sur les deux tableaux, Spotify se fait d’énormes entrées, ce qui lui permet de devancer ses concurrents. Néanmoins, il est à noter que le leader mondial du streaming présent des déficits budgétaires que beaucoup de spécialistes n’arrivent pas à comprendre. La CNBC aurait rapporté qu’en mai dernier, l’entreprise aurait un flux de trésorerie positif, ce qui prouve que ses ventes augmentent. Avec les nouveaux 20 millions d’abonnés que la structure a enregistrés, elle peut alors se baser sur le service du streaming pour faire de plus grands profits.

Un secteur en plein essor

Aujourd’hui, le nombre de personnes utilisant les services streaming, qu’ils soient payant ou gratuit ne cesse d’augmenter. Au lieu de faire des téléchargements qui prennent de la place sur les terminaux, beaucoup de clients préfèrent utiliser ce service tout en stockant leur musique sur le cloud. Cette nouvelle filière a aussi permet à la musique française en générale de connaître il y a deux ans de cela, une forte croissance après 15 ans de stagnation selon les dirigeants du SNEP. Après avoir atteint les 243 millions de revenus globaux l’année passée, le streaming représente aujourd’hui une part de marché s’élevant à 42% dans la musique française. Si le secteur est bien restructuré, il permettra de générer plus de revenus qu’il ne l’a déjà fait ces deux dernières années.

Unilever met en garde les plateformes numériques

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La multinationale anglo-néerlandaise Unilever se lance dans une lutte contre les fake news et nombreux contenus toxiques qui se propagent dans les réseaux sociaux. Il invite aussi Google et Facebook à y remédier.

Une initiative pour limiter les dérives des plateformes numériques

Le groupe Unilever qui possède l’un des budgets les plus importants en publicité, risque de ne plus se lancer dans la publicité numérique comme celle de Google ou de Facebook. Il estime certaines contenues publicitaires provoquent des situations compliquées dans la société et mettent en danger les enfants. Dans cette logique, le directeur commercial Keith Weed va se prononcer sur cette affaire le 13 février en Californie. Selon le document écrit de son intervention, il va inviter les professionnels du numérique à renforcer leur transparence et améliorer la confiance des internautes dans une ère ou se propage en ligne des fake news et des contenus toxiques. Il doit annoncer le fait que le groupe Unilever un annonceur de renom, ne va plus se permettre de lancer des publicités dans des plateformes qui ne contribuent pas positivement à la société. Keith Weed ne nomme aucune entreprise, mais il affirme que leur confiance envers les réseaux sociaux a considérablement diminué. Il juge que les sites ne mettent font pas beaucoup d’effort pour lutter contre ces contenus vraiment contrariants.

Une menace d’un important budget publicitaire

Unilever a déboursé l’année passée prés de 7,7 milliards d’euros à la publicité. La publicité sur les plateformes numériques représente près d’un tiers du budget commercial du groupe. En plus durant ces cinq années passées, ses charges dans les médias se sont plus que doublé alors que les investissements dans le contenu numérique ont progressé de 60%.

Le spécialiste eMarketer considère que la filiale d’Alphabet Google et Facebook à eux seul ont obtenu en 2017 la moitié des revenus engendrés par la publicité en ligne dans le monde entier et un peu plus de 60% aux USA. Les ambassadeurs de Google en Europe ne se sont pas prononcés immédiatement suite aux requêtes de Reuters. Par contre Facebook a de son coté déclaré dans un communiqué qu’il soutenait entièrement les mesures prises par Unilever et est disposé à travailler avec eux dans cette lutte. La plateforme de vidéo en ligne YouTube filiale du groupe Alphabet a enregistré l’année passée deux censures publicitaires au moment où un journal a dévoilé que des contenus de grandes marques se manifestent aux cotés de contenus qui laissent à désirer.

 

Altice met la lumière sur ses activités Américaines et Européennes

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Le groupe Altice a révélé la nuit du lundi à mardi la division de ses activités des états unis et ceux de l’Europe. C’est une opération qui s’est établie pour atteindre plus de transparence pour les actionnaires malgré le contrôle des deux nouvelles structures dépende toujours du français Patrick Drahi.

Une restructuration complète d’Altice

Les deux structures ont été renommés Altice USA regroupant Suddenlink et Cablevision (Optimum) et Altice Europe pour SFR, Portugal Telecom, Libération, L’Express, BFM, etc. Cette mesure se déroule 2 mois après la reprise des commandes de M. Drahi suite à une baisse boursière importante de l’action provoquant ainsi le départ du PDG Michel Combes. Le directeur général d’Altice USA Dexter Goei déclare que c’est un moment crucial pour se focaliser sur leurs opérations principales. D’après lui, le divorce est issu d’une longue discussion interne.

Cette mesure tente de magnifier plus de transparence de la part des actionnaires déconcertés par l’Altice considérée comme complexe. C’est une décision qui espère dégager plus de visibilité et de simplicité pour permettre aux actionnaires de s’imprégner encore plus dans les projets du groupe. Cette réorganisation va se dérouler à l’aide d’une répartition secondaire d’action qui divisera Altice USA de l’Altice NV. Ainsi, chaque structure pourra se focaliser sur des activités génératrices de revenus dans la plus grande transparence pour les actionnaires.

Présentement, Altice NV détient 67,2% d’Altice USA. Altice espère finaliser l’affaire d’ici la fin du premier semestre de 2018 avec l’autorisation des instances de la concurrence et des investisseurs. Patrick Drahi sera à la commande des deux structures et sera à la présidence des conseils d’administration. Il aura au minimum 51% des droits de vote de la structure américaine. Cette affaire va donner l’opportunité à Patrick Drahi se recadrer ses intérêts aux USA où il développe d’énormes ambitions après la complication subit par le groupe en Europe.

L’activité boursière d’Altice

Le titre de l’action du groupe Altice grimpe ce mardi à la Bourse d’Amsterdam suite à la déclaration d’une restructuration du groupe avec la division d’Altice et la mise en place d’une nouvelle entité en Europe, notamment Altice Europe. A 9h35, l’action grimpe de 6,66% soit une valorisation de 10,075 euros. L’action a ainsi atteint son plus haut niveau depuis novembre. Par cette restructuration, le cador des télécoms et des câbles continue son travail de reconquête de la confiance des actionnaires, qui se sont vraiment soustraits des titres du groupe au deuxième semestre de 2017. Les investisseurs étaient plutôt inquiets sur la rentabilité financière du groupe.

Depuis le mois de novembre la valeur boursière d’Altice a connu une baisse de 37%. Cette chute a été consolidée par les mauvais résultats enregistrés au trimestre par la branche SFR de France. Dans un communiqué téléphonique, Altice a mentionné que les revenus son entité en France à baissé environ 2% en 2017. D’après les experts de Raymond James, la restructuration d’Altice est capable de faire d’Altice Europe un atout potentiel pour l’ensemble des autres opérateurs de télécoms de la France.

Partenariat entre Toyota et Panasonic pour les batteries de ses futures voitures électriques

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Selon les prévisions du constructeur japonais, la moitié des voitures qu’il mettra sur le marché en 2030 seront électrifiées. Pour ce faire, il compte faire progresser au plus vite ses moyens technologiques pour la conception de batteries « solides ».

Rapprochement entre les dirigeants de Toyota et de Panasonic

Peu de temps après sa nomination à la direction de Panasonic en 2013, Kazuhiro Tsuga avait rencontré le PDG de Toyota, Akio Toyoda, près de Nagoya, dans le mémorial érigé par ce dernier en l’honneur du fondateur Sakichi Toyoda. Cela a été l’occasion pour les deux dirigeants de discuter du futur de leurs conglomérats massifs et de la préparation nécessaire au processus d’électrification des transports.

Quatre ans après leur rencontre, une annonce a été publiée à Tokyo ce mercredi concernant un rapprochement des sociétés qui comptent réfléchir ensemble pour concevoir de nouvelles batteries électriques qui viendront équiper les prochains véhicules de Toyota. Pour l’instant, il n’est question que d’une possibilité pour la mise en place de nouvelles collaborations entre les groupes déjà liés par des contrats commerciaux. Ils viseraient le développement d’une nouvelle génération de batteries lithium-ion moins couteuses et plus performantes et légères. Le PDG de Toyota confirme vouloir également progresser sur la nouvelle technologie déjà prometteuse des batteries « solides ».

Rattraper le retard accumulé

D’après les études réalisées sur le marché, un grand nombre d’acteurs planchent sur ces nouvelles batteries présentées comme plus sures et prenant beaucoup moins de temps pour le rechargement. Cependant, aucun des véhicules de série ne possède encore ce type de batterie. Reprenant les mots de Didier Leroy, vice-président du groupe Toyota, durant le dernier Salon Automobile de Tokyo, cette situation pourrait « changer la donne ». Kazuhiro Tsuga affirme que la firme est préparée face aux limites posées par le développement des batteries lithium-ion et qu’elle est prête pour la transition vers les batteries solides. Par ailleurs, il précise que cette nouvelle ère ne sera probablement en place que dans un certain nombre d’années.

Toyota essaie donc, en se projetant récemment en pointe  sur ces développements, de rattraper son retard par rapport aux constructeurs occidentaux qui ont déjà bien avancé sur le domaine de l’électrification. Effectivement, le groupe japonais était pionnier sur la propulsion par pile combustible et l’installation de moteurs hybrides, mais il a pris du temps à se convertir vers les nouveaux moteurs électriques. Il lui faut donc aller vite et il prévoit 50% de part de ventes pour les voitures électrifiées pour 2030, d’après Akio Toyoda.

Des projets ambitieux

Toyota compte passer de 1,47 million de ventes d’hybrides par an et de 15000 ventes de voitures à hydrogène, présentement, à 5,5 millions de ventes de voitures électriques par an. Ces projets plutôt ambitieux déroutent même au sein du groupe comme l’a laissé entendre le PDG  qui explique qu’il faudrait garantir un approvisionnement stable de batteries en constante évolution.

Par ailleurs, Panasonic fait d’importants investissements pour accélérer ses capacités de production de batteries lithium-ion pour rester à sa place de leader mondial sur le marché automobile. D’après Nomura, Panasonic, équipant également tous les véhicules Tesla, représentait au premier semestre de cette année 29% du marché mondial contre 13% pour LG et 10% pour BYD.

En bonne santé, Orange veut accélérer dans la fibre

fibre d'orange

Orange est sur une bonne pente, l’opérateur des télécommunications se lance vers une nouvelle dynamique. En effet Orange souhaite désormais mettre l’accent sur la fibre pour pouvoir davantage renforcer ses bons résultats. Pour cela. L’opérateur, galvanisé par ses indicateurs financiers tous au vert, va réunir les investisseurs, aujourd’hui à Londres. Ce sera à l’occasion d’une journée dédiée aux investisseurs pour peaufiner ses nouvelles ambitions. Des ambitions qui sont actées dans son plan stratégique « Essentiels 2020. L’opérateur télécom entend accélérer la cadence pour la fibre, plier important de ses nouveaux objectifs financiers.

Orange surfe à nouveau sur une bonne pente

Apres avoir connu, il y’a 5 ans, une période difficile marquée par une chute de la rentabilité de ses trois acteurs du domaine, causée par l’arrivée de Free Mobile sur le marché, l’opérateur renoue avec les bons chiffres. En donnant rendez-vous à ses investisseurs, Orange souhaite présenter ses résultats positifs et ses nouveaux objectifs stratégiques. Mais avant de chiffrer ces derniers pour 2018, cette année le groupe télécom se donne comme objectif une progression de son Ebitda relevé à près de 2%. Egalement, Orange vise à remettre en croissance son cash-flow opérationnel, cette année. De belles dynamiques qui encouragent le groupe vers l’accélération en 2018.

La fibre optique, la nouvelle marche à suivre

En retrouvant des indicateurs largement au vert, Orange souhaite désormais aller loin dans l’ère de la fibre optique. Dans cette logique, Orange entend continuer le déploiement de la fibre avec une accélération continuelle. En Hexagone, L’opérateur compte accentuer ses investissements dans le secteur, notamment dans les centres villes pour se mettre à niveau de ses concurrents. Actuellement, Orange a réalisé 70% de la mise en réseau de la fibre optique et envisage de la déployer dans près de 20 millions de logements d’ici 2021. Un déploiement en zones très denses et moyennement denses, qui, s’il aboutit aura un an d’avance.

Poursuivre la dynamique en 2018

Orange n’entend pas décélérer la cadence pour rester dans les sommets. L’opérateur va poursuivre en plus du déploiement de la fibre, son plan de réduction des coûts. Ce dernier prévu sur la période 2019-2020 entraînera ainsi une diminution des investissements en particulier dans les infrastructures. L’opérateur souhaite se distinguer également de ses rivaux, SFR notamment, avec une politique stratégique sure et prudente. Son PDG Stéphane Richard, qui brigue d’ailleurs un nouveau mandat à la tête du numéro 1 français des télécoms, a confirmé cette nouvelle dynamique lors de la conférence.