Performance énergétique des bâtiments : solutions anciennes et nouvelles

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L’arrêté du 3 mai 2007 concernant les critères de performance énergétique des bâtiments existants a été actualisé en 2017 et rentrera en vigueur au 1er janvier 2018. L’objectif est notamment l’installation de matériaux modernes aux performances énergétiques renforcées. L’idée centrale reste d’encourager voire d’imposer pour les constructions neuves des matériaux avec les meilleures performances énergétiques. 

Que dit le nouvel arrêté ?

Les ministères de l’Ecologie et de l’Environnement ont publié fin mars 2017, au Journal Officiel, l’arrêté actualisant la RT (Réglementation thermique) des bâtiments existants.  Selon le gouvernement de l’époque, la décision administrative visait à « accélérer l’atteinte de l’objectif de disposer d’un parc de bâtiments existants répondant aux standards BBC (Bâtiment basse consommation) à l’horizon 2050 (1) ».

En ce qui concerne l’isolation, le texte prévoit de relever les niveaux de performances énergétiques des matériaux installés ou remplacés (isolants, fenêtres et chaudières) tout en prenant en compte les différences de climat selon les zones géographique (arrêt du 13 juin 2008). En outre, l’arrêté, tout en se conformant aux normes européennes, prévoit un durcissement des exigences à compter du 1er janvier 2023.

L’enjeu de ce texte était également de renforcer la RT sans pour autant mettre à mal, par une ambition trop forte, le savoir-faire des maîtres d’œuvre. Aux dires des fédérations professionnelles comme la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment) et la FFB (Fédération Française du Bâtiment), l’objectif semble être atteint puisque le dispositif est défini comme « un juste équilibre permettant d’améliorer la performance et la faisabilité technique et financière (2) ». Deux axes d’efforts retiennent l’attention ; les murs et les ouvrants. En première ligne, la filière béton et les fabricants de fenêtres et de portes concentrent donc logiquement les innovations.

Un béton aux performances énergétiques de plus en plus importantes

La filière béton n’a pas attendu les différents arrêtés en matière de RT pour innover et tenter de réduire l’empreinte énergétique des bâtiments. Depuis plus de 45 ans, la marque NF Béton prêt à l’emploi, certifiée par l’AFNOR et partagée par ¾ des centrales à bétons garantit la conformité du produit aux normes définies. La norme NF EN 206/ CN par exemple, garantit la résistance ou encore la consistance du produit. Récemment (en septembre 2016), des exigences complémentaires ont été ajoutées concernant la conductivité thermique des bétons permettant une meilleure performance globale des bâtiments.

L’architecte Pierre Tourre, spécialisé dans les constructions en béton, a notamment réalisé le lycée Victor Hugo de Lunel. Certifié HQE, le bâtiment est d’après lui, « une construction durable […] cette simplicité, cette architecture soft tech, garantit : la pérennité du bâtiment, la constance des performances (énergétiques, lumière naturelle, consommation, etc.,) (3) ». De plus, l’inertie thermique du béton, c’est-à-dire sa capacité à absorber de la chaleur ou de la fraicheur et à la restituer petit à petit est qualifiée de lourde voire de très lourde par les règles Th-I RT2012. Cette caractéristique permet, sans climatisation, de profiter de températures moyennes.  Concernant le lycée de Lunel, grâce à des ventilateurs installés dans une galerie souterraine qui brassent de l’air, pour une consommation énergétique globalement très faible, la température des salles avoisine déjà les normes tolérées selon les saisons : 15 °C au lieu de 4 à 5 °C en hiver et aux alentours de 20 °C l’été plutôt que 35 °C.

Portes et fenêtres : saut qualitatif en vue

Le double-vitrage a longtemps constitué la panacée de la technologie des fenêtres. Plus aujourd’hui : travail sur le verre, les châssis, les systèmes de fermeture… Le nouvel arrêté impose une hausse des exigences pour les parois vitrées ainsi que pour les portes de maisons individuelles, les vérandas et les verrières. En outre, selon Jean-Luc Marchand, délégué du SNFA, « [ce texte] fixe des exigences de moyens pour chaque élément, de manière notamment à interdire l’entrée sur le marché de produits qui n’aurait pas d’assez bonnes performances (5) ». Concrètement, le texte dispose que les fenêtres de surface inférieure à 0,5 mètres carrés doivent être munies d’un vitrage dont le coefficient Ug est inférieur à 1,5W/m2K, de façon à favoriser des produits avec de faibles déperditions de chaleur. Concernant les fenêtres de toit devant être installées ou remplacées, elles doivent désormais bénéficier de protections solaires mobiles.

Ces évolutions réglementaires amènent les constructeurs à innover. C’est le cas par exemple de Vinci Construction et Sunspartner Technologies qui ont lancé la fenêtre connectée Horizon. D’après le journal en ligne batiweb.com, cette dernière « prend la forme d’une vitre opacifiante, permettant une réduction d’énergie pouvant aller jusqu’à 30% (6) ». De plus, comme l’expliquent les deux partenaires, cette fenêtre est « dotée de panneaux photovoltaïques transparents », permettant de stocker de l’électricité. Selon Ludovic Deblois, « un boîtier électronique permet de connecter la vitre à la gestion technique du bâtiment, mais aussi d’intégrer des capteurs qui vont permettre d’avoir de l’intelligence sur la fenêtre ».

Cette innovation à la pointe de la performance énergétique a déjà convaincu nombre d’architectes, dont le dessinateur du nouveau siège social de… Vinci, qui compte bien faire de son siège une vitrine, dans tous les sens du terme, de sa technologie.

  1. https://www.actu-environnement.com/ae/news/rt-batiments-existants-28722.php4
  2. http://www.lemoniteur.fr/article/la-reglementation-thermique-par-element-fait-des-vagues-34352032
  3. Ingénierie territoriale, le béton dans tous ses états, novembre 2016, page 16
  4. Ingénierie territoriale, le béton dans tous ses états, novembre 2016, page 17
  5. http://www.batiactu.com/edito/zdzd-48591.php
  6. http://www.batiweb.com/actualites/nouveaux-produits-du-btp/vinci-construction-et-sunpartner-technologies-lancent-la-fenetre-connectee-horizon-06-12-2016-29509.html

 

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ManoMano récolte 60 millions d’euros pour devenir le pionnier du bricolage et du jardinage en ligne

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Manomano le groupe français qui s’est développé dans la commercialisation en ligne d’articles de jardinage et de bricolage, a finalisé le plus grand financement depuis 2013, année de sa création. Le montant est évalué à 60 millions d’euros. Le groupe ambitionne de se lancer dans la logistique, dans le marketing. Il souhaite aussi perfectionner l’offre, les services et d’engager des profits spécialisés en IT et data.

Les ambitions de ManoMano

Ce sont des fonds qui vont permettre de développer l’activité du groupe. ManoMano vient de déclarer l’obtention d’un financement à hauteur de 60 millions auprès du groupe d’investissement General Atlantic, et aussi de ses investisseurs habituels notamment Piton Capital et Bpifrance. C’est n’est guère la première transaction de cette nature pour l’enseigne française qui s’est développée dans la commercialisation d’article de jardinage et de bricolage. En effet, le groupe avait déjà obtenu l’année passée un financement de 13 millions d’euros, aussi en 2014 il a levé 2 millions d’euros et 600 000 euros en 2013. Avec ce nouveau financement le groupe va hausser ces investissements dans le domaine du marketing dans le but de conforter sa réputation. Mais aussi ils vont pouvoir améliorer les articles et les offres de services pour sa clientèle actuelle et future. Il ambitionne aussi de renforcer ces investissements dans la logistique. Toujours dans cette optique il souhaite apporter des innovations commerciales pour soutenir les commerçants et les collaborateurs dans la numérisation de leur offre. Encore plus important, il désire investir sur des profils, spécialistes IT et data, afin de renforcer son groupe d’expansion commerciale qui se trouve au niveau de l’Allemagne et du Royaume-Uni.

Une croissance accélérée

L’une des spécificités du groupe ManoMano a été de confirmer rapidement ses ambitions de se développer vers l’étranger plus particulièrement en Europe. Les activités du groupe se sont lancées depuis 2016 en Allemagne et au Royaume-Uni, et  prépare à investir 4,5 millions d’euros pour renforcer sur ces marchés stratégiques. Actuellement le marché du continent européen de jardinage et de bricolage comptabilise 188 milliards d’euros pour l’année 2016, dont un montant de 25 milliards pour la France. Mais ManoMano va devoir faire avec les géants et leaders de la distribution Castorama et Leroy Merlin.

ManoMano a été instauré en 2013. Il s’est vite développé en passant de 9 salariés à 145 à l’heure actuelle. Les articles référencés sont passés de 30 000 à 1,2 million à l’heure où on parle. Aujourd’hui le groupe affirme une clientèle qui atteint plus de 1,9 million. En plus, les cofondateurs qui affirment comptabiliser 1 100 commerçants partenaires, imputent tout sur une stratégie centrée sur l’utilisateur, un usage axée sur la data et aussi sur une équipe de bricoleurs très compétents, qui partagent tous leurs savoirs pour réussir leurs projets. Pour cette année, ManoMano table sur un chiffre d’affaires de 290 millions d’euros, dont 250 millions pour l’hexagone, contre 89 millions en 2016, dont 75, en France.

Netflix au delà des 100 millions d’abonnés

Netflix

La plateforme de vidéo en ligne prétend disposer en ce moment 104 millions d’abonnés. Et plus de la moitié se trouve hors des États-Unis. Netflix, la plateforme américaine de vidéo en ligne vient d’atteindre et surpasse le seuil des 100 millions d’abonnés.

Les investissements à l’étranger portent leurs fruits

Selon une correspondance envoyée aux actionnaires de Netfilx, la plateforme de vidéo en ligne dénombrer 103,95 millions d’abonnés à la fin de ce mois de juin. Encore plus, il a atteint sur les trois mois précédents 5,2 millions abonnés, un nombre nettement supérieur à ce qu’il avait prévu soit seulement 3,2 millions d’abonnés. Un résultat qui n’était pas attendu par le groupe américain en moment de l’année.

Le groupe américain indique que le nombre le plus important des derniers abonnés est enregistré à l’étranger, soit 4,14 millions d’abonnés. C’est en réalité le fruit de ces énormes investissements consentis à l’étranger. Le groupe déclare aussi qu’il a bien su intégrer le marché international. Puisque le bénéfice tiré de l’intégration de leur premier marché international leur permet de réinvestir efficacement dans d’autres marchés à l’étranger. C’est ainsi qu’ils ont pu atteindre un taux de 50,1% d’abonnés qui se trouvent hors des États-Unis. Malgré ce constat très positif, le groupe note une perte 13 millions de dollars au second trimestre à l’étranger.

Des prévisions positives pour le troisième trimestre

En ce qui concerne son avenir, le groupe Netflix affiche un visage très rassurant et prévoit une tendance à la hausse des abonnés. En réalité, il s’attend à une augmentation de 4,4 millions d’abonnés et les 3,7 millions d’abonnés vont venir de l’étranger. Il estime dégager aussi au troisième trimestre un chiffre d’affaires qui atteint les 3 milliards de dollars. Ce qui représenterait alors, un bénéfice de 30 millions avec encore un bénéfice net de 143 millions. Il va encore plus loin et prévoit une progression du bénéfice par action de 32 cents alors qu’au deuxième trimestre, il était de 16 cents. Le plus important, c’est que le groupe s’attend à concrétiser son premier bénéfice annuel à l’étranger au cours de l’année 2017 et aux présents taux de change.

Dans la continuité, il prévoit de poursuivre la production de ces programmes originaux. Cette année, le groupe Netflix envisage de développer 40 productions. Le groupe précise que ces productions vont aller des blockbusters aux énormes budgets au cinéma considéré indépendant qui est pur et dur.

 

 

Technicolor contraint de revoir ses prévisions à la baisse, à cause de la hausse du prix des puces mémoires

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Il s’agirait d’un montant avoisinant les 40 millions d’euros, que le groupe technicolor envisage de réduire de sa prévision. Une décision excusée par la hausse du prix des puces mémoires. On parle désormais d’une fourchette de 420 et 480 millions d’euros, contrairement à ce qui était annoncé à savoir 460 et 520 millions d’euros.

Les raisons qui ont poussé Technicolor à revoir ses ambitions à la baisse

La hausse du prix des puces mémoires a sévèrement affecté les prévisions du géant des effets spéciaux et des outils de production vidéo. En effet technicolor avait nettement prévenu que la rentabilité de sa « maison connectée » allait subir un lourd préjudice avec la hausse du prix des puces mémoires. Une hausse fraîchement confirmée et qui semble s’inscrire dans la durée, et pendant ce temps technicolor sombre davantage dans le gouffre. Le groupe n’a pas manqué d’informer sur sa situation lors des mois précédents avec à la clef la publication, des résultats annuels de 2016 et 2017, sanctionnée d’une révision de ses ambitions pour l’horizon 2020.

A travers un communiqué rendu public, le groupe Technicolor est largement revenu sur la menace que pouvait constituer cette hausse du prix des puces mémoires. Des hausses qui ne sont pas contrôlées et qui portent préjudice au groupe. Avec une hausse de plus de 45 % sur le prix des DRAM, au terme du premier trimestre de 2016, l’addition ne cesse d’être salée avec une nouvelle hausse de 15% qui s’est opérée au terme du second trimestre. Une situation qui risque de perturber l’activité du marché d’autant plus que la forte demande des principales maisons de fabrications des téléphones smartphones n’arrive pas à être satisfaite.

Une situation d’urgence qui impose des restructurations systématiques.

Le groupe Technicolor, a par la voix de son directeur général, Frédéric Rose affirmé, lors d’une conférence téléphonique son ambition à vouloir réviser ses contrats avec ses clients, et cela, suite à l’ascension fulgurante du prix des puces mémoires. Une situation assez embarrassante pour le groupe qui souhaiterait appeler ses clients à contribution afin de pouvoir amortir la hausse du prix des puces mémoires.

Des clients qu’il ne faudrait surtout pas négliger surtout avec cette forte concurrence qui est prête à tout pour massifier ses rangs, poussant même certains adversaires à aller jusqu’à dispenser leurs clients de tout éventuels frais de bonus. Dans tous les cas de figure, l’entreprise communiquera amplement sur les décisions arrêtées pour amortir l’impact de la hausse du prix, à l’occasion de la publication des résultats du premier semestre laisse entendre le directeur général de Technicolor Frédéric Rose.

Technicolor annonce dans la foulée des prévisions faisant état, d’une baisse de 10 % du chiffre d’affaires de la « maison connecté » au premier semestre. Une situation qui sera rectifiée par un bond de 15 % au second semestre grâce notamment à une présence accrue en Amérique du Nord, mais aussi par la mise en circulation de nouveaux articles dans le continent européen.

Une possible association entre Western Digital et KKR pour les puces Toshiba

KKR

Western Digital pourrait se lancer dans une offre de rachat de la filiale mémoire du groupe Toshiba en passant par l’intégration d’un consortium constitué par le fond de capital investissement de KKR ainsi que d’investisseurs japonais épaulés par le gouvernement. D’après les informations transmises par deux sources concernées par le dossier, la société renoncerait ainsi à demander une participation majoritaire dans l’immédiat.

Un conglomérat japonais pour principal favori à l’achat

Selon les dernières nouvelles, le consortium sera, dès le départ, le grand favori pour la reprise de la filiale de Toshiba, deuxième principal producteur de mémoires NAND au plan mondial, puisqu’il regroupe entre autres le fond public INCJ, Innovation Network Corp of Japan, et la DBJ, Development Bank of Japan, s’attirant de ce fait la bénédiction de Tokyo. Cette affaire représente, pour le conglomérat, un moyen de couvrir le dépassement de coûts de Westinghouse, sa filiale américaine vouée au nucléaire, s’élevant à des milliards de dollars. Celle-ci en est encore au niveau du dépôt de bilan. De même, faisant face à une possible radiation de la Bourse de Tokyo pour cause de comptes non certifiés, Toshiba pourra rebondir grâce à cette vente qui lui rapportera des liquidités dont le groupe aura besoin pour renforcer son bilan.

Les nouvelles dispositions du groupe américain

Le groupe américain Western Digital et japonais Toshiba sont déjà associés dans l’exploitation de la principale usine de semi-conducteurs de ce dernier. Cependant, le groupe américain, spécialisé dans la production de disques durs et de mémoires, avait fait recours à un arbitrage international en vue de mettre un frein à la vente de la filiale japonaise puisqu’il n’avait pas donné son accord. Pour appuyer ses dires, il explique que cette vente contrevenait à l’accord de coentreprise passée avec Toshiba. De ce fait, il demandait l’exclusivité des droits de négociation et prônait une participation de 51% minimum au sein de l’entreprise pour obtenir une certaine compétitivité. Cependant, dès le départ, Western Digital est mal placé dans les négociations pour être le seul acquéreur des mémoires NAND de Toshiba puisque d’autres sociétés ont fait des offres bien plus importantes.

Désormais, Western Digital s’est résigné à la place d’investisseur minoritaire mais avec l’intention de mener sa participation au-delà des 50% au moment où l’INCJ et KKR seront décidés à remettre sur leur marché leurs parts ; c’est ce qu’expliquent les sources ce lundi en parlant également de leur pessimisme sur la possibilité de l’accord du ministère de l’Industrie pour un tel montage.

Un grand intérêt autour de Toshiba

Pour le ministère, le fondeur ne doit pas être détenu par une société étrangère pour des raisons de sécurité nationale comme l’expliquent les sources. Cependant, le principal concerné n’a encore fait aucun commentaire, de même que KKR, DJB et Western Digital. L’INCJ déclare ne pas vouloir commenter les conjectures.

Par ailleurs, de nombreuses sociétés ont montré leur intérêt pour la filiale de Toshiba et parmi elles le sous-traitant de Taïwan, Foxconn (Hon Hai Precision Industry), qui avait même formé un consortium avec Sharp, sa filiale japonaise, du fondeur américain Broadcom, rattaché au fonds de capital investissement de Silver Lake ainsi que Bain Capital, associé au fondeur sud-Coréen SK Hynix, d’après des sources.

Comment le digital va révolutionner l’offre de santé

Le secteur de la e-santé est en plein développement : applis dédiées, objets connectés, Big Data, télémédecine… La santé n’échappe pas à la révolution digitale. Mais elle reste un secteur à part, où doivent prévaloir qualité, éthique et relation avec le praticien.

Le boom des innovations

A Roanne, une cabine de télémédecine vient d’être installée dans une pharmacie. Conçue et développée par la société H4D, elle permet au patient d’être pesé, mesuré, et de relever un certain nombre d’indicateurs (tension, pouls…), de façon automatique. Il existe désormais aussi des robots médicaux : la société américaine Medrobotics par exemple a conçu le Flex Robotic System, équipé d’une caméra haute définition capable de guider le chirurgien (humain) dans le corps du patient.

Les objets connectés ont eux aussi largement investi le champ de la santé. La société française Withings en a fait sa spécialité, et développe et commercialise des montres, balances ou thermomètres connectés. Le principe : un appareil relève chez l’utilisateur un certain nombre de constantes (données cardiovasculaires par exemple), et transmet ces données à un smartphone ou une tablette. Elles sont alors agrégées, puis consultables et analysables, par l’utilisateur… ou un professionnel de santé. D’autres innovations reposent sur l’intelligence artificielle : la société DreamQuark par exemple a développé un algorithme de reconnaissance d’image pour détecter la rétinopathie diabétique, à partir de la photo d’un fond d’œil.

La révolution digitale dans le secteur de la santé est donc clairement en marche, et on peut gager qu’elle n’en est qu’à ses prémices. C’est à n’en pas douter une excellente chose : il s’agit d’un apport formidable pour la qualité des soins et le suivi des patients. Comme l’affirme Dominique Noel, présidente du Festival de la Communication Santé, « les applications et l’e-santé jouent un rôle crucial pour la prévention, les services à domicile et le suivi des maladies chroniques ». A condition toutefois que ces innovations ne fassent pas oublier la place centrale des praticiens de santé.

Derrière le digital… Maintenir l’accompagnement

Car la santé, en dépit des aspects commerciaux inhérents à des praticiens comme les pharmaciens, n’est pas un secteur d’activité comme les autres. Les cabines de télémédecine, comme celle de la société H4D évoquée plus haut, sont de formidables outil d’accès à la santé dans des déserts médicaux ou pour des populations qui consultent peu. Mais elles ne pourront jamais se substituer aux médecins in situ. C’est ce qu’explique Pierre Faivre, en charge de la prévention à la SMEREP, qui a installé une cabine de ce type à son siège, pour les étudiants : « le but n’est pas de remplacer une consultation, mais c’est un premier pas vers la santé, un retour dans le cercle vertueux de la prévention et du parcours du soin ». Il ajoute : « Si après cela nos étudiants font au moins la démarche de demander conseil à un pharmacien plutôt qu’à Internet, c’est aussi un bon début ».

Compte tenu des potentialités des outils numériques, ce n’est en effet vraisemblablement que le début de la « santé connectée » pour la génération des Digital natives. Plusieurs secteurs de la santé se sont ainsi déjà emparés des outils à disposition. Le réseau d’audioprothésistes Audio 2000, appartenant au groupe Optic 2000, a par exemple lancé cette année une offre reposant sur le digital : une tablette tactile, dite A2000, est prêtée au patient pendant quelques semaines, durant lesquelles il peut évaluer son appareillage en temps réel dans différents environnements. Au volant, au cinéma ou au restaurant, le porteur peut noter en direct les performances de son appareil. Cela permet ensuite à l’audioprothésiste d’affiner les réglages de la prothèse auditive à partir de ces informations. « Grâce à cette innovation, le client bénéficiera d’un accompagnement et de conseils encore plus personnalisés », explique Anne Bourgeois, la directrice du réseau Audio 2000. Le digital est devenu source de services à valeur ajoutée, pour autant qu’il continue de reposer en parallèle sur l’expertise du professionnel de santé. Pour Audio 2000, les outils digitaux restent bien un moyen et non une fin : en dépit de performances et de fonctionnalités de plus en plus poussées, ils restent malgré tout incapables de substituer à l’expertise d’un audioprothésiste.

Le site deuxiemeavis.fr est une autre initiative intéressante en matière d’innovation digitale dans la santé : il fédère un réseau de 80 médecins référents sélectionnés, qui délivrent aux patients atteints de pathologies lourdes un second avis médical en moins de 7 jours, à partir de leur dossier. Une façon de lutter, grâce au web, contre les inégalités d’accès aux soins et à l’expertise, avec un site conçu pour s’intégrer dans le parcours de soin. Car finalement, comme le résume Dominique Noel, « la relation médecin-patient reste et restera au cœur de la pratique médicale » – même si elle est amenée à évoluer avec ces nouveaux outils.

La vente de produits de santé en ligne, autre tendance qui se dessine, doit aussi apprendre à concilier place du praticien et innovation technologique. Car les médicaments, ou les lunettes, désormais vendus en ligne sous certaines conditions, ne sont pas des produits comme les autres. Optic 2000, leader du secteur de l’optique, a choisi de mettre en place un site de vente en ligne qui permet de réserver les lunettes et de les essayer grâce à une application de visagisme… Mais le retrait et les réglages doivent se faire en magasin, auprès d’un opticien qualifié. « On ne peut pas se passer de l’opticien, qui est un professionnel de santé et pas un marchand de lunettes », explique Yves Guénin, le secrétaire général d’Optic 2000.

Car si la médecine de demain sera sans nul doute digitale, le professionnel de santé et sa relation avec le patient doivent rester au cœur du modèle pour garantir la qualité et l’efficacité des soins. Et cette médecine digitale devra aussi faire face à de nouveaux défis, comme celui de la sécurité des données personnelles, essentielle à l’heure du Big Data, ou encore de celui du traitement de ces données par les professionnels. Comme le souligne Benjamin Pitrat, directeur médical d’Ad Scientiam, il faudra « aider le praticien à ne pas être submergé par ces informations » … La révolution digitale de la santé ne pourra pas être qu’une affaire de technologies !

Nokia: de bonnes perspectives dans le domaine des équipements réseaux

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Pour cette année, Nokia entrevoit des perspectives de la reprise de la demande en équipements de réseaux pour la 4G. Cette dernière pourrait partir du Japon, comme l’a signalé son Directeur Général Rajeev Suri, sans omettre des séries de contrats avec plusieurs opérateurs selon lui toujours.

Une baisse du marché en vue, mais des opportunités certaines

Dimanche dernier, Nokia a rappelé qu’il fallait s’attendre à une baisse du marché mondial des réseaux mobiles d’au moins 2% cette année, mais que toutefois, des opportunités certaines pourraient s’offrir. C’est notamment le cas en Amérique du Nord, au Japon ou encore en Inde. Par la voix de son Directeur Général Suri, on a pu entendre : « Nous pensons que le marché mondial primaire sur lequel nous sommes actif connaitra encore une baisse cette année, lais que toutefois, ce sera beaucoup mieux que l’an dernier ».

Au cours de cette même conférence donnée avant l’ouverture du salon international Mobile World Congress (MWC) à Barcelone, en s’adressant à la presse, le Directeur Général de Nokia a également évoqué de nombreuses possibilités de rapprochement entre des opérateurs aux Etats-Unis et en Inde. Selon lui, « des rumeurs de fusion-acquisition entre opérateurs vont prendre de l’ampleur en Inde et aux USA cette année ». Il faut rappeler que Nokia et certains de ses concurrents comme Ericsson et Huawei ont connus bon nombres de difficultés.

De nombreux accord ont été déjà notés

Pour Nokia, beaucoup de marchés laissent apparaitre une espérance d’un retour en hausse de la demande. C’est le cas du Japon où les technologies 4G avancées laissent penser à des investissements conséquent dans le domaine. Toujours ce même dimanche, Nokia a indiqué qu’un accord avait été conclu pour une durée de trois ans avec l’espagnol Telefonica. Ce dernier porte sur l’établissement d’un réseau haut débit à Londres de 4, 5G. Avec ce contrat Nokia passerait devant Ericsson au Royaume-Uni dans ce secteur (équipementier).

D’autres coopérations avec Intel, fournisseur de semi-conducteurs, et Verizon Communications, doivent permettre la fourniture de service 5G sur plusieurs marchés américains comme Dallas par exemple. Pour certains analystes à l’instar de Georgios Kyriakopoulos de Suntrust, les investissements des opérateurs devraient stagner encore quelques temps. Aux Etats-Unis par contre, AT&T serait en attente de la décision des autorités en charge de la concurrence, pour son possible rachat de Times Warner, pour environ 85,4 milliards de dollars.

 

Orange se lance sur le marché marocain et s’ouvre une voie en Afrique

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La marque française s’implante en Afrique et commence son entrée par le Maroc. Orange rachète 49% des parts de Meditel qui récupère le nom de la société. Cette opération est le point de départ de sa stratégie d’implantation sur le continent au fort potentiel.

L’entrée sur le marché marocain

Le secteur marocain représente la dernière opération commerciale de la société de télécommunication. A son actif, Orange compte une clientèle de plus de 250 millions d’abonnés sur le plan mondial. Selon les statistiques, c’est la première entreprise française devant BNP Paribas et les assurances AXA. D’après le classement mondial de Brand Finance, Orange se place à la 54e place de la liste.

D’après Stéphane Richard, le directeur général d’Orange, il existe une multitude d’entreprise dans le secteur du service de télécommunication dans un monde qui devient de plus en plus digital. Dans cette multitude, il est important pour les consommateurs de trouver des points de repère de confiance, continue-t-il dans sa déclaration à la presse faite dans la ville de Skhirat.

Après le changement de nom pour Orange des sociétés Mobinil en Egypte et Mobistar de Belgique, la société étend son leadership à travers plusieurs pays où elle unifie l’ensemble de ses actifs à part les nouvelles acquisitions faites en Afrique qui devront intégrer le réseau Orange pour l’année 2017.

Le directeur continue sa déclaration en ajoutant que Meditel avait du mal à évoluer sur le marché du service ADSL, face à son principal concurrent Maroc Telecom qui contrôle le marché à 99%, malgré sa clientèle de 14,2 millions. Ce qui fait que ce marché ne possède pas particulièrement de concurrence pour Stéphane Richard, demandant ainsi de rééquilibrer le marché en appliquant les règles de concurrence saine.

Les opérations d’implantation en Afrique

Selon les statistiques, le salaire moyen de la clientèle africaine est plus faible de sept fois par rapport aux abonnés français. Cependant, avec le nombre important de téléphone, le potentiel du marché africain est vraiment intéressant.

Orange s’est déjà investi dans le rachat de sociétés existantes comme Cellcom du Libéria, les branches d’Airtel en Sierra Leone et Burkina Faso et Tigo implanté en RDC. Avec un montant de 3,9 milliards d’euros de bénéfices enregistrés en Afrique et au Moyen Orient, l’entreprise se renforce dans ce secteur où elle a obtenue 12,8% de ses gains annuels.

En Tunisie, elle partage à 49% avec l’Etat mais prévoie d’augmenter ses parts dans l’entreprise locale alors que le gouvernement souhaite se retirer. D’après le PDG de la filiale Afrique et Moyen Orient d’Orange, Bruno Mettling, la société est en discussion pour augmenter ses parts du capital de 15 à 16% environ.

En Iran, le groupe montre plus de réserve sur le marché où, comme lui, plusieurs sociétés françaises voudraient se lancer. Orange fait une déclaration sur une possibilité de collaboration avec le principal opérateur de l’Iran. Stéphane Richard explique à la presse l’intérêt de la société pour cette zone qui se montre intéressant malgré la situation du pays.

 

Le secteur de l’automobile veut rendre ses voitures plus sûres

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Pour assurer une sécurité totale de leurs voitures durant toute leur durée de vie les géants de l’automobile doivent miser plus  sur les politiques sécuritaires de leur bolide selon le communiqué de ce lundi de l’autorité fédérale de la sécurité routière (NHTSA). Cette protection doit passer par le renforcement total de tous des systèmes électroniques et informatiques installés dans les voitures  pour parer à d’éventuelles attaques de pirates. La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) n’a pas cependant donné beaucoup de détails dans son discours mais elle s’est juste contentée de révéler des indications qui permettront de rendre les routes plus sûres avec l’avènement des voitures autonomes.

Une recommandation de la NHTSA en phase avec les constructeurs

Face aux recommandations de l’autorité fédérale de la sécurité routière concernant le renforcement de la sécurité des systèmes informatiques et électroniques des voitures le regroupement des grands constructeurs américains et étrangers AUTO-ISAC (Automotive Information Sharing and Analysis Center) n’a pas tardé à réagir en approuvant les directives de la NHTSA qui sont en phase avec quelques mesures déjà en cours. Ces dernières ont été mises en place depuis déjà un en réponse aux résultats  des chercheurs en sécurité.

Ces derniers lors d’un essai avaient réussi à s’accaparer et contrôler à distance une JEEP Cherokee au grand dam de son fabricant. A l’époque le constructeur de la Jeep Fiat Chrysler Automobile avait jugé nécessaire de faire revenir près d’1,4 million de ses véhicules dans l’optique de mieux les sécuriser en y incorporant un logiciel de protection pour mieux faire face aux éventuelles attaques. A la suite de Fiat Chrysler Automobile d’autres constructeurs comme BMW et Tesla avaient jugé nécessaire de renforcer la sécurité de leurs voitures.

La sécurité des voitures automatisées au cœur des débats

Les recommandations de la NHTSA  concernant le renforcement total de tous des systèmes électroniques et informatiques installés dans les voitures viennent s’ajouter aux préoccupations des analystes. Ils notent une vulnérabilité des systèmes de communication des voitures lors de leur mise à jour à distance comme  nouvelle possibilité développée par beaucoup de constructeurs.

Ces inquiétudes sont renforcées par la mise en garde du FBI (Federal Bureau of Investigation) au cours de l’année sur la mise à jour à distance des logiciels des voitures qui peut donner aux bandits une opportunité d’entrer dans les données de la voiture. Ed Markey et Richard Blumenthal deux sénateurs démocrates reprochent à la NHTSA de ne pas apporter par la même occasion une solution à ce problème de sécurité.

Cyanogen Inc améliore son système d’organisation pour fonctionner sous forme de structure différenciée

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L’entreprise américaine Cyanogen Inc éditeur du système Cyanogen Os a fait savoir dans un article de blog sa décision de changer. Ce choix concerne particulièrement deux secteurs le fonctionnement de l’entreprise. Cette dernière qui tournait dans un système entier va diviser ce dernier en plusieurs constituants permettant aux différents constructeurs et développeurs de s’y adapter. L’administration va subir des changements avec l’arrivée d’un nouveau PDG à la tête de Cyanogen Inc pour redorer le blason de la structure sujet ces mois-ci à quelques remous.

Un système modulaire pour tout type de terminal

Cyanogen annonce de nouvelles couleurs dans sa politique de développement. Cette dernière va tourner autour de son système phare et complet le Cyanogen OS d’où va éclore et développer  le Cyanogen Modular OS. Ce système modulaire va permettre aux développeurs et éditeurs d’avoir plus de possibilités dans le choix de leur système intégré et ne plus se tourner toujours vers Google. Ainsi selon un responsable de la société le programme Cyanogen Modular OS se départage du Cyanogen Os complet et peut se substituer de façon plus expérimentée au système Android expansif.

Pour ce faire le système Cyanogen Modular OS va incorporer que quelques composants du Cyanogen OS sous Android tantôt par les modules dynamiques ou par le MOD. Ces nouvelles options permettront d’avoir plus de mainmise sur Android contrairement aux options avec Google et accompagneront chaque nouvelle édition du système. A côté Cyanogen Inc va permettre à davantage des développeurs d’accéder à ses services d’intelligence artificielle en cloud avec un élargissement de ce programme. Par ce choix la jeune pousse attend ce que chaque partie du système puisse bénéficier des services intelligents. Ce système modulaire de Cyanogen va permettre de limiter le morcellement d’Android, une aubaine pour les développeurs mais à quel prix.

Une nouvelle direction à la tête de Cyanogen Inc

Cyanogen va procéder à une nouvelle organisation de sa structure pour accompagner ses nouvelles politiques de développement et dans une moindre mesure pour masquer cette annonce qui court depuis quelques jours faisant état de la mise au chômage de 20% de l’entreprise. Parmi la nouvelle organisation de la direction de Cyanogen Inc vous avez la démission du Co-fondateur et PDG de l’entreprise Kirt McMaster remplacé par l’ancien Chief Operating Officer Lior Tal. Alors que le directeur technique Steve Kondik occupe désormais le poste de Chief Science Officer rattaché au vice-président en charge de l’ingénierie Stephen Lawler.

En outre, Cyanogen Inc par une lettre adressée à ses différents agents explique ces nouveaux choix par rapport à son système qui installera une formule plus adaptable aux créateurs qui ne seront plus contenus dans le système intégral Cyanogen OS. Cependant, la jeune pousse devra batailler dur pour se faire une place parmi les éditeurs mondiaux de systèmes du fait de ses différends avec les quelques fabricants de smartphones dont l’entreprise a coopéré en plus que son partenariat avec Microsoft ne fait pas l’humanité.  Il incombe donc à Cyanogen Inc de chercher les partenaires parfaits qui lui permettront avec ses nouveaux modules de rattraper son retard.