Comment le digital va révolutionner l’offre de santé

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Le secteur de la e-santé est en plein développement : applis dédiées, objets connectés, Big Data, télémédecine… La santé n’échappe pas à la révolution digitale. Mais elle reste un secteur à part, où doivent prévaloir qualité, éthique et relation avec le praticien.

Le boom des innovations

A Roanne, une cabine de télémédecine vient d’être installée dans une pharmacie. Conçue et développée par la société H4D, elle permet au patient d’être pesé, mesuré, et de relever un certain nombre d’indicateurs (tension, pouls…), de façon automatique. Il existe désormais aussi des robots médicaux : la société américaine Medrobotics par exemple a conçu le Flex Robotic System, équipé d’une caméra haute définition capable de guider le chirurgien (humain) dans le corps du patient.

Les objets connectés ont eux aussi largement investi le champ de la santé. La société française Withings en a fait sa spécialité, et développe et commercialise des montres, balances ou thermomètres connectés. Le principe : un appareil relève chez l’utilisateur un certain nombre de constantes (données cardiovasculaires par exemple), et transmet ces données à un smartphone ou une tablette. Elles sont alors agrégées, puis consultables et analysables, par l’utilisateur… ou un professionnel de santé. D’autres innovations reposent sur l’intelligence artificielle : la société DreamQuark par exemple a développé un algorithme de reconnaissance d’image pour détecter la rétinopathie diabétique, à partir de la photo d’un fond d’œil.

La révolution digitale dans le secteur de la santé est donc clairement en marche, et on peut gager qu’elle n’en est qu’à ses prémices. C’est à n’en pas douter une excellente chose : il s’agit d’un apport formidable pour la qualité des soins et le suivi des patients. Comme l’affirme Dominique Noel, présidente du Festival de la Communication Santé, « les applications et l’e-santé jouent un rôle crucial pour la prévention, les services à domicile et le suivi des maladies chroniques ». A condition toutefois que ces innovations ne fassent pas oublier la place centrale des praticiens de santé.

Derrière le digital… Maintenir l’accompagnement

Car la santé, en dépit des aspects commerciaux inhérents à des praticiens comme les pharmaciens, n’est pas un secteur d’activité comme les autres. Les cabines de télémédecine, comme celle de la société H4D évoquée plus haut, sont de formidables outil d’accès à la santé dans des déserts médicaux ou pour des populations qui consultent peu. Mais elles ne pourront jamais se substituer aux médecins in situ. C’est ce qu’explique Pierre Faivre, en charge de la prévention à la SMEREP, qui a installé une cabine de ce type à son siège, pour les étudiants : « le but n’est pas de remplacer une consultation, mais c’est un premier pas vers la santé, un retour dans le cercle vertueux de la prévention et du parcours du soin ». Il ajoute : « Si après cela nos étudiants font au moins la démarche de demander conseil à un pharmacien plutôt qu’à Internet, c’est aussi un bon début ».

Compte tenu des potentialités des outils numériques, ce n’est en effet vraisemblablement que le début de la « santé connectée » pour la génération des Digital natives. Plusieurs secteurs de la santé se sont ainsi déjà emparés des outils à disposition. Le réseau d’audioprothésistes Audio 2000, appartenant au groupe Optic 2000, a par exemple lancé cette année une offre reposant sur le digital : une tablette tactile, dite A2000, est prêtée au patient pendant quelques semaines, durant lesquelles il peut évaluer son appareillage en temps réel dans différents environnements. Au volant, au cinéma ou au restaurant, le porteur peut noter en direct les performances de son appareil. Cela permet ensuite à l’audioprothésiste d’affiner les réglages de la prothèse auditive à partir de ces informations. « Grâce à cette innovation, le client bénéficiera d’un accompagnement et de conseils encore plus personnalisés », explique Anne Bourgeois, la directrice du réseau Audio 2000. Le digital est devenu source de services à valeur ajoutée, pour autant qu’il continue de reposer en parallèle sur l’expertise du professionnel de santé. Pour Audio 2000, les outils digitaux restent bien un moyen et non une fin : en dépit de performances et de fonctionnalités de plus en plus poussées, ils restent malgré tout incapables de substituer à l’expertise d’un audioprothésiste.

Le site deuxiemeavis.fr est une autre initiative intéressante en matière d’innovation digitale dans la santé : il fédère un réseau de 80 médecins référents sélectionnés, qui délivrent aux patients atteints de pathologies lourdes un second avis médical en moins de 7 jours, à partir de leur dossier. Une façon de lutter, grâce au web, contre les inégalités d’accès aux soins et à l’expertise, avec un site conçu pour s’intégrer dans le parcours de soin. Car finalement, comme le résume Dominique Noel, « la relation médecin-patient reste et restera au cœur de la pratique médicale » – même si elle est amenée à évoluer avec ces nouveaux outils.

La vente de produits de santé en ligne, autre tendance qui se dessine, doit aussi apprendre à concilier place du praticien et innovation technologique. Car les médicaments, ou les lunettes, désormais vendus en ligne sous certaines conditions, ne sont pas des produits comme les autres. Optic 2000, leader du secteur de l’optique, a choisi de mettre en place un site de vente en ligne qui permet de réserver les lunettes et de les essayer grâce à une application de visagisme… Mais le retrait et les réglages doivent se faire en magasin, auprès d’un opticien qualifié. « On ne peut pas se passer de l’opticien, qui est un professionnel de santé et pas un marchand de lunettes », explique Yves Guénin, le secrétaire général d’Optic 2000.

Car si la médecine de demain sera sans nul doute digitale, le professionnel de santé et sa relation avec le patient doivent rester au cœur du modèle pour garantir la qualité et l’efficacité des soins. Et cette médecine digitale devra aussi faire face à de nouveaux défis, comme celui de la sécurité des données personnelles, essentielle à l’heure du Big Data, ou encore de celui du traitement de ces données par les professionnels. Comme le souligne Benjamin Pitrat, directeur médical d’Ad Scientiam, il faudra « aider le praticien à ne pas être submergé par ces informations » … La révolution digitale de la santé ne pourra pas être qu’une affaire de technologies !

La BEI finance la start-up Qwant à hauteur de 25 M€

QwantLe moteur Qwant, alternative franco-allemande à Google, a annoncé avoir bénéficié d’un investissement de la Banque européenne d’investissement (BEI) qui soutient la start-up à hauteur de 25 millions d’euros.

Participer activement au développement du marché européen du numérique est le souhait de la Banque de l’Union européenne, face à un secteur très concurrentiel dominé par les géants de l’Internet, et à l’internationalisation des pratiques du numérique. Jeune entreprise dynamique et innovante, Qwant s’est imposé depuis 2013 comme l’un des futurs leaders européens du numérique avec le lancement en 2013 d’un moteur de recherche doté d’une méthodologie de recherche Internet adaptée aux besoins de ses utilisateurs européens. Qwant est en effet un moteur de recherche qui indexe, contextualise et classe les contenus du web, réseaux sociaux inclus, de façon à donner à ses utilisateurs une vision plus large des réponses à leurs requêtes. Le moteur s’engage sur des valeurs européennes essentielles : le respect de la vie privée des utilisateurs, l’anonymisation des requêtes, la neutralité des résultats. La vocation immédiate de Qwant est de présenter une alternative européenne crédible et fluide dans le domaine de la recherche sur internet.

Aux Etats-Unis, l’anti-Google, c’est DuckDuckGo. Le moteur de recherche s’engage en effet à ne pas pratiquer de tracking et à ne collecter aucune donnée personnelle. Et pourtant, il réalise déjà des profits. Le site PresseCitron explique en effet que «  Le moteur de recherche DuckDuckGo a été créé en 2008. Et pendant des années, tout le monde ignorait son existence. Mais lorsqu’Edward Snowden a commencé à révéler les dessous de la surveillance massive qui était menée par la NSA et les agences de renseignement des pays alliés des Etats-Unis, le trafic de DuckDuckGo a connu un bond exceptionnel. » Et ajoute :  » A l’origine, Gabriel Weinberg, le PDG, a créé DuckDuckGo dans le but de proposer des résultats de recherche différents de ceux de Google. Mais après les premières révélations de Snowden, celui-ci s’est fait remarquer parce que contrairement à Google, il pratique le zero tracking, c’est-à-dire qu’il « ne vous espionne pas ». Et actuellement, DuckDuckGo, ce n’est pas moins de 10 millions de requêtes par jour. Cette année, le site pourrait même totaliser 3 milliards de requêtes. »

Le Financement de la BEI s’inscrit dans le cadre de l’initiative Horizon 2020 et notamment du Programme « InnovFin – financement européen de l’innovation » qui offre des produits sur mesure pour le financement de projets de recherche et d’innovation (R-I), menés par des entreprises de petite, moyenne et grande dimension et par les promoteurs d’infrastructures de recherche.

Numérique : Comment réguler une économie sans frontières ?

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Economie numériqueFrance Stratégie publie une note qui propose la construction d’un écosystème numérique sans frontières, dans le prolongement du rapport Enderlein & Pisani-Ferry et des déclarations de leur gouvernement respectif, la France et l’Allemagne.

La France et l’Allemagne pourraient être les fers de lance d’un marché unique européen du numérique qui permette aux entreprises européennes d’atteindre un rang mondial. Les auteurs du rapport appellent en ce sens à la construction d’un écosystème numérique sans frontières. La note publiée par France Stratégie détaille et prolonge cette proposition autour de quatre axes prioritaires.

La régulation des plateformes
Il convient de renforcer la position franco-allemande pour s’assurer que les positions dominantes actuelles acquises par les entreprises américaines restent contestables et que les principes de libre concurrence soient respectés (non-discrimination des fournisseurs de contenus, loyauté quant aux contenus affichés, accès libre des utilisateurs aux contenus de leur choix). Ce renforcement permettrait de dépasser les dissensions existantes au sein de l’UE et d’éviter le recours à une règlementation unilatérale contreproductive. L’exemple de l’Espagne est assez parlant : le service Google News a été suspendu lorsque le gouvernement a instauré un mécanisme de rémunération des sociétés de presse.

La fiscalité
L’Europe doit esquisser une fiscalité intégrée des entreprises du numérique pour effacer les effets délétères de l’optimisation fiscale. L’intégration fiscale consisterait en la mesure du profit des entreprises numériques au niveau européen et sa répartition entre les États membres au prorata de l’activité de l’entreprise. Mettre en oeuvre une telle solution impliquerait de définir les clés de répartition à l’échelle nationale du profit évalué au niveau européen. Une règlementation européenne serait nécessaire pour mettre à disposition des autorités fiscales les données pertinentes sur l’activité des plateformes (nombre d’utilisateurs, volume de données collectées ou encore dépenses publicitaires des annonceurs).
Le calcul du profit au niveau européen et sa répartition par pays ne seront réellement efficaces que s’ils s’accompagnent de l’instauration d’un taux unique d’imposition des profits sur la part du profit alloué à chaque pays au sein de l’Union européenne.

L’économie de la donnée
L’exploitation des données personnelles est au coeur de la création de valeur de l’économie numérique. Les questions d’accès et d’appropriation sont centrales. Il est donc nécessaire d’avoir une approche commune des données d’intérêt général qui seraient ouvertes et publiées dans un format commun (open data) pour améliorer l’efficacité et la transparence de l’action publique.

La politique de libre accès aux travaux scientifiques, actuellement en place en Allemagne et envisagée en France pour les publications financées principalement sur fonds publics, doit être étendue pour accélérer la diffusion des connaissances.

Enfin, il s’agit de poser un cadre de protection des données personnelles et de définir, dans ce cadre, un protocole d’échange, d’interopérabilité et de portabilité des données facilitant leur circulation. Le droit à l’autodétermination informationnelle, envisagé dans le projet de loi Lemaire, va dans ce sens.

L’Internet des objets
La France est parmi les plus avancés tant au niveau de l’écosystème numérique (électronique, informatique, design, finance) que de celui des acteurs institutionnels (plan « objets connectés » dans le cadre de l’Industrie du futur, cité connectée à Angers, French Tech, BPI France). Mais l’Europe doit rattraper son retard en matière de standardisation pour permettre aux entreprises européennes d’atteindre un rang mondial. Il s’agit donc de veiller à un degré d’ouverture suffisant des standards dominants et de réduire le nombre de standards susceptibles de faire l’objet d’un soutien public en Europe en cas de risque de fragmentation des marchés.

Téléchargez la note d’analyse Le numérique. Comment réguler une économie sans frontières ? sur notre site internet.

Des entreprises toujours plus interconnectées

interconnexionDe plus en plus d’entreprises éprouvent le besoin d’être interconnectées, du fait de l’essor du cloud, du « big data » et de l’Internet des objets. Encore faut-il qu’elles disposent d’applis et de données partagées.

Un récent article paru dans La Tribune explique que le phénomène d’interconnexion est lié à la nécessité de récupération et de partage de données : « Si, par le passé, les sociétés étaient simplement habituées à n’avoir que des relations avec leurs fournisseurs ou leurs clients, elles sont désormais contraintes de s’ouvrir pour récupérer et partager des informations avec des acteurs nouveaux. C’est par exemple le cas de tous les grands groupes qui collaborent avec des startups pour développer des business innovants. Ou encore des entreprises qui décident de se diversifier dans des secteurs parfois éloignés de leurs cœur de métier, mais où le digital leur offre des opportunités. Depuis plusieurs années, Orange s’attaque au monde de la banque. Ce lundi, l’opérateur télécoms, qui s’est allié avec Visa, a dévoilé Orange Cash, une solution de paiement sans contact sur smartphone. »

Or, selon une étude mondiale menée par Equinix sur l’entreprise interconnectée, l’infrastructure informatique traditionnelle des entreprises n’est pas conçue pour faire face à l’ère de l’interconnexion. En conséquence, les entreprises passent à l’action et c’est une véritable course à l’interconnexion qui s’opère. En France, 76% des entreprises veulent s’interconnecter d’ici 2017. 82% des entreprises françaises connaissent la notion et 96% comprennent son importance pour rester dans la course. En outre, 84% des entreprises françaises vont déployer une interconnexion multi-cloud au cours des 5 prochaines années.

Les principales tendances sont la cybersécurité, la souveraineté des données, les déploiements cloud et cloud hybride ainsi que la durabilité. Les principaux obstacles sont les coûts d’évolutivité, la disponibilité des systèmes, la disponibilitié/maturité cloud ou mobile ainsi que les vulnérabilités d’accès cloud ou mobile. « Les applications, employés et données passent rapidement à l’extérieur des frontières traditionnelles du datacentre, mais la demande en faveur une expérience sécurisée, sans accroc et haute performance est plus forte que jamais. Il est impossible de répondre à ces attentes sans un niveau d’interconnexion tout simplement inaccessible uniquement sur l’Internet public. » indique dans l’étude Lance Weaver, directeur technique des solutions cloud, GE. Jim Davis, analyste, The 451 Group prévoit quant à lui que « Face à la recrudescence des services dépendant de la vitesse et de la fiabilité des réseaux, et dans le contexte actuel de prolifération des contenus, nous sommes convaincus que la demande en matière d’installations d’interconnexion va continuer à augmenter, en particulier au niveau mondial et dans les marchés en dehors du top 10 aux États-Unis. »

Télécharger l’étude « The Enterprise of the Future : Unleashing the Interconnected Enterprise »

Colas dévoile Wattway, la route solaire

WattwayFruit de cinq années de R&D en partenariat entre le spécialiste des infrastructures de transport et l’Institut National de l’Energie Solaire, cette innovation majeure donne à la route une nouvelle fonction de production d’énergie renouvelable.

Wattway est un concept de revêtement routier photovoltaïque constitué de dalles qui comprennent des cellules photovoltaïques enrobées dans un substrat multicouche. Ces cellules captent l’énergie solaire au travers d’une très fine feuille de silicium polycristallin permettant de produire de l’électricité. Connectées à un boîtier latéral en sous-face intégrant les composants de sûreté électrique, les dalles sont adaptables aux routes du monde entier et capables de supporter la circulation de tout type de véhicule, y compris les poids lourds. Très fines (quelques millimètres d’épaisseur) et pourtant résistantes, antidérapantes, conçues pour durer, les dalles Wattway sont posées et collées directement sur la chaussée, sans travaux de génie civil. Le procédé Wattway utilise les infrastructures déjà existantes : pas besoin de détruire pour reconstruire.

Cette innovation introduit une rupture majeure en conférant à la route une nouvelle fonction de production locale d’énergie propre et renouvelable, en complément de son usage traditionnel de support de la mobilité. Wattway permettra ainsi d’alimenter l’éclairage public, les enseignes lumineuses, les tramways, mais aussi les logements, les bureaux, etc. Par exemple, 20 m² de chaussée Wattway suffisent à approvisionner un foyer en électricité (hors chauffage), et, grâce à 1 km linéaire de route équipée de dalles Wattway, il est possible d’éclairer une ville de 5 000 habitants (sources ADEME).

Dès lors que la route produit de l’électricité, elle est connectée. Le développement massif de capteurs permet d’avoir en temps réel des informations sur l’état du trafic, de gérer celui-ci de façon dynamique et de mettre en place des systèmes d’autodiagnostic de la chaussée, dans une perspective de route intelligente et communicante. On peut imaginer également un rechargement des véhicules électriques par le biais de la technologie de l’induction. Wattway est proposé aujourd’hui pour des sites pilotes, à des partenaires publics (collectivités locales) et privés (entreprises) souhaitant participer au lancement de cette innovation dans le cadre de la politique de transition énergétique.

Wattway adresse deux marchés clés : dans les zones urbaines, où les enjeux de transition énergétique et de « smart cities » sont forts. Cette technologie solaire apporterait une énergie renouvelable au plus près des lieux où la consommation d’électricité est la plus élevée et où la demande est en croissance constante. Le second marché, ce sont les régions isolées, où la faible densité de population rend les coûts de raccordement au réseau électrique prohibitifs. La route solaire Wattway permettrait de créer des infrastructures de production d’énergie locales et pérennes en circuit court.

Amelia, agent cognitif d’IPsoft

AmeliaIPsoft a annoncé aujourd’hui la version 2.0 d’Amelia, sa plateforme d’intelligence artificielle qui automatise les tâches cognitives d’un vaste éventail de fonctions commerciales. Les nouvelles mises à jour rapprochent Amelia des capacités cognitives humaines.

Les capacités cognitives de base d’Amelia étendront la palette de rôles qu’elle peut jouer et l’ampleur des connaissances qu’elle peut absorber. Parallèlement, son apparence physique et son expressivité ont été transformées afin d’en faire un avatar plus humain, capable de renforcer l’engagement avec les clients. Sa nouvelle forme animée a été entièrement remaniée, fondée sur celle d’une personne véritable.

« Nous approchons rapidement le moment où la technologie arrive aux portes de Turing, où l’intelligence des machines commence à atteindre l’intelligence humaine. Amelia sera la pionnière de cette évolution, nous invitant à évaluer de nouveau la relation entre l’humain et la machine afin de créer une planète plus efficace. » a déclaré Chetan Dube, directeur général d’IPsoft.

La version 2.0 d’Amelia propose des améliorations en matière de compréhension de la gestion du dialogue et d’engagement émotionnel grâce aux développements technologiques suivants :

Mémoire : La mémoire déclarative d’Amelia est maintenant composée d’une mémoire épisodique et d’une mémoire sémantique, exactement la manière dont la mémoire humaine est organisée. Chez les humains, la mémoire sémantique active les cortex frontal et temporal, tandis que l’activité associée à la mémoire épisodique se situe principalement dans l’hippocampe. De même, la mémoire épisodique d’Amelia lui donne un aperçu cognitif de diverses expériences et d’événements dans le temps sous une forme autobiographique séquentielle. Sa mémoire sémantique lui offre un dossier structuré des faits, des significations, des concepts et des connaissances du monde du client. La combinaison de ces deux mémoires fait qu’Amelia peut dialoguer de manière naturelle, sans être limitée par des flux statiques.

Compréhension contextuelle : Les concepts et les idées du cerveau humain sont liés de manière sémantique ; penser au sujet de quelque chose ou déclencher un jeu de neurones dans la tête prépare les autres qui y sont associées, et il est plus probable qu’elles se déclenchent ensuite à l’avenir. Ceci permet le questionnement localisé du cerveau humain comparativement aux recherches typiques fondées sur des algorithmes qui analysent toutes les données avant d’essayer de calculer une réponse. Amelia imite ceci afin qu’elle puisse obtenir de l’information rapidement et de manière fiable à partir d’un jeu de connaissances étendu et complexifié.

Réactivité émotionnelle : De plus en plus, les recherches démontrent qu’une meilleure expérience client est directement associée à l’empathie démontrée par l’agent tout au long de leur interaction. Outre son quotient émotionnel (QE), Amelia possède maintenant un vecteur de l’humeur et de la personnalité dans un espace émotionnel 3D. Ceci lui permet de tenir compte de chaque interaction avec le client et d’adapter ses réponses en conséquence, afin d’offrir un service personnalisé à chaque client.

Palmarès du concours d’innovation de Valeo : la voiture de 2030

ValeoL’équipementier automobile a dévoilé la semaine dernière les résultats de son concours international dédié à l’innovation. Pour la deuxième année consécutive, Valeo a demandé aux élèves ingénieurs et étudiants du monde entier de devenir acteurs de l’innovation automobile en imaginant l’équipement qui rendrait, entre aujourd’hui et 2030, la voiture plus intelligente et plus intuitive.

1 324 équipes, soit près de 40% de plus que l’an passé, issues de 89 pays, se sont inscrites pour inventer et développer des solutions audacieuses et révolutionnaires pour l’automobile de 2030. Les experts de Valeo ont examiné de très nombreux projets, principalement dans le domaine de l’aide à la conduite, de la conduite autonome et de la sécurité. Les élèves ingénieurs se sont emparés de toutes les opportunités créées par les technologies numériques pour les adapter à l’automobile et renforcer ainsi la sécurité à bord des véhicules qui deviennent de plus en plus autonomes.

Un jury, constitué de personnalités éminentes du monde scientifique ainsi que de membres du groupe Valeo, présidé par Jacques Aschenbroich, directeur général du Groupe, a distingué aujourd’hui les trois équipes lauréates. Le premier prix a été décerné à l’équipe chinoise, « Falcon View » de Peking University, qui propose d’améliorer le système de détection de l’environnement des véhicules autonomes en remplaçant les lasers par un système plus économique. L’équipe présente une innovation basée sur des caméras embarquées dans les roues du véhicule. Deux équipes remportent la deuxième place ex aequo : L’équipe allemande « Auto Gen Z » de l’Universität des Saarlandes qui expose un système connecté renforçant la sécurité routière, en combinant les trois rétroviseurs d’un véhicule en un seul écran large accessible d’un seul coup d’oeil. L’innovation inclue également un système d’alerte en cas de danger proche. L’équipe indienne « M.A.D » de Sri Aurobindo International Center of Education à Pondichéry a également présenté un système connecté renforçant la sécurité routière. En se basant sur la navigation satellite, la technologie alerte le conducteur en temps réel d’un danger imminent afin d’éviter les collisions sur les routes.

L’équipe grande gagnante s’est vue remettre la somme de 100 000 euros. Les deux équipes arrivées en deuxième position ont, quant à elles, reçu une dotation de 10 000 euros chacune. A l’issue de cette cérémonie, Valeo a donné le coup d’envoi de la troisième édition qui récompensera non seulement l’innovation technologique mais également l’idée présentant de nouveaux modes d’utilisation de la voiture. Pour chacune de ces deux catégories, l’équipe vainqueur recevra 100 000€. Dorénavant, tous les étudiants, sans distinction de spécialité, peuvent s’inscrire dès maintenant sur le site internet dédié au concours.

Pour plus d’information : https://valeoinnovationchallenge.valeo.com/

Le Zero Day, une vulnérabilité de plus en plus préoccupante pour les entreprises

Zero Day1La menace Zero-Day est de plus en plus présente pour les acteurs économiques du fait de leur hyper-connectivité.

Les zero-day, failles inconnues des fabricants de logiciel et qui n’ont pas été encore rendues publiques, sont devenues l’objet d’un véritable marché tant les enjeux sont élevés. L’entreprise Zerodium a récemment promis un million d’euros à la personne qui trouvera la faille information dans le nouveau système d’Apple, le iOS9.

Le Monde explique que cette jeune entreprise (émanation de Vupen, société française) sur le marché de la sécurité informatique est spécialisée sur les failles Zero-day « qu’elle achète à des hackers, puis revend le plus souvent de grandes agences de renseignement occidentales qui cherchent un moyen d’espionner leurs cibles – Vupen, puis Zerodium, ont affirmé ne pas travailler avec des régimes autoritaires. » Le quotidien ajoute que « la somme d’un million de dollars est sans précédent, mais montre bien la valeur de ce type de faille dans un monde surconnecté. Une vulnérabilité zero day est une faille logicielle qui n’a pas encore été découverte par le fabriquant. « Elle peut ensuite être exploitée avant que le fabriquant ne s’en rende compte et la corrige en urgence. Cette attaque est alors nommée attaque zero day », selon les termes de l’entreprise de sécurité Symantec. « Il n’existe quasiment aucune défense contre une attaque zero day », expliquaient deux chercheurs des laboratoires de l’entreprise dans une étude publiée en 2012. »

« Pour certains, ces marchands de failles critiques s’apparentent aux seigneurs de la guerre des temps modernes. En s’adonnant à ces pratiques, ils ne font pas que vendre des vulnérabilités, mais vendent également les balles de la cyberguerre. Pour d’autres par contre, c’est l’impérieuse réalité qu’impose la généralisation des connaissances. Ainsi, il serait juste de pouvoir tirer profit d’une manière ou d’une autre de ses talents, quitte à le faire au détriment de la communauté. » indique le site Developpez.com.

L’article du Monde indique par ailleurs que « les fournisseurs de logiciels, qui n’ont ni intérêt à laisser des failles sans correction ni à ce qu’elles atterrissent dans de mauvaises mains, peuvent aussi avoir une attitude proactive. Ainsi, de nombreuses entreprises proposent des « Bounty Programs », à savoir un système de prime pour tout personne signalant discrètement une vulnérabilité sérieuse et vérifiée. »

So Grid : le réseau électrique de demain

So GridSo Grid, contraction de « Sud-Ouest » et du terme anglais « grid » signifiant réseau, est un projet industriel mené par ERDF et STMicroelectronics, au sein d’un consortium de 10 partenaires à Toulouse, officiellement lancé le 11 avril 2013.

Le projet So Grid mobilisera plus d’une centaine d’acteurs, chercheurs et industriels jusqu’à fin 2015. So Grid s’inscrit dans une démarche globale visant à développer les Smart Grids et l’observabilité du réseau dans un contexte d’augmentation des usages de l’électricité et des productions décentralisées de sources énergies renouvelables.

Les membres du consortium ont donc mis au point cinq équipements spécifiques, qui permettent de connaître en temps réel les besoins en énergie des consommateurs et ainsi gérer l’apport d’électricité en fonction des sources disponibles (nucléaire, éolien, solaire, …), tout en communiquant directement par ce même réseau. BFM Business explique que les premiers concernés par cette expérimentation sont 1.000 foyers qui « ont été dotés de deux outils particuliers. Un compteur communicant –qui diffère du compteur intelligent Linky actuellement en cours de déploiement dans l’Hexagone– couplé à un petit boîtier, sorte de « data center » chargé d’analyser les données de consommation. Au niveau des transformateurs électriques, un boîtier nommé « T-pass » a été ajouté afin de faire transiter en temps réel les données concernant l’offre et les besoins en électricité. Enfin les réseaux haute et moyenne tension ont eux aussi reçu des systèmes de gestion en temps réel. » Très concrètement, pas moins de 300 équipements connectés, en plus des 1 000 compteurs, vont ainsi être installés sur le réseau de distribution pendant la phase de test, pour valider la pertinence technique de l’infrastructure. « C’est bien une première mondiale, qui doit nous permettre d’expérimenter toute une chaîne de communication sur le réseau, jusqu’au client final », souligne Gilles Capy, directeur interrégional d’ERDF pour le Sud-Ouest.

Pour l’Usine Digitale, « L’enjeu est considérable. L’ambition des partenaires de Sogrid est ni plus ni moins que de se positionner très vite sur le marché mondial avec un standard international de communication sur les réseaux électriques. « Le test toulousain doit être compris comme une préfiguration du réseau électrique de demain », insiste encore le directeur interrégional d’ERDF pour le Sud-Ouest, avant de rappeler un chiffre : le potentiel du marché international a été évalué à 1,7 milliard de matériels électriques intelligents. Rendez-vous dans un an, pour le bilan de ce premier test grandeur nature. »

Sanofi collabore avec Google Life Sciences dans la lutte contre le diabète

SanofiLe leader mondiale de la santé et le géant de l’internet s’associent pour améliorer les résultats cliniques dans le diabète.

Sanofi et la Division Sciences de la vie de Google annoncent aujourd’hui la mise en place d’une collaboration pour améliorer la prise en charge et les résultats cliniques des personnes atteintes de diabète de type 1 et de type 2. Cette collaboration permettra de combiner les traitements et dispositifs médicaux dans le diabète de Sanofi, et les méthodes d’analyse de données, l’électronique miniaturisée et les puces de faible puissance de Google. Les deux entreprises étudieront les moyens d’améliorer la prise en charge du diabète en développant de nouveaux outils comme des indicateurs de santé tels que la glycémie sanguine et les niveaux d’hémoglobine A1c, les informations rapportées par les patients, les régimes médicamenteux et les dispositifs de détection.

Le diabète est une maladie chronique qui survient lorsque le pancréas n’est plus en mesure de secréter de l’insuline ou lorsque l’organisme ne peut utiliser efficacement l’insuline qu’il produit. L’insuline est une hormone sécrétée par le pancréas dont le rôle essentiel est de permettre au glucose provenant de l’alimentation de passer dans la circulation sanguine et d’entrer dans les cellules où il est transformé en énergie. Tous les glucides sont dégradés en glucose dans le sang. L’insuline permet au glucose de pénétrer dans les cellules. L’incapacité à produire de l’insuline ou à l’utiliser efficacement entraîne une augmentation des concentrations de glucose dans le sang (ou hyperglycémie). À terme, l’hyperglycémie provoque des lésions et des dysfonctionnements graves de différents organes et tissus.

Selon Le Monde, « le marché du diabète est l’un des plus lucratifs et l’un des plus compétitifs du secteur pharmaceutique. Evaluate Pharma, un cabinet de conseil, estime que les ventes d’anti-diabétiques ont rapporté plus de 41 milliards de dollars (36,3 milliards d’euros) aux laboratoires en 2014, et pourraient dépasser 60 milliards de dollars (53 milliards d’euros) dès 2020. Champion incontesté, le danois Novo Nordisk truste 30 % du marché devant Sanofi. » le quotidien poursuit : « Avec 23 % des ventes mondiales, le français est bien positionné, mais Lantus, son insuline star avec plus de 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2014, a perdu cette année son brevet. Sa remplaçante, baptisée Toujeo, ne devrait pas rencontrer le même succès, d’autant que plusieurs laboratoires s’apprêtent à lancer des médicaments concurrents. L’alliance avec Google fera-t-elle la différence ? »