Comment le digital va révolutionner l’offre de santé

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Le secteur de la e-santé est en plein développement : applis dédiées, objets connectés, Big Data, télémédecine… La santé n’échappe pas à la révolution digitale. Mais elle reste un secteur à part, où doivent prévaloir qualité, éthique et relation avec le praticien.

Le boom des innovations

A Roanne, une cabine de télémédecine vient d’être installée dans une pharmacie. Conçue et développée par la société H4D, elle permet au patient d’être pesé, mesuré, et de relever un certain nombre d’indicateurs (tension, pouls…), de façon automatique. Il existe désormais aussi des robots médicaux : la société américaine Medrobotics par exemple a conçu le Flex Robotic System, équipé d’une caméra haute définition capable de guider le chirurgien (humain) dans le corps du patient.

Les objets connectés ont eux aussi largement investi le champ de la santé. La société française Withings en a fait sa spécialité, et développe et commercialise des montres, balances ou thermomètres connectés. Le principe : un appareil relève chez l’utilisateur un certain nombre de constantes (données cardiovasculaires par exemple), et transmet ces données à un smartphone ou une tablette. Elles sont alors agrégées, puis consultables et analysables, par l’utilisateur… ou un professionnel de santé. D’autres innovations reposent sur l’intelligence artificielle : la société DreamQuark par exemple a développé un algorithme de reconnaissance d’image pour détecter la rétinopathie diabétique, à partir de la photo d’un fond d’œil.

La révolution digitale dans le secteur de la santé est donc clairement en marche, et on peut gager qu’elle n’en est qu’à ses prémices. C’est à n’en pas douter une excellente chose : il s’agit d’un apport formidable pour la qualité des soins et le suivi des patients. Comme l’affirme Dominique Noel, présidente du Festival de la Communication Santé, « les applications et l’e-santé jouent un rôle crucial pour la prévention, les services à domicile et le suivi des maladies chroniques ». A condition toutefois que ces innovations ne fassent pas oublier la place centrale des praticiens de santé.

Derrière le digital… Maintenir l’accompagnement

Car la santé, en dépit des aspects commerciaux inhérents à des praticiens comme les pharmaciens, n’est pas un secteur d’activité comme les autres. Les cabines de télémédecine, comme celle de la société H4D évoquée plus haut, sont de formidables outil d’accès à la santé dans des déserts médicaux ou pour des populations qui consultent peu. Mais elles ne pourront jamais se substituer aux médecins in situ. C’est ce qu’explique Pierre Faivre, en charge de la prévention à la SMEREP, qui a installé une cabine de ce type à son siège, pour les étudiants : « le but n’est pas de remplacer une consultation, mais c’est un premier pas vers la santé, un retour dans le cercle vertueux de la prévention et du parcours du soin ». Il ajoute : « Si après cela nos étudiants font au moins la démarche de demander conseil à un pharmacien plutôt qu’à Internet, c’est aussi un bon début ».

Compte tenu des potentialités des outils numériques, ce n’est en effet vraisemblablement que le début de la « santé connectée » pour la génération des Digital natives. Plusieurs secteurs de la santé se sont ainsi déjà emparés des outils à disposition. Le réseau d’audioprothésistes Audio 2000, appartenant au groupe Optic 2000, a par exemple lancé cette année une offre reposant sur le digital : une tablette tactile, dite A2000, est prêtée au patient pendant quelques semaines, durant lesquelles il peut évaluer son appareillage en temps réel dans différents environnements. Au volant, au cinéma ou au restaurant, le porteur peut noter en direct les performances de son appareil. Cela permet ensuite à l’audioprothésiste d’affiner les réglages de la prothèse auditive à partir de ces informations. « Grâce à cette innovation, le client bénéficiera d’un accompagnement et de conseils encore plus personnalisés », explique Anne Bourgeois, la directrice du réseau Audio 2000. Le digital est devenu source de services à valeur ajoutée, pour autant qu’il continue de reposer en parallèle sur l’expertise du professionnel de santé. Pour Audio 2000, les outils digitaux restent bien un moyen et non une fin : en dépit de performances et de fonctionnalités de plus en plus poussées, ils restent malgré tout incapables de substituer à l’expertise d’un audioprothésiste.

Le site deuxiemeavis.fr est une autre initiative intéressante en matière d’innovation digitale dans la santé : il fédère un réseau de 80 médecins référents sélectionnés, qui délivrent aux patients atteints de pathologies lourdes un second avis médical en moins de 7 jours, à partir de leur dossier. Une façon de lutter, grâce au web, contre les inégalités d’accès aux soins et à l’expertise, avec un site conçu pour s’intégrer dans le parcours de soin. Car finalement, comme le résume Dominique Noel, « la relation médecin-patient reste et restera au cœur de la pratique médicale » – même si elle est amenée à évoluer avec ces nouveaux outils.

La vente de produits de santé en ligne, autre tendance qui se dessine, doit aussi apprendre à concilier place du praticien et innovation technologique. Car les médicaments, ou les lunettes, désormais vendus en ligne sous certaines conditions, ne sont pas des produits comme les autres. Optic 2000, leader du secteur de l’optique, a choisi de mettre en place un site de vente en ligne qui permet de réserver les lunettes et de les essayer grâce à une application de visagisme… Mais le retrait et les réglages doivent se faire en magasin, auprès d’un opticien qualifié. « On ne peut pas se passer de l’opticien, qui est un professionnel de santé et pas un marchand de lunettes », explique Yves Guénin, le secrétaire général d’Optic 2000.

Car si la médecine de demain sera sans nul doute digitale, le professionnel de santé et sa relation avec le patient doivent rester au cœur du modèle pour garantir la qualité et l’efficacité des soins. Et cette médecine digitale devra aussi faire face à de nouveaux défis, comme celui de la sécurité des données personnelles, essentielle à l’heure du Big Data, ou encore de celui du traitement de ces données par les professionnels. Comme le souligne Benjamin Pitrat, directeur médical d’Ad Scientiam, il faudra « aider le praticien à ne pas être submergé par ces informations » … La révolution digitale de la santé ne pourra pas être qu’une affaire de technologies !

Nokia: de bonnes perspectives dans le domaine des équipements réseaux

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Pour cette année, Nokia entrevoit des perspectives de la reprise de la demande en équipements de réseaux pour la 4G. Cette dernière pourrait partir du Japon, comme l’a signalé son Directeur Général Rajeev Suri, sans omettre des séries de contrats avec plusieurs opérateurs selon lui toujours.

Une baisse du marché en vue, mais des opportunités certaines

Dimanche dernier, Nokia a rappelé qu’il fallait s’attendre à une baisse du marché mondial des réseaux mobiles d’au moins 2% cette année, mais que toutefois, des opportunités certaines pourraient s’offrir. C’est notamment le cas en Amérique du Nord, au Japon ou encore en Inde. Par la voix de son Directeur Général Suri, on a pu entendre : « Nous pensons que le marché mondial primaire sur lequel nous sommes actif connaitra encore une baisse cette année, lais que toutefois, ce sera beaucoup mieux que l’an dernier ».

Au cours de cette même conférence donnée avant l’ouverture du salon international Mobile World Congress (MWC) à Barcelone, en s’adressant à la presse, le Directeur Général de Nokia a également évoqué de nombreuses possibilités de rapprochement entre des opérateurs aux Etats-Unis et en Inde. Selon lui, « des rumeurs de fusion-acquisition entre opérateurs vont prendre de l’ampleur en Inde et aux USA cette année ». Il faut rappeler que Nokia et certains de ses concurrents comme Ericsson et Huawei ont connus bon nombres de difficultés.

De nombreux accord ont été déjà notés

Pour Nokia, beaucoup de marchés laissent apparaitre une espérance d’un retour en hausse de la demande. C’est le cas du Japon où les technologies 4G avancées laissent penser à des investissements conséquent dans le domaine. Toujours ce même dimanche, Nokia a indiqué qu’un accord avait été conclu pour une durée de trois ans avec l’espagnol Telefonica. Ce dernier porte sur l’établissement d’un réseau haut débit à Londres de 4, 5G. Avec ce contrat Nokia passerait devant Ericsson au Royaume-Uni dans ce secteur (équipementier).

D’autres coopérations avec Intel, fournisseur de semi-conducteurs, et Verizon Communications, doivent permettre la fourniture de service 5G sur plusieurs marchés américains comme Dallas par exemple. Pour certains analystes à l’instar de Georgios Kyriakopoulos de Suntrust, les investissements des opérateurs devraient stagner encore quelques temps. Aux Etats-Unis par contre, AT&T serait en attente de la décision des autorités en charge de la concurrence, pour son possible rachat de Times Warner, pour environ 85,4 milliards de dollars.

 

Les bonnes notes de TOTAL malgré le contexte et l’environnement

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total

Décidément le groupe pétrolier français ne sent pas la crise que traverse son secteur avec la chute des cours du pétrole. En effet le groupe français a réalisé un chiffre d’affaire de 6,2 milliards de dollars soit l’une des plus grandes performances du secteur.  En effet les comptes publiés ce jeudi 09 Février 2015 montre que le groupe TOTAL a engrangé un bénéfice net ajusté de 8,3 milliards de dollars soit 7,8 milliards d’euro. Mais avec des dépréciations dans le secteur du gaz de l’ordre de 2 milliards ces chiffres ont été revus à la baisse ce qui fait 6,2 milliards de dollars. De quoi rendre heureux et fier Patrick Pouyanné, le PDG de Total qui se place ainsi devant la britannique BP, l’américaine Chevron, l’anglo-néerlandaise Shell et même Exxon Mobil pour le compte de l’année 2016. Ainsi le patron de Total estime que son groupe a largement dominé ses concurrents sur la marche en l’occurrence  Exxon Mobil qui engrange 8,9 milliards de bénéfice et Shell qui enregistre 7,2 milliards avec une production supérieur. Le groupe BP et Chevron arrive loin derrière avec respectivement 2,6 et 1,8 milliards de bénéfice.

Le prix du baril en chute libre

Total enregistre d’excellents résultats certes mais ces derniers sont en recul de 21% par rapport à l’année dernière et le chiffre d’affaire aussi n’est pas épargné puisqu’il chute de 9%. Mais ce ne sont pas les seuls reculs car le gaz naturel un des spécialités de la maison a chuté de 25% et la marge de raffinage 30%. En effet ces reculs s’expliquent par la chute du prix du baril de pétrole passé de 55 dollars  44 dollars en 2015.

Mais certains spécialistes prédisent une stabilisation des prix à 55 dollars à la seule condition que l’accord sur la production de 1,8 million de barils par jour soir respecté combiné au blocage de l’huile de schiste américaine. Si total a su s’adapter à cet environnement désagréable mieux que ses concurrents, il le doit selon son PDG à « la forte mobilisation de ses équipes «, qui ont réduit les coûts et ont permis des économies d’échelle de l’ordre de 2,8 milliards de dollars qi atteindront 3,5 milliards fin 2017.

La vigilance, toujours de mise

Même si les résultats ont été bons la vigilance doit être de mise. En effet, le coût de l’extraction a baissé contrairement à la production de baril qui aujourd’hui atteint 2,452 millions de barils par jour. Il faut noter que les activités avales ont beaucoup contribué au succès de total en permettant d’engranger 5,8 milliards de dollars.

Les investissements seront revus à la baisse car ils passeront de 18 milliards en 2016 à 16 ou 17 milliards cette année car le mot d’ordre reste la prudence.  En outre, il y aura des réductions allant jusqu’à 50% sur les coûts de développement par rapport aux sommes dégagées entre 2013 et 2014. Ceci dit, Total doit se décider par rapport à des projets d’envergure qu’il doit lancer dans les un an six mois à venir dans des pays comme le Nigeria, l’Ouganda, Argentine ou encore au Brésil mais aussi et surtout le golf arabo persique.

 

Qualcomm fait l’objet d’une amende record en Corée du Sud

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L’organisation Korea Fair Trade accuse la société américaine d’avoir taxé des brevets pour l’achat de ses puces à des fabricants d’appareils numériques. Cette pratique de la part du leader américain, fabricant de microprocesseurs, est fustigée par la Commission du marché coréen.

Les représailles du marché asiatique

En 2015, la société obtient une amende infligée par l’antitrust chinois et désormais elle se retrouve également avec une autre amende record dictée par Séoul. L’autorité chargée de la réglementation de la concurrence condamne la société américaine à payer une amende chiffrée à près de 853 millions de dollars pour avoir enfreint les lois antitrust, soit 10% environ de son chiffre d’affaire de 2016. Le problème soulevé par la commission coréenne concerne ses pratiques d’attribution des droits de licence.

Par ailleurs, elle déclare que la société limite ses concurrents, comme Intel ou encore Samsung, dans l’acquisition de licences de base et qu’elle fait payer également certains brevets à des fabricants de smartphones pour l’achat de ses puces. La Commission accuse Qualcomm de profiter de sa position dans le secteur pour imposer des conditions inéquitables pour négocier avec ses clients.

La mise en question de la procédure

Qualcomm rejette les accusations et annonce sa demande de contestation en justice pour la procédure en marche. Elle explique que ses méthodes d’attribution sont pratiquées depuis plusieurs années sur le plan mondial sans avoir fait l’objet d’une remise en cause jusqu’ici. En attendant, l’organisation coréenne demande à Qualcomm une révision sur ses méthodes commerciales, en prenant compte ses exigences déloyales comme la restriction sur les ventes de ses produits pour les clients potentiels.

L’agence de régulation demande également à la société de mettre un terme à ses exigences d’acquisition de plusieurs licences pour les brevets concernant la vente des puces aux fabricants d’appareils numériques. Elle devrait également pratiquer une renégociation de contrat uniquement sur la demande des partenaires. Avec ces nouvelles conditions, les leaders du marché mobile sud-coréen, LG et Samsung Electronics, devraient être les principaux gagnants de cette nouvelle reconfiguration. Samsung Electronics représente déjà plus de 10% de la demande pour le leader américain.

Une contestation du modèle économique de Qualcomm

Lors des renégociations, le modèle commercial de Qualcomm fait l’objet de grandes discussions. Cette année, l’entreprise américaine fait état de plus de 23 milliards de dollars pour son chiffre d’affaire dont 33% provient de la distribution des droits d’exploitation pour ses brevets. Avec un nombre de 330 licenciés, Qualcomm obtient le record de brevets exploités pour tout le domaine d’activité. Cependant, le marché sud-coréen représente des parts cruciaux pour l’entreprise avec un apport de 17% environ sur ses bénéfices. Derrière la Chine représentant plus de 50% de ses profits, le pays est le deuxième marché le plus important.

Déjà en 2009, Qualcomm obtient des remontrances pour abus de son leadership de la part de Séoul qui lui impose 208 millions de dollars environ pour une amende qui est en cours de révision par la justice coréenne. Qualcomm se trouve ainsi dans le giron de plusieurs pays et enregistre 7 plaintes au moins en 2016, établies en Europe, en Asie et aux Etats Unis.

 

Numérique : Comment réguler une économie sans frontières ?

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Economie numériqueFrance Stratégie publie une note qui propose la construction d’un écosystème numérique sans frontières, dans le prolongement du rapport Enderlein & Pisani-Ferry et des déclarations de leur gouvernement respectif, la France et l’Allemagne.

La France et l’Allemagne pourraient être les fers de lance d’un marché unique européen du numérique qui permette aux entreprises européennes d’atteindre un rang mondial. Les auteurs du rapport appellent en ce sens à la construction d’un écosystème numérique sans frontières. La note publiée par France Stratégie détaille et prolonge cette proposition autour de quatre axes prioritaires.

La régulation des plateformes
Il convient de renforcer la position franco-allemande pour s’assurer que les positions dominantes actuelles acquises par les entreprises américaines restent contestables et que les principes de libre concurrence soient respectés (non-discrimination des fournisseurs de contenus, loyauté quant aux contenus affichés, accès libre des utilisateurs aux contenus de leur choix). Ce renforcement permettrait de dépasser les dissensions existantes au sein de l’UE et d’éviter le recours à une règlementation unilatérale contreproductive. L’exemple de l’Espagne est assez parlant : le service Google News a été suspendu lorsque le gouvernement a instauré un mécanisme de rémunération des sociétés de presse.

La fiscalité
L’Europe doit esquisser une fiscalité intégrée des entreprises du numérique pour effacer les effets délétères de l’optimisation fiscale. L’intégration fiscale consisterait en la mesure du profit des entreprises numériques au niveau européen et sa répartition entre les États membres au prorata de l’activité de l’entreprise. Mettre en oeuvre une telle solution impliquerait de définir les clés de répartition à l’échelle nationale du profit évalué au niveau européen. Une règlementation européenne serait nécessaire pour mettre à disposition des autorités fiscales les données pertinentes sur l’activité des plateformes (nombre d’utilisateurs, volume de données collectées ou encore dépenses publicitaires des annonceurs).
Le calcul du profit au niveau européen et sa répartition par pays ne seront réellement efficaces que s’ils s’accompagnent de l’instauration d’un taux unique d’imposition des profits sur la part du profit alloué à chaque pays au sein de l’Union européenne.

L’économie de la donnée
L’exploitation des données personnelles est au coeur de la création de valeur de l’économie numérique. Les questions d’accès et d’appropriation sont centrales. Il est donc nécessaire d’avoir une approche commune des données d’intérêt général qui seraient ouvertes et publiées dans un format commun (open data) pour améliorer l’efficacité et la transparence de l’action publique.

La politique de libre accès aux travaux scientifiques, actuellement en place en Allemagne et envisagée en France pour les publications financées principalement sur fonds publics, doit être étendue pour accélérer la diffusion des connaissances.

Enfin, il s’agit de poser un cadre de protection des données personnelles et de définir, dans ce cadre, un protocole d’échange, d’interopérabilité et de portabilité des données facilitant leur circulation. Le droit à l’autodétermination informationnelle, envisagé dans le projet de loi Lemaire, va dans ce sens.

L’Internet des objets
La France est parmi les plus avancés tant au niveau de l’écosystème numérique (électronique, informatique, design, finance) que de celui des acteurs institutionnels (plan « objets connectés » dans le cadre de l’Industrie du futur, cité connectée à Angers, French Tech, BPI France). Mais l’Europe doit rattraper son retard en matière de standardisation pour permettre aux entreprises européennes d’atteindre un rang mondial. Il s’agit donc de veiller à un degré d’ouverture suffisant des standards dominants et de réduire le nombre de standards susceptibles de faire l’objet d’un soutien public en Europe en cas de risque de fragmentation des marchés.

Téléchargez la note d’analyse Le numérique. Comment réguler une économie sans frontières ? sur notre site internet.

Publicis innove avec l’IA Marcel pour contrecarrer l’action des GAFA

intelligence artificielle

Pour mieux consolider sa position dans le domaine technologique, Publicis a décidé de reconfigurer son statut en souhaitant quitter la phase holding pour épouser celle de plateforme. Une mission qui nécessite de la part du groupe des innovations majeures. C’est dans ce sillage que l’IA Marcel a été concoctée avec comme principal objectif de mettre dans des conditions optimum les quelque 80 000 collaborateurs du groupe dans le dessein de proposer des réponses plus adéquates à sa clientèle.

Quelles sont les raisons qui excusent cette innovation ?

Selon l’avis d’Arthur Sadoun, président du directoire, le changement était devenu plus qu’urgent pour le groupe s’il souhaitait tenir le rythme qui lui était imposé par la concurrence. En effet, le groupe subit de toute part les affres des cabinets de consulting et ceux des GAFA. Souhaitant endiguer leurs efforts, l’équipe dirigeante a depuis quelques années lancé une vaste opération de reconfiguration souhaitant faire quitter le groupe de la phase de holding pour l’amener à devenir une plateforme. Tout débute en 2014 avec l’acquisition de Sapient courant, il s’en suivra une restructuration de Publicis qui donnera naissance à quatre départements : (Publicis communication, Publicis Média, Publicis Sapient et Publicis Health), une reconfiguration qui sera effective avec le lancement prochain de sa plateforme Marcel.

Quels sont les principaux objectifs de la plateforme ?

Selon Arthur Sadoun le groupe n’a pas lésiné sur les moyens pour apporter du sang neuf, mais aussi et surtout consolider ses positions. Les objectifs majeurs de la boîte peuvent être définis comme suit : premièrement, il s’agira de répertorier les talents cachés parmi les collaborateurs du groupe et de pouvoir les mettre dans des conditions de performance par le biais d’une libéralisation du marché interne. Il serait désormais possible à un collaborateur asiatique de traiter directement la commande d’un client américain. Un tel objectif ne pourra être atteint que par le biais d’un travail d’équipe et selon Arthur Sadoun, Publicis mise sur le point relatif au partage des connaissances afin de pouvoir fournir une réponse adéquate à l’attente de sa clientèle.

C’est d’ailleurs cette même clientèle qui attirera son attention dans la seconde rubrique allouée aux objectifs. La diversification de l’offre est un point essentiel sur lequel doit miser Publicis afin de faciliter davantage la vie à son client. Ce dernier doit pouvoir être en mesure de naviguer facilement entre les quatre entités du groupe. L’objectif recherché est de satisfaire le client à la limite de le mettre à l’aise surfer dans sa conscience et essayer d’anticiper sur ces désirs. Bien que le projet demeure toujours interne, il pourrait très vite être proposé au public si toutefois, il parvenait à exceller dans sa phase test.

La justice retire le permis d’exploitation de la puissante centrale de biomasse

centrale biomasse

La centrale qui se localise à Gardanne, dont le groupe allemand Uniper est actionnaire majoritaire vient de perdre son autorisation d’exploitation. Il est spécialisé dans la calcination des quantités énormes de bois par an. C’est la plus grande centrale spécialisée dans ce domaine en France. C’est en réalité un projet ambitieux de production d’énergie. La justice marseillaise juge que l’étude d’impact n’est pas bien établie par rapport à l’importance et la réalité du projet.

Une exploitation très avantageuse pour les bailleurs

Ce jeudi 8 juin, le tribunal administratif de Marseille proclame le retrait du permis d’exploitation de la plus puissante centrale qui brule les bois en France. Le groupe avait obtenu son autorisation en 2012 suite à l’appel d’offre émit en 2011 par le gouvernement. Cette décision été adoptée dans le but d’atteindre près de 23% des énergies renouvelables d’ici 2020. Le groupe gagné avec cette opération 70 millions d’euros par an durant vingt ans. Mais pour produire assez d’énergie pour une consommation annuelle de 440.000 ménages, hors chauffage bien sûr. La centrale atteint une puissance évaluée à 150 mégawatts. C’est un investissement de 250 millions d’euros. Le nombre d’emplois directs généré est estimé 80. Son objectif est de réaliser une production pouvant couvrir les 6% de la demande de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cela passe comme la bien dit plus haut, par une consommation de près 850.000 tonnes de bois chaque année. Cette consommation de bois regroupe les bois en mauvais état, notamment les déchets et les coupe dans la forêt. Des volumes assez impressionnants jugé par les dirigeants de la région. Alors lors de l’implantation, il était prévu que 55% des bois seraient importés.

L’annulation de l’autorisation de l’exploitation

Face à cette situation, les parcs des régions du Luberon et du Verdon, encore appuyé par deux communautés de la commune des Alpes-de-Haute-Provence dépose un recours à la justice administrative de Marseille en mars 2015 pour le retrait de l’autorisation d’exploitation de la centrale de biomasse. D’ailleurs des études d’impact avaient révélé que les ambitions d’utiliser le bois local qu’à partir de 2026 pourrait être remis en cause puisque les ressources sont assez disponibles. C’est ce que l’Etat avait ambitionné aussi de mieux structurer la filière bois et foret. La région Provence Alpes-Côte d’Azur représente la troisième région forestière soit 1,5 million d’hectares de forêts et constitué 9% de la surface boisée dans le pays.

La justice administrative de Marseille a proclamé jeudi que ce manquement de l’étude d’impact du projet pourrait nuire au système d’information de la population local. Le tribunal développe encore que le présent système qui combine bois et énergie, ne peut réellement pas contenir les exigences de la centrale. Il juge que l’ensemble des besoins de la centrale à l’horizon 2014 serait égal à 37% de la ressource disponible des foret locales.  Par contre, les autres zones impactées par la centrale, considèrent que l’enquête menée par les services publiques en 2012 été très limité.

Une possible association entre Western Digital et KKR pour les puces Toshiba

KKR

Western Digital pourrait se lancer dans une offre de rachat de la filiale mémoire du groupe Toshiba en passant par l’intégration d’un consortium constitué par le fond de capital investissement de KKR ainsi que d’investisseurs japonais épaulés par le gouvernement. D’après les informations transmises par deux sources concernées par le dossier, la société renoncerait ainsi à demander une participation majoritaire dans l’immédiat.

Un conglomérat japonais pour principal favori à l’achat

Selon les dernières nouvelles, le consortium sera, dès le départ, le grand favori pour la reprise de la filiale de Toshiba, deuxième principal producteur de mémoires NAND au plan mondial, puisqu’il regroupe entre autres le fond public INCJ, Innovation Network Corp of Japan, et la DBJ, Development Bank of Japan, s’attirant de ce fait la bénédiction de Tokyo. Cette affaire représente, pour le conglomérat, un moyen de couvrir le dépassement de coûts de Westinghouse, sa filiale américaine vouée au nucléaire, s’élevant à des milliards de dollars. Celle-ci en est encore au niveau du dépôt de bilan. De même, faisant face à une possible radiation de la Bourse de Tokyo pour cause de comptes non certifiés, Toshiba pourra rebondir grâce à cette vente qui lui rapportera des liquidités dont le groupe aura besoin pour renforcer son bilan.

Les nouvelles dispositions du groupe américain

Le groupe américain Western Digital et japonais Toshiba sont déjà associés dans l’exploitation de la principale usine de semi-conducteurs de ce dernier. Cependant, le groupe américain, spécialisé dans la production de disques durs et de mémoires, avait fait recours à un arbitrage international en vue de mettre un frein à la vente de la filiale japonaise puisqu’il n’avait pas donné son accord. Pour appuyer ses dires, il explique que cette vente contrevenait à l’accord de coentreprise passée avec Toshiba. De ce fait, il demandait l’exclusivité des droits de négociation et prônait une participation de 51% minimum au sein de l’entreprise pour obtenir une certaine compétitivité. Cependant, dès le départ, Western Digital est mal placé dans les négociations pour être le seul acquéreur des mémoires NAND de Toshiba puisque d’autres sociétés ont fait des offres bien plus importantes.

Désormais, Western Digital s’est résigné à la place d’investisseur minoritaire mais avec l’intention de mener sa participation au-delà des 50% au moment où l’INCJ et KKR seront décidés à remettre sur leur marché leurs parts ; c’est ce qu’expliquent les sources ce lundi en parlant également de leur pessimisme sur la possibilité de l’accord du ministère de l’Industrie pour un tel montage.

Un grand intérêt autour de Toshiba

Pour le ministère, le fondeur ne doit pas être détenu par une société étrangère pour des raisons de sécurité nationale comme l’expliquent les sources. Cependant, le principal concerné n’a encore fait aucun commentaire, de même que KKR, DJB et Western Digital. L’INCJ déclare ne pas vouloir commenter les conjectures.

Par ailleurs, de nombreuses sociétés ont montré leur intérêt pour la filiale de Toshiba et parmi elles le sous-traitant de Taïwan, Foxconn (Hon Hai Precision Industry), qui avait même formé un consortium avec Sharp, sa filiale japonaise, du fondeur américain Broadcom, rattaché au fonds de capital investissement de Silver Lake ainsi que Bain Capital, associé au fondeur sud-Coréen SK Hynix, d’après des sources.

Avancée dans les assistants vocaux chez Amazon et Microsoft

Assistants vocaux

Aux Etats-Unis, les appareils commandés par la voix sont en très fort développement bien que ce ne soit pas le cas en France par exemple. Ces derniers remplissent des véritables tâches aux côtés de leurs propriétaires, on dirait des assistants personnels. Après sa toute première version sortie de ce produit, une nouvelle, équipée d’un écran de 7 pouces, est désormais disponible comme l’a annoncé le géant de l’e-commerce. Baptisé Amazon Echo Show, il permettra entre autre de faire des achats en ligne, appeler un taxi, ou encore activer la domotique de sa maison.

Plusieurs fonctionnalités supplémentaires

Le nouvel assistant proposé par Amazon renfermera de nouvelles fonctionnalités, comparativement à son prédécesseur. Sa sortie effective est prévue pour le 28 juin prochain aux USA, pour un coût de 230 dollars (150 dollars la version précédente). Il dispose d’une fonction Alexa Calling, qui intègre les appels et les messages gratuits.

Cette dernière redonnera une autre dimension sinon une nouvelle exploitation des téléphones fixes, chose presqu’oubliée par bon nombre d’américains. Cet appareil apporte aussi un avantage certain dans la gestion de sa domotique. Comme l’ont rapporté certains analystes, la fonction caméra est un apport en ce sens qu’elle peut permettre de savoir qui sonne devant sa porte par exemple.

Le nouveau produit d’Amazon, l’Amazon Echo Show, contient une fonction Skype, directement accessible par commande vocale. Il faudrait souligner que sur secteur, le géant de l’e-commerce fait face à une concurrence qui augmente progressivement. Peu avant lui, un autre acteur du secteur de la marque Invoke, avait annoncé le lancement de son produit.

Le nombre d’utilisateurs de ces assistants personnels devrait croitre encore pendant les années qui viennent. Bien avant ce lancement, on se souviendra qu’Amazon lançait en avril dernier l’Echo Look, capable de donner des conseils vestimentaires, faire ses courses en ligne, mais aussi prendre des selfies.

Amazon domine ce marché

Amazon domine largement ce marché sur lequel, rappelons-le, est le premier à s’y installé. Il détient pratiquement les 70% du marché, laissant à Google (avec son assistant Google Home),  24% et le reste à d’autres acteurs mineurs. Beaucoup d’analystes pensent que le produit d’Amazon pourrait atteindre les 4 milliards de dollars de ventes dans les quatre prochaines années.

Bon nombre d’autres acteurs vont certainement intégrer ce marché comme a pu si bien le souligner M. Goertz. Il faudrait donc certainement s’attendre à plusieurs annonces lors des prochaines conférences d’un des acteurs du secteur à commencer par Apple qui n’a pas caché son intérêt pour ce type de produit. Mais avec son avantage d’être le premier à s’installer sur ce segment de marché, Amazon conserve une avance confortable, si bien que l’arrivée d’autres acteurs importants ne devrait rien y changer pour le moment.

L’assistant personnel Echo a fait son entrée sur les marchés britannique et allemand depuis l’an passé. Ce qui n’est pas encore le cas en France. Cette situation pourrait toutefois constituer un avantage pour Orange qui a annoncé la sortie de son produit Djingo, avec des spécificités similaires.

La croissance se fait attendre chez Ericsson au premier trimestre

EricssonDu côté d’Ericsson, on est passé complètement loin de toutes les prévisions annoncées. Les résultats de ce premier trimestre font état d’énormes pertes enregistrées, mais également d’un rétrécissement de son marché. Des éléments qu’on peut imputer à tous les lourds efforts de restructuration qui ont été engagés, mettant ainsi en mal la croissance attendue.

Une perte de 12,3 milliards de couronnes

Pour le compte de ce premier trimestre 2017, les pertes du géant suédois de matériels de réseaux de télécom Ericsson s’élèvent à 12,3 milliards de couronnes, soit environ 1,28 milliard d’euros. Ces dernières relèvent entre autre de nombreux travaux de restructuration qui ont été entrepris par son nouveau directeur général Börje Ekholm.  Les prévisions de ces pertes étaient estimées à 12 milliards de couronnes. Il faudrait souligner qu’à ce même stade l’année passée, l’entreprise accusait un bénéfice de 3,5 milliards de couronnes.

Alors que ces mêmes prévisions tablaient autour de 47,3 milliards de couronnes en termes de chiffre d’affaires, c’est finalement 46,4 milliards de couronnes qui ont été réalisés. L’entreprise suédoise avance également que le marché de cette année 2017 aura spécifiquement les mêmes caractéristiques que celui de l’année passée. Avant qu’une normalisation ne soit potentiellement attendue dans ce marché du mobile, une diminution préalable de 2 à 6% sera enregistrée.

Une diminution générale des investissements dans le secteur

Les chiffres du Groupe Ericsson portent l’emprunte d’une forte diminution des investissements dans ce secteur. Les sociétés de télécom connaissent en effet des véritables difficultés qui les poussent à limiter leur demande. De plus, la nouvelle technologie pour le passage à la 5G semble marquer le pas. L’une de ses branches d’activité qui se porte plutôt bien est celle des réseaux. Elle a enregistrée une marge de 12% au cours de ce trimestre. Pour certains investisseurs de chez Ericsson, il serait peut-être bientôt temps que le Groupe songe à faire le tri dans ses activités.

Pour ces derniers en effet, il est urgent de se séparer des branches qui occasionnent des manques à gagner. Le Groupe a toutefois annoncé qu’au cours de la fin du mois de mars dernier, des apports d’une valeur totale d’environ 1,6 milliard d’euros, ont été enregistrés. Leur provenance n’a cependant pas été dévoilée. Selon des analystes financiers, il pourrait s’agir des fonds issus à un contrat avec Sprint, une société américaine du mobile, qui opère dans plusieurs pays.

Qualcomm réfute les accusations d’Apple en justice

Qualcomm

Pour le second fabricant mondial des semi-conducteurs, sans ses puces et ses technologies, l’IPhone n’aurait jamais eu le succès qu’on lui connait à ce jour. Qualcomm affirme en plus que toutes les déclarations faites par Apple, qui ont conduit dans plusieurs pays à sa poursuite, ne sont que purs mensonges.

Des procédures au tribunal de Californie

Ça sonne comme une riposte de Qualcomm vers Apple. Dans une procédure portant sur un document de 134 pages au total, le numéro deux mondial des semi-conducteurs pointe du doigt le fabricant de l’IPhone. Selon lui, le propriétaire de la marque à la pomme n’aurait pas respecté plusieurs accords, et aurait également poussé les autorités de régularisation de plusieurs pays à mener des poursuites en son encontre.

On se souviendra que c’est en janvier dernier que les deux entreprises sont rentrées en conflit. Apple avait déposé une plainte contre la seconde entreprise, réclamant ainsi un dédommagement de près de 1 milliard de dollars, soit environ 935 millions d’euros. L’entreprise à la « pomme » reprocherait entre autre au fabricant de semi-conducteurs, de licencier ses technologies à des prix très élevés. De plus, Qualcomm prélève un pourcentage sur chaque IPhone vendu, du fait de ses technologies.

Une attaque généralisée contre Qualcomm

Apple tente par tous les moyens de contrainte Qualcomm à accepter les termes de contrats de licence déraisonnables et injustes, affirme l’entreprise concernée. Cependant, aucun accord ne lie directement Apple au fabricant de puce. Elle s’appuie toutefois sur ceux qui existent entre les sous-traitants de Qualcomm, comme Foxconn et elle pour tenter de faire pression. A présent, Qualcomm estime qu’Apple s’est directement immiscé dans ses activités. Les licences constituent la quasi-totalité du chiffre d’affaire de cette dernière.

En plus de ça, Qualcomm accuse également Apple de l’avoir empêché d’indiquer que sa puce réseau, celle dont sont équipés certains IPhone 7, est beaucoup plus performante que celle construite par Intel, en menaçant au passage de lui retirer ce marché. En guise de réponse au communiqué qui a été publié par Qualcomm, la marque de la pomme a réaffirmé ses accusations selon lesquelles le fabricant de semi-conducteurs a surfacturé ses composants. Aussi, que l’entreprise aurait refusé de lui accorder plus d’un milliard de dollars de remise comme ils s’étaient convenus au préalable. Dans d’autres villes comme Pékin, Apple a aussi entrepris de poursuivre Qualcomm. Sur le sol américain également, l’administration l’accuserait aussi de pratiques anticoncurrentielles dans les téléphones portables.

Avec les branches paiement et protection de l’identité, Gemalto ajuste ses résultats

Gemalto

Pour améliorer ses résultats en cette année 2017, Gemalto compte sur deux facteurs importants à savoir : l’augmentation de la demande dans le secteur de la protection des données d’une part, et d’autre part, sur les différents programmes du gouvernement.

Vers un ajustement des objectifs précédents

Gemalto, professionnel dans le secteur de la sécurité numérique, a rendu public dans un communiqué, ses nouveaux objectifs pour cette année 2017. Contrairement à son ancienne prévision de 660 millions d’euros, c’est finalement un bénéfice opération compris entre 500 et 520 millions qui sera visé. Montant revu à la baisse par Philippe Vallée en octobre dernier, son nouveau Directeur Général.

Les objectifs connus à ce jour, feront à nouveau l’objet d’une actualisation par Gemalto. En effet, d’ici au terme du premier semestre de cette année, le spécialiste de la sécurité numérique compte bien finaliser l’acquisition de la branche de gestion d’identité de l’entreprise américaine 3M. C’est une acquisition qui a pour but de renforce la biométrie de l’entreprise. Le montant global de cette filiale de 3M est d’environ 850 millions de dollars.

Incorporer de nouvelles équipes de manière efficace

La priorité selon son Directeur Général, est de trouver les moyens d’intégrer efficacement les nouvelles équipes dans ses effectifs. Philippe Vallée l’a ainsi précisé aux journalistes après leur avoir affirmé que : « dans les 6 à 12 mois prochains, il est très peu évident qu’un deal M&A majeur soit annoncé. L’objectif pour lui n’est pas de rechercher intensément des nouveaux dossiers de ce genre ».

Pour le compte de cette année, Gemalto propose que, contrairement à 2015 et son dividende de 0,47 euro, un dividende de 0,50 euro soit d’actualité. D’ici le terme de cette année, l’entreprise présentera un nouveau plan stratégique. Avec le développement du paiement, qui a déjà participé en 2016 dans l’augmentation de son chiffre d’affaires de 1,2%, ce plan pluriannuel également devrait en bénéficier. A change constants, ce chiffre d’affaires se porte désormais à 3,127 milliards d’euros.

Accélération de son rythme de croissance

En une seule année, le chiffre d’affaires de Gemalto s’est accru, atteignant ainsi le milliard d’euro dans les plateformes de services et de logiciel. C’est au quatrième trimestre dernier que son rythme de croissance a connu une accélération très importante, 3% à change constants. Ces plateformes précitées constituent désormais le tiers de toutes les activités de l’entreprise, sans rappeler qu’en 2013, elles ne représentaient que 19%. Son chiffre d’affaires dans les cartes SIM classique devrait se stabiliser autour de 5% après les 16% connus en 2016.

L’entreprise attend par contre la croissance des cartes eSIM, comme renfort de sa croissance globale. Après l’annonce de l’accord signé avec Microsoft, qui concerne la gestion desdites cartes SIM incorporés dans les mobiles et compatibles avec toutes les marque, l’entreprise entend bien soutenir ce secteur. Le bénéfice opérationnel de l’entreprise se chiffre à 453 millions, connaissant ainsi une hausse de 7%. Sa marge elle, connait aussi une nette amélioration d’environ 14,5%.