Le marché des camions électriques prend de l’ampleur en Chine

camion électrique

À peine la start-up Singulato Motors a-t-elle commencé son fonctionnement qu’elle nourrit de grandes ambitions sur le marché sur lequel elle se positionne. Son objectif est de faire un assemblage de 50000 fourgonnettes électriques par an pour satisfaire une demande sans cesse grandissante dans le pays. Pour le cofondateur de la start-up, Shen Haiyin, il est temps de profiter de toutes les opportunités dans ce domaine tant sur les subventions que sur les opportunités de vente.

Une première sortie au premier trimestre 2019

Le marché des camions électriques intéresse de nombreux constructeurs automobiles qui veulent profiter des avantages qu’offre le marché chinois. On peut citer Nissan et Renault qui sont déjà en pleine expansion dans le pays. Pour le cofondateur de la start-up, c’est une nouvelle ère pour la Chine en termes de voitures utilitaires électriques. D’ici fin 2019, l’entreprise mettra sur le marché son premier modèle avec comme ambition d’ouvrir son usine en 2020, spécialisée dans l’assemblage des camions électriques. Dans les prochains mois, Singulato espère proposer deux modèles de voitures pour les sites de vente en ligne, leur permettant d’optimiser leurs livraisons. Même si les camions électriques sont loin d’intéresser le public, il est possible que ce marché décolle. L’année dernière plus de 200000 utilitaires légers électriques ont été vendus dans le pays.

Nissan, Renault et d’autres entreprises dans la course

Grâce à sa coentreprise avec Dongfeng Motor, Nissan a déjà proposé une variété de camions électriques en Chine et espère que le marché sera plus ouvert dans 5 ans, ce qui permettra de multiplier les ventes. Déjà elle vise la production de 90000 camionnettes électriques d’ici 2022. De son côté, Renault avec son partenaire Brilliance China Automotive Holdings prévoit aussi commercialiser de nombreux modèles. Des entreprises locales et nationales comme Foton, Geely et BYD sont aussi de la partie avec leurs modèles de camionnettes et fourgons électriques à mettre sur le marché.

Un marché en pleine croissance

Afin de pallier le retard de l’industrie automobile chinoise par rapport à ses concurrents, les autorités nationales et locales font la promotion des voitures électriques pour aussi lutter contre la pollution provenant des voitures classiques dans les villes. Des subventions allant jusqu’à 100.000 yuans sont offertes sur les voitures électriques dans le pays. En outre, certaines villes ont mis des restrictions en ce qui concerne la circulation des camions à essence et diesel à certaines heures de la journée. L’avenir des utilitaires légers et gros porteurs s’annonce en Chine pour les prochaines années.

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Le gouvernement veut le démantèlement de EDF

démantelement de EDF

Depuis quelques mois, les bruits courent en ce qui concerne la nouvelle structure que le gouvernement veut pour l’EDF. Les ministres de la transition écologique et solidaire avec l’APE ont commencé par réfléchir sur le prochain fonctionnement du groupe français de l’électricité. C’est cette situation que dénonce la fédération Mines-Energies au siège de la CGT ce lundi 12 novembre. Cette idée de dissolution de l’Électricité de France n’est pas une idée très bien accueillie.

L’EDF, menacée d’être divisée

Depuis plusieurs mois, il y a de rumeurs qui circulent dans l’environnement du groupe français de l’énergie, à savoir, des notes de banques d’affaires et les différents découpages, l’Agence des Participations de l’État et les ministres François de Rugy et Nicolas Hulot qui ont discuté sur l’avenir du groupe EDF. À la sortie de cette discussion, de nombreux points ont été évoqués, entre autres, la séparation des activités nucléaires du groupe des autres opérations. Cette isolation pourrait avoir un impact négatif sur les résultats du groupe, ce qui pourrait aussi changer la donne dans l’environnement de la concurrence dans le pays.

Contacté, le gouvernement nie toute tentative de discussion en ce qui concerne la dissolution d’EDF. Selon Sébastien Menesplier, secrétaire de la fédération CGT Mines-Energie, c’est ce que le gouvernement tente de faire. L’exécutif selon lui essaye de détruire le modèle de fonctionnement de l’EDF et de lui en imposer un autre. Il est à croire qu’il y a différentes positions au sein de ces différents organismes qui veulent tous les deux un meilleur avenir pour l’Électricité de France.

La séparation du nucléaire de l’EDF, est-ce la solution ?

En juin dernier, la CGT a été reçue à l’Élysée et après des discussions avec le conseiller énergie du président de la République, celui-ci estime qu’une réorganisation du groupe s’impose lorsqu’on considère sa situation financière actuelle. Cette situation financière critique de l’EDF inquiète le gouvernement qui doit se prononcer d’ici la fin de ce mois sur la programmation pluriannuelle de l’énergie et sur la feuille de route de l’énergie. Pour le gouvernement, c’est dans cette optique que le nucléaire de la France doit être planifié. La CGT estime que pour le gouvernement, il ne peut pas avoir de programmation pluriannuelle sans une réorganisation du modèle de l’EDF.

Cependant, à la présidence, c’est une autre note qui se fait retentir. À la présidence, cette réorganisation de l’EDF n’est pas à l’ordre du jour des priorités. Ce que craint la CGT, c’est la volonté du gouvernement à nationaliser le secteur de l’énergie de nouveau et retourner à un modèle d’une entreprise intégrée. Pour François Dos Santos, élu au Comité central d’entreprise CCE, la séparation du nucléaire de l’EDF ne résoudra en rien la mauvaise gestion du groupe. Au sein du groupe, tous les syndicats, à savoir : CGC, FO, CGT, CFE et CFDT ont réaffirmé leur adhérence au modèle d’intégration du groupe. Dans les jours à venir, la CGT distribuera plus de 500000 exemplaires d’un journal qui détaille sa position sur le sujet.

L’avenir de l’aciérie Ascoval en jeu

acierie Ascoval

La colère des employés de l’aciérie Ascoval ne retombe pas. Ces salariés poursuivent leur mouvement de contestation pour tenter de mettre la pression sur l’état français afin qu’il décampe la situation au niveau de l’usine de Saint-Saulve. Leur emploi est toujours menacé et ils expriment leur colère à travers des blocages, des pneus allumés et des sonneries aux morts. Ces salariés ont occupé l’usine Vallourec d’Aulnoye-Aymeries pour pousser les responsables à plus de réactions afin de ne pas mettre en péril leur emploi. Actuellement, une offre de reprise a été mise sur la table et la justice a octroyé un sursis en attendant l’audit économique engagé par l’État.

Un site menacé de disparition, près de 280 emplois directs sous la sellette

La situation au niveau de l’usine de Saint-Saulve est assez critique et les salariés ne savent plus à quel saint se vouer. Pour ne pas plonger les salaries dans plus de désarroi et leur permettra encore espérer, la justice a donné un sursis pour encore 15 jours. Une période durant laquelle, un repreneur doit être a tout pris trouvé pour l’usine près de Valenciennes. Sinon la situation est simple, le site de production d’aciers spéciaux d’Ascoval va tout bonnement disparaitre.

L’espoir est encore permis

Pour désengorger la situation de crise au niveau de l’aciérie Ascoval et parer à un nouveau désastre social, des acteurs se mobilisent. C’est le cas de Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France qui mise sur l’implication du gouvernement français et se dit disposé à injecter près de 12 millions d’euros. Une offre a été même proposée par le groupe Altifort qui promet de sauver tous les emplois et même d’en ajouter 133 autres. En retour, le groupe franco-belge exige au groupe français de sidérurgie Vallourec, actionnaire et client principal d’Ascoval, de conserver son niveau en cours de commandes, durant près de 18 mois.

Pourquoi ça traine encore ?

Si la situation semble coincée pour le moment, c’est dû au fait que les responsables du sidérurgiste Vallourec rejettent pour le moment les exigences du repreneur potentiel. Selon Vallourec, ses intérêts doivent être hautement préservés et une telle proposition en est contraire. L’état, actionnaire à 17 % dans Vallourec, suspend lui sa décision sur un audit économique sur Ascoval et le cabinet Roland Berger a été préposé pour assainir le dossier et étudier l’offre du probable repreneur. En tout cas, un tel dossier chaud rappelle les mauvais souvenirs de la disparition de l’usine Florange en 2012.

Le gouvernement s’investit pour des véhicules écologiques

véhicule électrique

Alors que tous les regards sont fixés sur le salon de l’automobile et les décisions qui sont prises, l’exécutif français met tout en œuvre pour motiver les français à opter pour les voitures électriques. Cette nouvelle technologie verte permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de garder l’environnement en un bon état.

Un accompagnement de la part du gouvernement

Pour inciter les français à investir dans les véhicules électriques, le ministre de la transition écologique et, François de Ruby promet de verser une prime de 1000 ou 2000 euros lors d’un achat de voiture hybride. Une voiture hybride est un véhicule qui est construit avec un moteur thermique et un moteur électrique et qui peut rouler sur une longue distance. De plus, pour le ministre, il faut avoir une discussion avec les constructeurs pour qu’il y ait la disponibilité d’un fonds de subvention lors de l’achat d’une voiture hybride rechargeable. Les particuliers pourraient bénéficier donc d’une prime de 6.000 euros à l’achat d’une voiture électrique neuve. Le ministre renchérit en disant que les voitures hybrides classiques n’ont pas besoin de cette stratégie parce que le marché est rempli de propositions permettant vivre sans les primes. Les véhicules ayant les plus grandes autonomies seront les plus valorisées.

Supprimer l’utilisation de l’énergie fossile d’ici 2050

L’objectif du gouvernement, c’est d’arriver à supprimer totalement, l’utilisation des énergies fossiles, c’est-à-dire, l’essence, le diesel, le gaz… L’objectif de ce ministre qui dispose d’une voiture hybride est de plaider en faveur d’une réduction de 40% des baisses des émissions de CO2 d’ici 2030. Pour les constructeurs auprès desquels le président de la république a défendu la même théorie, ils pensent amorcer une réduction de 20%. Pour eux une telle rapidité dans la baisse des émissions de CO2 pourrait agir négativement sur le marché dans les prochaines années. L’autre crainte est que c’est la Chine qui fabrique la plupart des batteries de ces voitures parce que les industries européennes n’ont pas encore les infrastructures nécessaires pour cela. Emmanuel Macron engage donc les constructeurs à réduire les émissions de CO2 de manière considérable sur les deux ans à venir et aussi à partir au financement des primes de conversion. Cette stratégie réduction de production de CO2 est saluée par le député Européen Ecologie les Verts. François de Ruby en ce qui le concerne, est un militant pour la mise en place de la filière européenne de la batterie électrique sur les prochaines 10 années.

La Russie crée un nouveau poids lourd du e-commerce avec Alibaba

Alibaba en Russie

En Russie, il sera désormais possible de faire les achats en ligne tout en restant sur les réseaux sociaux, à en croire la nouvelle alliance qui s’établira très prochainement entre la grande société commerciale chinoise Alibaba et les sociétés de Russes de télécoms et d’internet. MegaFon, Mail.Ru et Vkontakte s’allieront donc à Alibaba pour créer une révolution e-commerciale sur le territoire russe. Le domaine de la vente en ligne fait des parties des secteurs qui ont le vent en poupe dans le pays de Vladimir Poutine. Ce pays qui était déjà en proie à une forte pression venant des autres pays établit beaucoup plus de partenariats en direction de la capitale chinoise. C’est ainsi qu’une nouvelle société d’e-commerce verra le jour. Ali Express Russie sera détenu par Alibaba et les autres parts du gâteau seront distribuées entre les sociétés russes.

Une transaction qui fera le bonheur des Russes

La société Alibaba étant déjà elle-même solidement installée en Russie, la nouvelle plateforme sera spécialement destinée aux habitants de ce pays qui auront désormais la possibilité d’acheter leurs produits sans quitter leurs réseaux sociaux. La stratégie elle-même se basant sur un partenariat avec les plateformes électroniques déjà présentes. Les sociétés telles que Mail.ru disposant déjà d’un grand nombre d’utilisateurs, elles mettront cela à profit pour faciliter ce e-commerce. Quant aux dirigeants du fonds souverain russe RDIF, ils se réjouissent déjà de cette transaction, qui à 52% reviendra à leur pays même si les parts sont subdivisées entre les sociétés de télécoms et d’internet. Selon eux, elle permettra également de développer les affaires des PME russes. Prévue pour le début de l’année 2019, l’officialisation de cette transaction prévue en Extrême –orient devrait recevoir la participation du président de la Russie.

Une bonne affaire pour Mail.ru

Même si le commerce électronique se développe assez bien en Russie, il n’est pas exempt de difficultés. De plus, cette transaction peut donner suite à une concurrence entre Yandex, le rival de Mail.ru qui a déjà amorcé un partenariat avec une des plus grandes banques du pays pour développer le commerce en ligne. Même si cette transaction entre Yandex et Sberbank pèse énormément, Mail.ru détient désormais la première place sur le podium du commerce en ligne en Russie. Son alliance avec Alibaba pourrait également permettre au groupe de se lancer dans d’autres activités et ainsi de diversifier son offre de services pour mieux se positionner face à ses concurrents. En tout cas, pour les dirigeants de Mail.ru cette transaction permettra de développer l’économie numérique en Russie et de solidifier les liens entre les deux pays concernés.

La France bascule petit à petit vers les énergies renouvelables

énergies renouvelables

Tout le monde en parle et les conférences internationales se font chaque année pour en parler. Dans leurs résolutions, les Etats ont décidé de contribuer au bien-être sur la terre en réduction la production de leurs énergies fossiles. En France, ce n’est plus une théorie, mais une pratique qui porte déjà les fruits à en voir les résultats de ce deuxième trimestre de l’année publié par la RTE.

L’hydroélectricité prend le dessus

Selon le rapport communiqué par le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, les chiffres sont encourageants. Au cours du deuxième trimestre de l’année, les énergies renouvelables ont représenté environ 31% de la production nationale d’électricité. Une avancée majeure dans ce secteur dans l’hexagone. En réalité, depuis les années 1960, les efforts sont faits dans ce domaine, mais il faut attendre la volonté de l’État et des acteurs dans cette année pour que les résultats suivent. L’hydroélectricité qui est la conversion de l’énergie hydraulique en électricité a connu une hausse considérable dans le pays. Avec les nouvelles installations, elle constitue à elle seule 20% de la production totale des énergies renouvelables. L’année précédente, les énergies renouvelables n’avaient couvert que 18,4% des de l’électricité consommée. Cette année, elle a presque doublé et d’ici 2030, l’objectif est d’atteindre les 40% termes d’énergies renouvelables.

Une course vers les énergies vertes

Depuis l’histoire de la France, c’est la première fois que les 10% sont atteints en ce qui concerne la consommation électrique dans le pays. Selon un des responsables du syndicat des énergies renouvelables, cette hausse serait provoquée par certains facteurs. Entre autres, les panneaux photovoltaïques qui produisent 8GWats d’électricité et les stocks éoliens qui s’enrichissent de 10% chaque année. En plus, les fortes précipitations de l’année précédente ont permis de remplir les bassins ce qui a permis une grande production en ce qui concerne l’hydroélectricité. Au premier trimestre de l’année, les énergies nouvelles ne représentaient que 23% de la production nationale, mais au cours de ce deuxième trimestre, la croissance de ce chiffre a été le fruit de celles de l’hydroélectrique et l’énergie éolienne. Mais, les deux prochains trimestres de l’année pourraient ne pas connaître une hausse de la production des énergies nouvelles. Avec la venue de la période estivale, la demande en consommation électrique sera plus grande et donc les énergies nouvelles seront moins demandées. Si les efforts sont maintenus, dans les prochaines années, les nouvelles énergies pourraient véritablement prendre le dessus.

Incendies de maisons en bois : série noire en mars 2018

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Les trois premiers mois de l’année 2018 ont été marqués par des incendies aux quatre coins de la France, avec un pic effroyable au mois de mars. Véritable fuel de ces incendies, les maisons à ossature en bois montrent leurs limites. Tour de France des maisons parties en fumée. 

Le standard téléphonique des sapeurs-pompiers a dû saturer le mois dernier. Les maisons en flamme ont fait les choux gras des pages faits divers dans les quotidiens régionaux. Cela a commencé dans le département du Nord, à Odomez, à 3km de la frontière belge. Le 8 mars dernier vers 21h30, une maison de la cité Kuhlmann disparaît, engloutie par les flammes. Dépêchés sur place, les sapeurs-pompiers ont tout mis en œuvre, dans le froid de l’hiver, pour éviter la propagation de l’incendie aux maisons voisines. Les soldats du feu ont dû avoir une impression de déjà-vu. Cette même maison, situé rue de l’Escaut, avait déjà connu un début d’incendie en septembre dernier. Le sinistre s’était alors déclaré au niveau du box, à l’arrière de la maison, avant de se propager à la salle de bain. Les six membres de la famille avaient pu se mettre à l’abri, mais n’avaient pas réintégré leur logis depuis. Cette fois, les flammes ont tout emporté : la toiture et la charpente de bois sont parties en fumée. Vers 23h, les pompiers de la caserne de Vieux-Condé – épaulés par ceux de deux localités voisines – ont finalement réussi à maîtriser l’incendie, principalement pour protéger les deux habitations mitoyennes, sans toutefois parvenir à pénétrer dans la maison. La structure du bâtiment, constituée de planchers de bois, n’assurant aucune résistance.

Le lendemain, c’est la petite ville de Plerguer (en Ille-et-Vilaine), à 10km de Saint-Malo, qui a vu partir l’appentis en bois d’une maison, heureusement inoccupée à l’heure du drame. Ce sont les voisins qui ont composé le 18, pour alerter les pompiers à 8h30. Une demi-heure plus tard, l’incendie touchant cette demeure de la route des Landes était circonscrit sans avoir atteint la maison principale. L’appentis en bois, lui, a été réduit en cendres. Chaque année, la France enregistre environ 250000 départs de feu, soit un toutes les deux minutes. Près de 800 personnes meurent tous les ans dans des incendies domestiques.

Lundi 19, la semaine noire commence

La pire semaine du mois a débuté le lundi 19 mars. Ce jour-là, le village de Moineville (Meurthe-et-Moselle), à 15km de Metz, s’est réveillé en voyant une colonne de fumée noire s’élever dans le ciel, vers 9h30 du matin. L’enquête n’a pas déterminée pourquoi les flammes ont pris une ampleur incontrôlable dans le poêle, atteignant le plancher en bois entre le rez-de-chaussée et le premier étage. Le couple de résidents, alerté par l’alarme incendie devenue obligatoire en France grâce à la loi Morange de 2010, a donc pu prévenir les sapeurs-pompiers. Dépêchés sur place en quelques minutes, ces derniers ont réussi à limiter le sinistre, mais les dégâts étaient impressionnants : le plancher en bois entre les deux étages a brûlé, la chambre des trois enfants (5, 6 et 7 ans) complètement calcinée, toutes les pièces noircies… La famille ne pourra pas réoccuper sa maison avant plusieurs mois. Heureusement, l’incendie ne s’est pas déclaré en pleine nuit, mais alors que les enfants étaient déjà partis pour l’école. Le pire a été évité.

Direction le Finistère à présent, dans la commune d’Irvillac, à 15km de Brest dans le Parc naturel régional d’Armorique. Nous sommes mardi 20 mars, il est 17h. Il fait très froid ce jour-là dans la résidence Park Nevez du bourg d’Irvillac, les habitants font tourner à plein régime la cheminée depuis la mi-journée. Quand une épaisse fumée commence à envahir la maison. L’un des occupants découvre alors de grandes flammes en train de lécher le conduit de cheminée. Près d’une vingtaine de sapeurs-pompiers est affectée sur le terrain, venant de Brest, de Landerneau, du Faou et de Sizun, à bord de trois camions porteurs de grande échelle. « Nous avons fait une percée dans la toiture pour évacuer les fumées chaudes des combles, raconte Alexandre Parnet, chef de groupe des pompiers, comme l’a rapporté le quotidien Le Télégramme. Sans notre intervention, tout risquait de brûler dans cette maison à ossature bois. Nous avons réussi à sauver trois-quarts de l’habitation. » La cheminée avait pourtant été ramonée deux semaines plus tôt.

La semaine se poursuit dans le Bas-Rhin, à 20km de Strasbourg. C’est dans le centre-ville de la commune de Wasselone que les pompiers ont combattu les flammes dans la nuit du 21 au 22 mars, de minuit à 4h du matin. L’incendie a pris entre deux immeubles et a rapidement progressé jusqu’aux combles de l’une des deux habitations. Au petit matin, des fumées noires continuaient de s’échapper de la charpente en bois. Les deux maisons adjacentes – heureusement inoccupées – ont également subi de lourds dommages. Quelques quarante-cinq pompiers et onze engins ont dû être mobilisés pour venir à bout de l’incendie.

Prenons maintenant la direction de Mazet-Saint-Voy en Haute-Loire, à 20km du Puy-en-Velay. Il est 13h, ce vendredi 23 mars, quand les pompiers reçoivent un appel de détresse du propriétaire d’une grande maison. Sur place, ils découvrent de gros nuages de fumée s’échapper de la toiture. Ils tentent de pénétrer dans le bâtiment, mais le sol en bois du premier étage s’effondre sur la cuisine située au rez-de-chaussée. Ils se rendent vite à l’évidence : il sera impossible de sauver la maison. Cité dans le numéro du lendemain dans le quotidien L’Eveil, le capitaine Chaussende des sapeurs-pompiers de la commune voisine du Monastier-sur-Gazeille se montrait résigné : « Nous n’avons pas pu accéder aux combles. Il appartiendra à la gendarmerie de déterminer l’origine de l’incendie. » Les premiers indices pointaient du doigt la chaudière à bois.

La nuit suivante enfin, dans les faubourgs de Montbéliard (Doubs) sur la commune de Seloncourt, le pire s’est produit. Un violent incendie a ravagé un pavillon, causant la mort d’un vieil homme de 89 ans à mobilité réduite, auquel son fils n’a pas pu apporter secours, lui-même légèrement brûlé et intoxiqué par les fumées. « Les flammes culminaient à plus de dix mètres de haut », a déclaré l’un des riverains, en pleine nuit. Trente-cinq pompiers ont été mobilisés sur le théâtre des opérations. En deux heures, les flammes ont tout emporté, ravageant complètement cette maison, tout de bois conçue.

Mars termine mal

La fin du mois de mars n’a pas dérogé à cette série noire. Jeudi 29 vers 11h, toujours dans le Doubs, le gîte rural du maire du village de Le Barboux est parti en fumée. Selon les gendarmes, la chaudière à bois serait là aussi responsable du sinistre qui a emporté la bâtisse. Heureusement, le chalet en bois était vide à l’heure du sinistre. « J’ai travaillé des années dans ce bâtiment pour le rendre agréable et fonctionnel, je suis anéanti », soupirait Dominique Rondot, le maire, devant l’ampleur des dégâts.

Dernier incendie de la longue liste du mois de mars 2018, celui de Saint-Uze dans la Drôme, à 30km au nord de Valence. Au petit matin du vendredi 30 mars, un feu de cheminée mal maîtrisé s’est propagé dans une chambre à coucher. Malgré la prompte intervention des pompiers, le premier étage et le toit de la maison ont été totalement emportés par le brasier. La vingtaine de pompiers a réussi à éviter le pire, les flammes menaçant plusieurs heures de se propager aux corps de bâtiment attenants.

La plupart de ces incendies concernent des maisons anciennes, dont les pièces de charpente en bois n’ont pas été traitées chimiquement par des produits ignifuges, comme elles devraient l’être. Mais des maisons plus récentes partent également en fumée, comme cela a été le cas en janvier dernier à Saubole, dans les Hautes-Pyrénées lorsqu’une maison ossature bois sur pilotis, construite il y a moins de dix ans, a été ravagée par un incendie, avivé par des vents violents. Heureusement, aucune victime à déplorer sur ce sinistre, les habitants ayant réussi à sortir par les fenêtres.

Les maisons doivent supporter le feu 15mn

Les normes françaises – en termes de résistance au feu – prennent en compte le type de bâtiment plutôt que les matériaux de construction. « Les bâtiments d’habitation sont classés en quatre familles, avec autant d’exigences de stabilité au feu des éléments porteurs verticaux et de degré coupe-feu des planchers et parois séparatives des logements, explique Stéphane Hameury, chef de projet de la mission bois et construction durable au CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment).  Pour les maisons individuelles à un étage sur rez-de-chaussée de la première famille, l’exigence est de 15 minutes sur les éléments porteurs verticaux. Elle est de 30 minutes pour les habitations collectives de la deuxième famille comportant au plus trois étages sur rez-de-chaussée. » La durée passe à une heure pour la troisième catégorie (plus de 28m de hauteur), et à 1h30 pour la dernière tranche (plus de 50m). Des délais très – voire trop – courts pour les maisons individuelles à ossature bois. La série noire pourrait donc continuer.

 

 

A l’heure des Amazon Robotics en France

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Amazon robotics

Ça y est le géant américain du e-commerce, Amazon, enclenche une nouvelle ère pour le fonctionnement de ses entrepôts notamment celui de Brétigny-sur-Orge (91) en France. En effet Amazon va installer un nouveau système de robots Kiva pour le mettre en service dès la fin 2018. L’installation de ces centaines de robots va permettre de gagner en temps et en efficacité dans son nouveau centre de distribution. Cette armée de petits robots orange  débarquent en France et désormais s’occuperont de préparer les commandes des clients.  Pour rappel Amazon avait investi près de 770 millions de dollars en 2012 pour acquérir ces robots Kiva.

Tout au service de la distribution

En installant les robots Kiva dans ces centres de distribution, Amazon compte bien donner une nouvelle dynamique dans son service de gestion des commandes des clients. Apres les Etats-Unis et d’autres pays européens, Amazon va répandre sa technologie Amazon Robotics en investissant ses nouveaux robots Kiva en France. Le géant du e-commerce va installer ces robots, dès la fin de l’année 2018, au niveau de l’entrepôt de Brétigny-sur-Orge (91), un concept inédit en France. L’entrepôt sera équipé de 3000 robots kiva qui vont déplacer les étagères vers les collaborateurs au niveau de l’entrepôt, une situation qui ne manque pas de susciter de l’inquiétude auprès des salariés.

Des engins performants

Ils sont oranges, ils ont une longueur de 96 cm, une largeur de 65 cm, une hauteur de 30 cm et ils sont capable de supporter une charge de 500 kg, ils ce sont ces fameux robots kiva qui vont désormais automatiser la distribution des produits Amazon au niveau de l’entrepôt de Brétigny-sur-Orge. Avec une vitesse de 5,5 km/h, ces engins orange vont mener la danse en déplaçant près de 15.000 armoires selon un schéma en damier bien défini. Un mécanisme bien rodé, sans chocs, qui sera automatisé grâce à des codes-barres repartis au sol et des rooters Wifi installés au plafond.

Inquiétudes des salariés

Avec l’installation d’une telle technologie innovante au niveau de son entrepôt en France, Amazon inquiète ses salariés évidemment. Mais les responsables du géant américain du e-commerce en France se veulent rassurant en annonçant que près de 2000 personnes seront embauchées en 2018. Ces nouveaux salariés vendront se rajouter aux milliers de coursiers que l’enseigne américaine emploi déjà et qui s’occupent de livrer les commandes chez les particuliers. Pour les responsables d’Amazon France, l’arrivée de ces engins n’est pas dans l’objectif de substituer aux hommes mais quand même il y aura autant de robots que de salariés.

Sécurité incendie : les enseignements du drame de la tour Grenfell

Après le terrible incendie de la tour Grenfell à Londres, les experts dénoncent les risques liés à l’utilisation d’isolants inflammables en façade et posent la question de la résistance au feu des structures des bâtiments, qui font de plus en plus appel à des matériaux combustibles.

Dans la nuit du 14 juin 2017, à Londres, le terrible incendie de la tour Grenfell, un immeuble de logements sociaux de 24 étages, cause la mort d’au moins 80 personnes. Le feu a démarré accidentellement d’un réfrigérateur dans un appartement du quatrième étage vers une heure du matin… Puis le bâtiment s’est embrasé comme une torche en moins de quinze minutes. Il était entièrement pris par les flammes au bout d’une demi-heure. L’intervention de quelque 200 pompiers, de 40 camions d’incendie et des deux plus grandes échelles d’Angleterre ne suffira pas à éviter le drame.

Les isolants au banc des accusés

Principaux accusés d’être responsables de la virulence et de la vitesse anormale de l’incendie : les panneaux d’isolation extérieure de la tour, composés de plaques de composite d’aluminium et de polyéthylène (plastique), et installés lors d’une rénovation de l’immeuble en 2016.

Même si des enquêtes sont en cours pour préciser les responsabilités de ce drame, les experts ont déjà livré leurs premières conclusions. Les matériaux de façades, en particulier le polyéthylène, étant très inflammables, le feu s’est étendu très vite sur l’axe vertical et les fumées chaudes au niveau des murs extérieurs ont accéléré sa propagation. L’aluminium, lui, fond dès 660 °C, une température largement dépassée lors d’un incendie de ce type. Quant à la lame d’air laissée entre les panneaux isolants et les parois du bâtiment (pour lutter contre l’humidité), elle a joué un rôle de cheminée, aspirant verticalement les gaz de combustion et propageant les flammes tout au long de la façade du bâtiment.

Selon les avertissements du fabricant lui-même, ce bardage composite d’aluminium et de polyéthylène était recommandé pour les immeubles de faible hauteur, inférieure à 10 mètres. Il n’était pas adapté à une tour de 67 mètres de haut. Il semble que ce soit des raisons d’économie qui aient guidé la décision d’opter pour ce revêtement bon marché, mais peu résistant au feu.

Ces plastiques, dérivés du pétrole, comme le polyéthylène, le polystyrène, le polyuréthane ou le polyisocyanurate, sont des matériaux performants pour l’isolation thermique mais sont aussi très inflammables… Et, lorsqu’ils brûlent, ils dégagent des fumées très toxiques, notamment du cyanure d’hydrogène. Un problème qui serait venu compliquer le travail des pompiers britanniques et aurait laissé peu de chances aux résidents de la tour Grenfell.

La sécurité incendie face aux nouvelles pratiques constructives

Dans le cadre d’une grande opération de vérification diligentée après la tragédie, le gouvernement britannique a déjà identifié 75 immeubles non conformes aux normes de sécurité et dotées d’un revêtement similaire composé de matériaux inflammables et présentant de grands risques de propagation rapide d’incendie par l’extérieur du bâtiment.

Un tel drame serait-il possible en France ? Commandé par le ministre de la Cohésion des territoires trois jours après l’incendie de la tour Grenfell, le rapport du CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment) a été rendu public le 17 juillet 2017 par Jacques Mézard. Le CSTB se veut rassurant pour les tours françaises comparables à celle de Londres. Il rappelle que les immeubles de grande hauteur (IGH), à partir de 50 m de haut, comprenant des logements, doivent être très compartimentés afin d’éviter la propagation des flammes et des fumées. Ils doivent aussi être équipés d’un dispositif de protection actif contre la propagation des flammes en façades, tel que des sprinklers. De plus, les isolants inflammables y sont interdits.

Mais ce rapport préliminaire du CSTB souligne également le besoin de renforcer les exigences de résultats de la réglementation incendie des bâtiments, en particulier ceux faisant l’objet de travaux de rénovation. Le rapport préconise également la réalisation d’un audit de sécurité incendie pour tous les immeubles de la 4e famille (entre 28 et 50 mètres de haut). Le ministre a d’ores et déjà commandé un rapport complémentaire visant en particulier à identifier les bâtiments « susceptibles de présenter des similitudes avec l’immeuble Grenfell en raison d’un recours à un isolant thermique semblable ».

De manière plus générale, le CSTB pointe également le décalage croissant entre le dispositif réglementaire en vigueur en matière de sécurité incendie et les nouvelles pratiques de construction, en neuf ou en réhabilitation. Augmentation de l’épaisseur des isolants (et donc de la charge combustible), isolation par l’extérieur pour éviter les ponts thermiques, étanchéité à l’air renforcée, diversification des matériaux… Les techniques évoluent pour se conformer à des exigences thermiques de plus en plus sévères. Dans une étude datant d’avant l’incendie de Londres, le Building Research Establishment, le centre national de recherche pour le bâtiment britannique, constatait également, de son côté, que les efforts d’innovation en terme d’isolation menées ces dernières années ont conduit à une « augmentation du volume de matériaux potentiellement combustibles » utilisés dans les bâtiments.

Matériaux à risques

Parmi les nouveaux risques identifiés, le rapport du CSTB évoque bien sûr le comportement au feu de certains isolants utilisés et la forte toxicité de leurs émanations gazeuses. Mais il pose aussi la question « du maintien dans le temps (durabilité) des performances de comportement au feu d’un matériau », alors que de nouveaux matériaux apparaissent sur le marché. La stabilité des structures est aussi abordée, à l’heure où celles-ci font de plus en plus appel à des matériaux combustibles comme le bois. Or, compte tenu de l’exemple récent fourni par la Californie, où des centaines d’habitations en bois sont parties en fumée suite à des incendies gigantesques, la pertinence du choix de ce matériau en construction se pose.  Le bois étant par ailleurs un isolant assez moyen, il fait de plus lui aussi appel à des matériaux isolants en grande quantité, avec tous les risques que cela suppose si les dits matériaux sont inflammables.

En effet, bien que tout soit mis en œuvre pour rassurer sur les qualités ignifuges de ce matériau, le bois brûle plus que l’acier, le béton ou la pierre. En tant que combustible, lors d’un incendie, le bois va donc nourrir le feu. Il s’enflamme entre 250 et 300°C, une température largement dépassée lors d’un incendie où le cœur du brasier peut dépasser les 1000°C. Si les matériaux utilisés pour les parois sont inflammables, ils vont contribuer au développement et à la propagation du feu… Et si la structure elle-même du bâtiment s’embrase, celui-ci risque simplement de s’effondrer.

Le code de la construction et de l’habitation prévoit ainsi une classification des matériaux en fonction de leur comportement en cas d’incendie. Deux critères sont appréciés : la réaction au feu, qui dépend de la capacité du matériau à alimenter le feu et à lui permettre de se développer, et la résistance au feu, qui correspond au temps pendant lequel les éléments de construction peuvent continuer à jouer leur rôle malgré l’action de l’incendie.

Malgré les progrès réalisés ces dernières années, notamment avec les bois ignifugés par traitement, ce matériau n’est donc pas sans risque du point de vue de la sécurité incendie et n’apporte pas les mêmes garanties que d’autres en matière de protection contre le feu. L’engouement actuel pour les constructions en bois ne tient pas vraiment compte de cette réalité d’un matériau qui, en dépit de tous les artifices techniques possibles, restera toujours un combustible.

Performance énergétique des bâtiments : solutions anciennes et nouvelles

L’arrêté du 3 mai 2007 concernant les critères de performance énergétique des bâtiments existants a été actualisé en 2017 et rentrera en vigueur au 1er janvier 2018. L’objectif est notamment l’installation de matériaux modernes aux performances énergétiques renforcées. L’idée centrale reste d’encourager voire d’imposer pour les constructions neuves des matériaux avec les meilleures performances énergétiques. 

Que dit le nouvel arrêté ?

Les ministères de l’Ecologie et de l’Environnement ont publié fin mars 2017, au Journal Officiel, l’arrêté actualisant la RT (Réglementation thermique) des bâtiments existants.  Selon le gouvernement de l’époque, la décision administrative visait à « accélérer l’atteinte de l’objectif de disposer d’un parc de bâtiments existants répondant aux standards BBC (Bâtiment basse consommation) à l’horizon 2050 (1) ».

En ce qui concerne l’isolation, le texte prévoit de relever les niveaux de performances énergétiques des matériaux installés ou remplacés (isolants, fenêtres et chaudières) tout en prenant en compte les différences de climat selon les zones géographique (arrêt du 13 juin 2008). En outre, l’arrêté, tout en se conformant aux normes européennes, prévoit un durcissement des exigences à compter du 1er janvier 2023.

L’enjeu de ce texte était également de renforcer la RT sans pour autant mettre à mal, par une ambition trop forte, le savoir-faire des maîtres d’œuvre. Aux dires des fédérations professionnelles comme la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment) et la FFB (Fédération Française du Bâtiment), l’objectif semble être atteint puisque le dispositif est défini comme « un juste équilibre permettant d’améliorer la performance et la faisabilité technique et financière (2) ». Deux axes d’efforts retiennent l’attention ; les murs et les ouvrants. En première ligne, la filière béton et les fabricants de fenêtres et de portes concentrent donc logiquement les innovations.

Un béton aux performances énergétiques de plus en plus importantes

La filière béton n’a pas attendu les différents arrêtés en matière de RT pour innover et tenter de réduire l’empreinte énergétique des bâtiments. Depuis plus de 45 ans, la marque NF Béton prêt à l’emploi, certifiée par l’AFNOR et partagée par ¾ des centrales à bétons garantit la conformité du produit aux normes définies. La norme NF EN 206/ CN par exemple, garantit la résistance ou encore la consistance du produit. Récemment (en septembre 2016), des exigences complémentaires ont été ajoutées concernant la conductivité thermique des bétons permettant une meilleure performance globale des bâtiments.

L’architecte Pierre Tourre, spécialisé dans les constructions en béton, a notamment réalisé le lycée Victor Hugo de Lunel. Certifié HQE, le bâtiment est d’après lui, « une construction durable […] cette simplicité, cette architecture soft tech, garantit : la pérennité du bâtiment, la constance des performances (énergétiques, lumière naturelle, consommation, etc.,) (3) ». De plus, l’inertie thermique du béton, c’est-à-dire sa capacité à absorber de la chaleur ou de la fraicheur et à la restituer petit à petit est qualifiée de lourde voire de très lourde par les règles Th-I RT2012. Cette caractéristique permet, sans climatisation, de profiter de températures moyennes.  Concernant le lycée de Lunel, grâce à des ventilateurs installés dans une galerie souterraine qui brassent de l’air, pour une consommation énergétique globalement très faible, la température des salles avoisine déjà les normes tolérées selon les saisons : 15 °C au lieu de 4 à 5 °C en hiver et aux alentours de 20 °C l’été plutôt que 35 °C.

Portes et fenêtres : saut qualitatif en vue

Le double-vitrage a longtemps constitué la panacée de la technologie des fenêtres. Plus aujourd’hui : travail sur le verre, les châssis, les systèmes de fermeture… Le nouvel arrêté impose une hausse des exigences pour les parois vitrées ainsi que pour les portes de maisons individuelles, les vérandas et les verrières. En outre, selon Jean-Luc Marchand, délégué du SNFA, « [ce texte] fixe des exigences de moyens pour chaque élément, de manière notamment à interdire l’entrée sur le marché de produits qui n’aurait pas d’assez bonnes performances (5) ». Concrètement, le texte dispose que les fenêtres de surface inférieure à 0,5 mètres carrés doivent être munies d’un vitrage dont le coefficient Ug est inférieur à 1,5W/m2K, de façon à favoriser des produits avec de faibles déperditions de chaleur. Concernant les fenêtres de toit devant être installées ou remplacées, elles doivent désormais bénéficier de protections solaires mobiles.

Ces évolutions réglementaires amènent les constructeurs à innover. C’est le cas par exemple de Vinci Construction et Sunspartner Technologies qui ont lancé la fenêtre connectée Horizon. D’après le journal en ligne batiweb.com, cette dernière « prend la forme d’une vitre opacifiante, permettant une réduction d’énergie pouvant aller jusqu’à 30% (6) ». De plus, comme l’expliquent les deux partenaires, cette fenêtre est « dotée de panneaux photovoltaïques transparents », permettant de stocker de l’électricité. Selon Ludovic Deblois, « un boîtier électronique permet de connecter la vitre à la gestion technique du bâtiment, mais aussi d’intégrer des capteurs qui vont permettre d’avoir de l’intelligence sur la fenêtre ».

Cette innovation à la pointe de la performance énergétique a déjà convaincu nombre d’architectes, dont le dessinateur du nouveau siège social de… Vinci, qui compte bien faire de son siège une vitrine, dans tous les sens du terme, de sa technologie.

  1. https://www.actu-environnement.com/ae/news/rt-batiments-existants-28722.php4
  2. http://www.lemoniteur.fr/article/la-reglementation-thermique-par-element-fait-des-vagues-34352032
  3. Ingénierie territoriale, le béton dans tous ses états, novembre 2016, page 16
  4. Ingénierie territoriale, le béton dans tous ses états, novembre 2016, page 17
  5. http://www.batiactu.com/edito/zdzd-48591.php
  6. http://www.batiweb.com/actualites/nouveaux-produits-du-btp/vinci-construction-et-sunpartner-technologies-lancent-la-fenetre-connectee-horizon-06-12-2016-29509.html