Comment le digital va révolutionner l’offre de santé

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Le secteur de la e-santé est en plein développement : applis dédiées, objets connectés, Big Data, télémédecine… La santé n’échappe pas à la révolution digitale. Mais elle reste un secteur à part, où doivent prévaloir qualité, éthique et relation avec le praticien.

Le boom des innovations

A Roanne, une cabine de télémédecine vient d’être installée dans une pharmacie. Conçue et développée par la société H4D, elle permet au patient d’être pesé, mesuré, et de relever un certain nombre d’indicateurs (tension, pouls…), de façon automatique. Il existe désormais aussi des robots médicaux : la société américaine Medrobotics par exemple a conçu le Flex Robotic System, équipé d’une caméra haute définition capable de guider le chirurgien (humain) dans le corps du patient.

Les objets connectés ont eux aussi largement investi le champ de la santé. La société française Withings en a fait sa spécialité, et développe et commercialise des montres, balances ou thermomètres connectés. Le principe : un appareil relève chez l’utilisateur un certain nombre de constantes (données cardiovasculaires par exemple), et transmet ces données à un smartphone ou une tablette. Elles sont alors agrégées, puis consultables et analysables, par l’utilisateur… ou un professionnel de santé. D’autres innovations reposent sur l’intelligence artificielle : la société DreamQuark par exemple a développé un algorithme de reconnaissance d’image pour détecter la rétinopathie diabétique, à partir de la photo d’un fond d’œil.

La révolution digitale dans le secteur de la santé est donc clairement en marche, et on peut gager qu’elle n’en est qu’à ses prémices. C’est à n’en pas douter une excellente chose : il s’agit d’un apport formidable pour la qualité des soins et le suivi des patients. Comme l’affirme Dominique Noel, présidente du Festival de la Communication Santé, « les applications et l’e-santé jouent un rôle crucial pour la prévention, les services à domicile et le suivi des maladies chroniques ». A condition toutefois que ces innovations ne fassent pas oublier la place centrale des praticiens de santé.

Derrière le digital… Maintenir l’accompagnement

Car la santé, en dépit des aspects commerciaux inhérents à des praticiens comme les pharmaciens, n’est pas un secteur d’activité comme les autres. Les cabines de télémédecine, comme celle de la société H4D évoquée plus haut, sont de formidables outil d’accès à la santé dans des déserts médicaux ou pour des populations qui consultent peu. Mais elles ne pourront jamais se substituer aux médecins in situ. C’est ce qu’explique Pierre Faivre, en charge de la prévention à la SMEREP, qui a installé une cabine de ce type à son siège, pour les étudiants : « le but n’est pas de remplacer une consultation, mais c’est un premier pas vers la santé, un retour dans le cercle vertueux de la prévention et du parcours du soin ». Il ajoute : « Si après cela nos étudiants font au moins la démarche de demander conseil à un pharmacien plutôt qu’à Internet, c’est aussi un bon début ».

Compte tenu des potentialités des outils numériques, ce n’est en effet vraisemblablement que le début de la « santé connectée » pour la génération des Digital natives. Plusieurs secteurs de la santé se sont ainsi déjà emparés des outils à disposition. Le réseau d’audioprothésistes Audio 2000, appartenant au groupe Optic 2000, a par exemple lancé cette année une offre reposant sur le digital : une tablette tactile, dite A2000, est prêtée au patient pendant quelques semaines, durant lesquelles il peut évaluer son appareillage en temps réel dans différents environnements. Au volant, au cinéma ou au restaurant, le porteur peut noter en direct les performances de son appareil. Cela permet ensuite à l’audioprothésiste d’affiner les réglages de la prothèse auditive à partir de ces informations. « Grâce à cette innovation, le client bénéficiera d’un accompagnement et de conseils encore plus personnalisés », explique Anne Bourgeois, la directrice du réseau Audio 2000. Le digital est devenu source de services à valeur ajoutée, pour autant qu’il continue de reposer en parallèle sur l’expertise du professionnel de santé. Pour Audio 2000, les outils digitaux restent bien un moyen et non une fin : en dépit de performances et de fonctionnalités de plus en plus poussées, ils restent malgré tout incapables de substituer à l’expertise d’un audioprothésiste.

Le site deuxiemeavis.fr est une autre initiative intéressante en matière d’innovation digitale dans la santé : il fédère un réseau de 80 médecins référents sélectionnés, qui délivrent aux patients atteints de pathologies lourdes un second avis médical en moins de 7 jours, à partir de leur dossier. Une façon de lutter, grâce au web, contre les inégalités d’accès aux soins et à l’expertise, avec un site conçu pour s’intégrer dans le parcours de soin. Car finalement, comme le résume Dominique Noel, « la relation médecin-patient reste et restera au cœur de la pratique médicale » – même si elle est amenée à évoluer avec ces nouveaux outils.

La vente de produits de santé en ligne, autre tendance qui se dessine, doit aussi apprendre à concilier place du praticien et innovation technologique. Car les médicaments, ou les lunettes, désormais vendus en ligne sous certaines conditions, ne sont pas des produits comme les autres. Optic 2000, leader du secteur de l’optique, a choisi de mettre en place un site de vente en ligne qui permet de réserver les lunettes et de les essayer grâce à une application de visagisme… Mais le retrait et les réglages doivent se faire en magasin, auprès d’un opticien qualifié. « On ne peut pas se passer de l’opticien, qui est un professionnel de santé et pas un marchand de lunettes », explique Yves Guénin, le secrétaire général d’Optic 2000.

Car si la médecine de demain sera sans nul doute digitale, le professionnel de santé et sa relation avec le patient doivent rester au cœur du modèle pour garantir la qualité et l’efficacité des soins. Et cette médecine digitale devra aussi faire face à de nouveaux défis, comme celui de la sécurité des données personnelles, essentielle à l’heure du Big Data, ou encore de celui du traitement de ces données par les professionnels. Comme le souligne Benjamin Pitrat, directeur médical d’Ad Scientiam, il faudra « aider le praticien à ne pas être submergé par ces informations » … La révolution digitale de la santé ne pourra pas être qu’une affaire de technologies !

Nokia: de bonnes perspectives dans le domaine des équipements réseaux

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Pour cette année, Nokia entrevoit des perspectives de la reprise de la demande en équipements de réseaux pour la 4G. Cette dernière pourrait partir du Japon, comme l’a signalé son Directeur Général Rajeev Suri, sans omettre des séries de contrats avec plusieurs opérateurs selon lui toujours.

Une baisse du marché en vue, mais des opportunités certaines

Dimanche dernier, Nokia a rappelé qu’il fallait s’attendre à une baisse du marché mondial des réseaux mobiles d’au moins 2% cette année, mais que toutefois, des opportunités certaines pourraient s’offrir. C’est notamment le cas en Amérique du Nord, au Japon ou encore en Inde. Par la voix de son Directeur Général Suri, on a pu entendre : « Nous pensons que le marché mondial primaire sur lequel nous sommes actif connaitra encore une baisse cette année, lais que toutefois, ce sera beaucoup mieux que l’an dernier ».

Au cours de cette même conférence donnée avant l’ouverture du salon international Mobile World Congress (MWC) à Barcelone, en s’adressant à la presse, le Directeur Général de Nokia a également évoqué de nombreuses possibilités de rapprochement entre des opérateurs aux Etats-Unis et en Inde. Selon lui, « des rumeurs de fusion-acquisition entre opérateurs vont prendre de l’ampleur en Inde et aux USA cette année ». Il faut rappeler que Nokia et certains de ses concurrents comme Ericsson et Huawei ont connus bon nombres de difficultés.

De nombreux accord ont été déjà notés

Pour Nokia, beaucoup de marchés laissent apparaitre une espérance d’un retour en hausse de la demande. C’est le cas du Japon où les technologies 4G avancées laissent penser à des investissements conséquent dans le domaine. Toujours ce même dimanche, Nokia a indiqué qu’un accord avait été conclu pour une durée de trois ans avec l’espagnol Telefonica. Ce dernier porte sur l’établissement d’un réseau haut débit à Londres de 4, 5G. Avec ce contrat Nokia passerait devant Ericsson au Royaume-Uni dans ce secteur (équipementier).

D’autres coopérations avec Intel, fournisseur de semi-conducteurs, et Verizon Communications, doivent permettre la fourniture de service 5G sur plusieurs marchés américains comme Dallas par exemple. Pour certains analystes à l’instar de Georgios Kyriakopoulos de Suntrust, les investissements des opérateurs devraient stagner encore quelques temps. Aux Etats-Unis par contre, AT&T serait en attente de la décision des autorités en charge de la concurrence, pour son possible rachat de Times Warner, pour environ 85,4 milliards de dollars.

 

Les bonnes notes de TOTAL malgré le contexte et l’environnement

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total

Décidément le groupe pétrolier français ne sent pas la crise que traverse son secteur avec la chute des cours du pétrole. En effet le groupe français a réalisé un chiffre d’affaire de 6,2 milliards de dollars soit l’une des plus grandes performances du secteur.  En effet les comptes publiés ce jeudi 09 Février 2015 montre que le groupe TOTAL a engrangé un bénéfice net ajusté de 8,3 milliards de dollars soit 7,8 milliards d’euro. Mais avec des dépréciations dans le secteur du gaz de l’ordre de 2 milliards ces chiffres ont été revus à la baisse ce qui fait 6,2 milliards de dollars. De quoi rendre heureux et fier Patrick Pouyanné, le PDG de Total qui se place ainsi devant la britannique BP, l’américaine Chevron, l’anglo-néerlandaise Shell et même Exxon Mobil pour le compte de l’année 2016. Ainsi le patron de Total estime que son groupe a largement dominé ses concurrents sur la marche en l’occurrence  Exxon Mobil qui engrange 8,9 milliards de bénéfice et Shell qui enregistre 7,2 milliards avec une production supérieur. Le groupe BP et Chevron arrive loin derrière avec respectivement 2,6 et 1,8 milliards de bénéfice.

Le prix du baril en chute libre

Total enregistre d’excellents résultats certes mais ces derniers sont en recul de 21% par rapport à l’année dernière et le chiffre d’affaire aussi n’est pas épargné puisqu’il chute de 9%. Mais ce ne sont pas les seuls reculs car le gaz naturel un des spécialités de la maison a chuté de 25% et la marge de raffinage 30%. En effet ces reculs s’expliquent par la chute du prix du baril de pétrole passé de 55 dollars  44 dollars en 2015.

Mais certains spécialistes prédisent une stabilisation des prix à 55 dollars à la seule condition que l’accord sur la production de 1,8 million de barils par jour soir respecté combiné au blocage de l’huile de schiste américaine. Si total a su s’adapter à cet environnement désagréable mieux que ses concurrents, il le doit selon son PDG à « la forte mobilisation de ses équipes «, qui ont réduit les coûts et ont permis des économies d’échelle de l’ordre de 2,8 milliards de dollars qi atteindront 3,5 milliards fin 2017.

La vigilance, toujours de mise

Même si les résultats ont été bons la vigilance doit être de mise. En effet, le coût de l’extraction a baissé contrairement à la production de baril qui aujourd’hui atteint 2,452 millions de barils par jour. Il faut noter que les activités avales ont beaucoup contribué au succès de total en permettant d’engranger 5,8 milliards de dollars.

Les investissements seront revus à la baisse car ils passeront de 18 milliards en 2016 à 16 ou 17 milliards cette année car le mot d’ordre reste la prudence.  En outre, il y aura des réductions allant jusqu’à 50% sur les coûts de développement par rapport aux sommes dégagées entre 2013 et 2014. Ceci dit, Total doit se décider par rapport à des projets d’envergure qu’il doit lancer dans les un an six mois à venir dans des pays comme le Nigeria, l’Ouganda, Argentine ou encore au Brésil mais aussi et surtout le golf arabo persique.

 

Qualcomm fait l’objet d’une amende record en Corée du Sud

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L’organisation Korea Fair Trade accuse la société américaine d’avoir taxé des brevets pour l’achat de ses puces à des fabricants d’appareils numériques. Cette pratique de la part du leader américain, fabricant de microprocesseurs, est fustigée par la Commission du marché coréen.

Les représailles du marché asiatique

En 2015, la société obtient une amende infligée par l’antitrust chinois et désormais elle se retrouve également avec une autre amende record dictée par Séoul. L’autorité chargée de la réglementation de la concurrence condamne la société américaine à payer une amende chiffrée à près de 853 millions de dollars pour avoir enfreint les lois antitrust, soit 10% environ de son chiffre d’affaire de 2016. Le problème soulevé par la commission coréenne concerne ses pratiques d’attribution des droits de licence.

Par ailleurs, elle déclare que la société limite ses concurrents, comme Intel ou encore Samsung, dans l’acquisition de licences de base et qu’elle fait payer également certains brevets à des fabricants de smartphones pour l’achat de ses puces. La Commission accuse Qualcomm de profiter de sa position dans le secteur pour imposer des conditions inéquitables pour négocier avec ses clients.

La mise en question de la procédure

Qualcomm rejette les accusations et annonce sa demande de contestation en justice pour la procédure en marche. Elle explique que ses méthodes d’attribution sont pratiquées depuis plusieurs années sur le plan mondial sans avoir fait l’objet d’une remise en cause jusqu’ici. En attendant, l’organisation coréenne demande à Qualcomm une révision sur ses méthodes commerciales, en prenant compte ses exigences déloyales comme la restriction sur les ventes de ses produits pour les clients potentiels.

L’agence de régulation demande également à la société de mettre un terme à ses exigences d’acquisition de plusieurs licences pour les brevets concernant la vente des puces aux fabricants d’appareils numériques. Elle devrait également pratiquer une renégociation de contrat uniquement sur la demande des partenaires. Avec ces nouvelles conditions, les leaders du marché mobile sud-coréen, LG et Samsung Electronics, devraient être les principaux gagnants de cette nouvelle reconfiguration. Samsung Electronics représente déjà plus de 10% de la demande pour le leader américain.

Une contestation du modèle économique de Qualcomm

Lors des renégociations, le modèle commercial de Qualcomm fait l’objet de grandes discussions. Cette année, l’entreprise américaine fait état de plus de 23 milliards de dollars pour son chiffre d’affaire dont 33% provient de la distribution des droits d’exploitation pour ses brevets. Avec un nombre de 330 licenciés, Qualcomm obtient le record de brevets exploités pour tout le domaine d’activité. Cependant, le marché sud-coréen représente des parts cruciaux pour l’entreprise avec un apport de 17% environ sur ses bénéfices. Derrière la Chine représentant plus de 50% de ses profits, le pays est le deuxième marché le plus important.

Déjà en 2009, Qualcomm obtient des remontrances pour abus de son leadership de la part de Séoul qui lui impose 208 millions de dollars environ pour une amende qui est en cours de révision par la justice coréenne. Qualcomm se trouve ainsi dans le giron de plusieurs pays et enregistre 7 plaintes au moins en 2016, établies en Europe, en Asie et aux Etats Unis.

 

Numérique : Comment réguler une économie sans frontières ?

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Economie numériqueFrance Stratégie publie une note qui propose la construction d’un écosystème numérique sans frontières, dans le prolongement du rapport Enderlein & Pisani-Ferry et des déclarations de leur gouvernement respectif, la France et l’Allemagne.

La France et l’Allemagne pourraient être les fers de lance d’un marché unique européen du numérique qui permette aux entreprises européennes d’atteindre un rang mondial. Les auteurs du rapport appellent en ce sens à la construction d’un écosystème numérique sans frontières. La note publiée par France Stratégie détaille et prolonge cette proposition autour de quatre axes prioritaires.

La régulation des plateformes
Il convient de renforcer la position franco-allemande pour s’assurer que les positions dominantes actuelles acquises par les entreprises américaines restent contestables et que les principes de libre concurrence soient respectés (non-discrimination des fournisseurs de contenus, loyauté quant aux contenus affichés, accès libre des utilisateurs aux contenus de leur choix). Ce renforcement permettrait de dépasser les dissensions existantes au sein de l’UE et d’éviter le recours à une règlementation unilatérale contreproductive. L’exemple de l’Espagne est assez parlant : le service Google News a été suspendu lorsque le gouvernement a instauré un mécanisme de rémunération des sociétés de presse.

La fiscalité
L’Europe doit esquisser une fiscalité intégrée des entreprises du numérique pour effacer les effets délétères de l’optimisation fiscale. L’intégration fiscale consisterait en la mesure du profit des entreprises numériques au niveau européen et sa répartition entre les États membres au prorata de l’activité de l’entreprise. Mettre en oeuvre une telle solution impliquerait de définir les clés de répartition à l’échelle nationale du profit évalué au niveau européen. Une règlementation européenne serait nécessaire pour mettre à disposition des autorités fiscales les données pertinentes sur l’activité des plateformes (nombre d’utilisateurs, volume de données collectées ou encore dépenses publicitaires des annonceurs).
Le calcul du profit au niveau européen et sa répartition par pays ne seront réellement efficaces que s’ils s’accompagnent de l’instauration d’un taux unique d’imposition des profits sur la part du profit alloué à chaque pays au sein de l’Union européenne.

L’économie de la donnée
L’exploitation des données personnelles est au coeur de la création de valeur de l’économie numérique. Les questions d’accès et d’appropriation sont centrales. Il est donc nécessaire d’avoir une approche commune des données d’intérêt général qui seraient ouvertes et publiées dans un format commun (open data) pour améliorer l’efficacité et la transparence de l’action publique.

La politique de libre accès aux travaux scientifiques, actuellement en place en Allemagne et envisagée en France pour les publications financées principalement sur fonds publics, doit être étendue pour accélérer la diffusion des connaissances.

Enfin, il s’agit de poser un cadre de protection des données personnelles et de définir, dans ce cadre, un protocole d’échange, d’interopérabilité et de portabilité des données facilitant leur circulation. Le droit à l’autodétermination informationnelle, envisagé dans le projet de loi Lemaire, va dans ce sens.

L’Internet des objets
La France est parmi les plus avancés tant au niveau de l’écosystème numérique (électronique, informatique, design, finance) que de celui des acteurs institutionnels (plan « objets connectés » dans le cadre de l’Industrie du futur, cité connectée à Angers, French Tech, BPI France). Mais l’Europe doit rattraper son retard en matière de standardisation pour permettre aux entreprises européennes d’atteindre un rang mondial. Il s’agit donc de veiller à un degré d’ouverture suffisant des standards dominants et de réduire le nombre de standards susceptibles de faire l’objet d’un soutien public en Europe en cas de risque de fragmentation des marchés.

Téléchargez la note d’analyse Le numérique. Comment réguler une économie sans frontières ? sur notre site internet.

La marque Hugo Boss remonte la pente

Hugo boss

Ce mercredi, Hugo Boss a révélé ses résultats trimestriels, bien plus élevés que ceux attendus. A l’origine de ces résultats, il y a sa restructuration et des ventes en croissance après une période de baisse de deux ans aux Etats Unis. Cette nouvelle est bien accueillie par la Bourse.

Une stratégie bien menée

La célèbre marque allemande parle dans sa déclaration d’une augmentation de son chiffre d’affaires de 2% sur le marché américain au deuxième trimestre. De même, en Chine, sa croissance atteint 14%.

Ces résultats annoncent une nouvelle période de croissance qui suit une période durant laquelle le groupe a essuyé des résultats en baisse. Durant celle-ci, il a reçu des avertissements sur ses résultats qui l’ont affaibli. Pour remonter la pente, le groupe s’est investi dans une politique de baisse de prix au sein du marché chinois pour se rapprocher des niveaux se pratiquant aux Etats Unis et en Europe. Elle tente également d’atteindre un public plus jeune en passant par la vente en ligne et en réduisant le nombre de magasins en fermant ceux qui sont déficitaires.

Mark Langer, ancien directeur financier et actuel président du groupe, explique que les résultats obtenus sont issus du repositionnement stratégique. Des progrès considérables ont été obtenus surtout aux Etats Unis et dans la vente en ligne. En plus, la nouvelle sortie de ses collections printemps-été 2018 est bien accueillie par le public durant les derniers défilés de New-York et Florence.

Des résultats assez positifs

En une année, Hugo Boss a réussi à multiplier son bénéfice net par cinq, soit un montant de 57,6 millions d’euros. Les charges de restructuration ont été intégrées dans les comptes du second trimestre de l’année 2016. Il obtient en réel plus de la moyenne des estimations prévues par cinq analystes approchés par Reuters de 53 millions. Entre les mois d’avril et juin, le chiffre d’affaires a connu une hausse de 2%, ce qui fait 636 millions alors que les prévisions tournaient autour de 619. De même que pour son bénéfice, la valeur de son action gagne 6,35%, soit 69,38 euros, à la Bourse de Francfort. La société enregistre ainsi la meilleure performance de l’indice MDax concernant les valeurs en moyenne d’Allemagne qui se trouve en augmentation de 0,33%. Par rapport au secteur du luxe, le titre présente une décote moyenne de 10%.

Selon l’analyste Herbert Sum de DZ Bank, il faut considérer l’augmentation de 3% lors du deuxième semestre de ventes comme le point central des résultats qui ont été présentés en plus du fait qu’il y avait une baisse durant les trois premiers mois de l’année. Les ventes en ligne sont passées d’une baisse durant le premier trimestre à une hausse de 9% au second.

La société allemande fait une prévision positive concernant stabilité des ventes pour l’ensemble de l’année et une croissance à deux chiffres pour son chiffre d’affaires. Il prévoit également un cash-flow libre de 250 millions environs par rapport aux 220 millions actuels. Dans l’année qui suit, le groupe compte sur une progression pour les ventes et les profits et sur une croissance plus importante que celle du marché.

 

Des signes satisfaisants de croissance chez Engie

ENGIE

Des reformes et des gros changements avaient été entrepris au sein d’Engie au cours de l’année écoulée. L’heure est à l’évaluation partielle à l’issue de ce premier semestre de son exercice. On note en effet des signes assez satisfaisants de sa croissance à mi-chemin. Les chiffres enregistrés sont nettement au-dessus de toutes les prévisions faites. On pouvait noter en effet une augmentation de 3,5% de son bénéfice pour le compte de ces six premiers mois de l’année 2017.

Une évolution très rapide de l’entreprise

En marge de la présentation des résultats de cette première période de l’année, Isabelle Kocher, directrice générale d’Engie, a affirmé que l’entreprise qu’elle dirige présentait une évolution bien plus rapide que ce qui était attendu. Au cours de cet entretien téléphonique qu’elle a accordé, elle n’a manqué de signaler que son entreprise était dans un environnement plutôt complexe et difficile. Sa croissance a ainsi connu une forte accélération au cours de ladite période.

Les résultats publiés, correspondants ainsi aux six premiers mois de l’année, font en effet état de nombreuses augmentations. Le bénéfice net s’accroit de 3,5% pour se chiffrer à 1,28 milliard d’euros. En termes de croissance organique, à 1,5 milliard d’euros, le bénéfice net récurrent présente lui une croissance de 15,5%. Sur cette même période, le chiffre d’affaires de l’entreprise est en progression organique de 2,6%, 1,6% en croissance et s’affiche à 33,1 milliards d’euros. Selon plusieurs analystes, dont ceux de Bryan Garnier, ces résultats sont satisfaisants et justifient toutes les actions mises en œuvre. Les secteurs des énergies avaient en effet connu de nombreux changements, contraignant ainsi des opérateurs du domaine comme Engie à effecteur également des ajustements. Ce sont ces derniers qui aujourd’hui commencent à donner à l’entreprise des fruits positifs.

L’entreprise a su consolider ses objectifs sur 3 ans

L’entreprise s’était donc fixé des objectifs très clairs pour le compte des trois prochaines années. Ces derniers étaient orientés vers les énergies renouvelables, mais aussi les services liés au gaz et bien d’autres encore. Beaucoup d’opérations devraient donc être menées pour permettre à l’entreprise d’atteindre tous ses objectifs. A l’heure actuelle, on peut s’accorder à dire que les choses avancent dans le sens attendu, au regard des résultats observés.

Il s’agissait en effet pour l’entreprise de procéder à des cessions d’une part, mais aussi à des investissements dans des nouvelles branches assez prometteuses. Selon sa directrice financière, Judith Hartmann, les choses se déroulent bien vite que ce qui était attendu par les prévisions. Au niveau des cessions qui étaient prévues, en tout pour un montant de 15 milliards d’euros, actuellement, bien plus qu’on l’espérait, 11 milliards seraient déjà effectués. De l’autre côté, le groupe entend investir un peu plus de 16 milliards d’euros dans des nouvelles branches d’activités. 12 milliards sur les 16 prévus seraient déjà même en cours d’exécution. Toutes ces annonces montrent à quel point l’entreprise avance bien plus vite que ce qui était jusque-là prévu. De plus, le groupe avait aussi pour objectif de réaliser des économies de 1,2 milliard d’euros d’ici à 2018. En fin juin dernier, 0,7 milliards d’euros aurait déjà été mis de côté.

 

Les résultats d’alphabet sont freinés par l’amende de l’UE

Alphabet

La maison mère de Google, le groupe Alphabet a édité ce lundi les résultats trimestriels qui, contre toute attente dépasse les prévisions établies, mais alourdi par l’amende subie le mois passé de la part l’Union européenne qui leur accuse de profiter d’une position dominante.

La situation au niveau d’Alphabet

Le groupe Alphabet avait annoncé qu’il allait comptabiliser l’amende de l’UE dans ses résultats au second trimestre. Malgré la décision de faire appel de cette sanction, le groupe doit régler les frais. Alors, les bénéfices nets du groupe enregistrent une baisse considérable soit une valeur de 3,52 milliards de dollars durant cette période. Par contre quant au bénéfice par actions, il affiche une hausse de 5,01 milliards de dollars contre seulement 4,83 milliards de dollars prévus sur le marché, avec pour référence les Etats-Unis.

Lorsque l’amende n’est pas prise en compte, le bénéfice net présenterait une hausse notable évaluée à 6,26 milliards contre 4,9 milliards de dollars si on considère la même période l’année passée. Toujours si l’amende n’était pas considérée, l’action allait atteindre 8,9 dollars, qui seraient aussi supérieurs aux prévisions. Mais le chiffre d’affaires est évalué à 26 milliards de dollars, c’est une augmentation de 21% comparé au trimestre de l’année passée. Mais aussi, le titre a chuté de plus de 3% au niveau des transactions électroniques lors de la clôture à la bourse New York, soit une valorisation de 950 dollars vers 23H00 GMT.

Les bénéfices dégagés par Google

Le groupe Alphabet s’est encore congratulé des sommes dégagées par Google au niveau des services de publicité. La directrice financière Ruth Porat a signalé en particulier lors d’un appel téléphonique, les bons résultats développés sur la recherche sur mobile et aussi grande participation de YouTube. D’autre part, le groupe comptabilise une augmentation de certaines dépenses, surtout de la part des recettes de publicité qu’il laisse à ses partenaires (TAC), qui est évalué au montant de 5,1 milliards de dollars. C’est une augmentation de plus d’un milliard un an auparavant et très supérieurs aux préservions établies par les experts. Le groupe va plus loin et révèle aussi des dépenses en rapport aux « data centers » ou encore les « achats de contenus » au niveau de Youtube.

Le PDG du groupe de services technologiques Google, Sundar Pichai a rappelé que la plateforme YouTube atteint maintenant 1,5 milliard d’utilisateurs par mois et ils visionnent une heure par jour en moyenne sur leur smartphone. Il souligne aussi que leur prochain pari reste le Google Cloud, qui représente les services dématérialisés en ligne. Google fournit la plus grande partie des revenus du groupe Alphabet. Son bénéfice d’exploitation a atteint 7,8 milliards de dollars contre environ 7 milliards au second trimestre en 2016. Le chiffre d’affaires a atteint 25, 8 milliards de dollars soit une croissance de 21% sur l’année. Encore engagements pour l’avenir de l’Alphabet comme les investissements au niveau de la santé, les voitures intelligentes ont produit un chiffre d’affaires de 248 milliards de dollars contre 185 l’année passée.

 

Netflix au delà des 100 millions d’abonnés

Netflix

La plateforme de vidéo en ligne prétend disposer en ce moment 104 millions d’abonnés. Et plus de la moitié se trouve hors des États-Unis. Netflix, la plateforme américaine de vidéo en ligne vient d’atteindre et surpasse le seuil des 100 millions d’abonnés.

Les investissements à l’étranger portent leurs fruits

Selon une correspondance envoyée aux actionnaires de Netfilx, la plateforme de vidéo en ligne dénombrer 103,95 millions d’abonnés à la fin de ce mois de juin. Encore plus, il a atteint sur les trois mois précédents 5,2 millions abonnés, un nombre nettement supérieur à ce qu’il avait prévu soit seulement 3,2 millions d’abonnés. Un résultat qui n’était pas attendu par le groupe américain en moment de l’année.

Le groupe américain indique que le nombre le plus important des derniers abonnés est enregistré à l’étranger, soit 4,14 millions d’abonnés. C’est en réalité le fruit de ces énormes investissements consentis à l’étranger. Le groupe déclare aussi qu’il a bien su intégrer le marché international. Puisque le bénéfice tiré de l’intégration de leur premier marché international leur permet de réinvestir efficacement dans d’autres marchés à l’étranger. C’est ainsi qu’ils ont pu atteindre un taux de 50,1% d’abonnés qui se trouvent hors des États-Unis. Malgré ce constat très positif, le groupe note une perte 13 millions de dollars au second trimestre à l’étranger.

Des prévisions positives pour le troisième trimestre

En ce qui concerne son avenir, le groupe Netflix affiche un visage très rassurant et prévoit une tendance à la hausse des abonnés. En réalité, il s’attend à une augmentation de 4,4 millions d’abonnés et les 3,7 millions d’abonnés vont venir de l’étranger. Il estime dégager aussi au troisième trimestre un chiffre d’affaires qui atteint les 3 milliards de dollars. Ce qui représenterait alors, un bénéfice de 30 millions avec encore un bénéfice net de 143 millions. Il va encore plus loin et prévoit une progression du bénéfice par action de 32 cents alors qu’au deuxième trimestre, il était de 16 cents. Le plus important, c’est que le groupe s’attend à concrétiser son premier bénéfice annuel à l’étranger au cours de l’année 2017 et aux présents taux de change.

Dans la continuité, il prévoit de poursuivre la production de ces programmes originaux. Cette année, le groupe Netflix envisage de développer 40 productions. Le groupe précise que ces productions vont aller des blockbusters aux énormes budgets au cinéma considéré indépendant qui est pur et dur.

 

 

Avec l’impact du marché chinois, Burberry fait plus de ventes que prévu

Burburry

Pour le britannique Burberry, le marché chinois a largement contribué à faire exploser ses ventes tout au long de ce second trimestre. Dans ses résultats rendus public ce mercredi, on note aussi la forte croissance de son marché intérieur. A l’annonce de ces informations, son titre a lui aussi connu une envolée de 1,96%. C’est autour de 4% que celle-ci se chiffre pour le compte de ce second trimestre de l’année.

Une croissance de 4%

La maison britannique du luxe a vu ses ventes grimper de 4% tout au long de cette période trimestrielle. Cette performance rendue publique ce mercredi a d’ailleurs contribué à faire apparaître son titre à la Bourse de Londres parmi les 5 meilleurs de cette matinée. Avec la croissance enregistrée, les chiffres représentent environ le double de toutes les prévisions faites à ce sujet. Il faudrait souligner que le fabricant de mode de luxe britannique a apporté de nouveautés dans ses collections. On note aussi une importante consommation du marché chinois, ainsi que celui de Hong Kong.

En plus de ses manteaux et de ses sacs en cuir, le groupe n’a pas hésité de fournir encore plus d’accessoires qui ont connu assez de succès. Il n’est pas question pour la marque de rester sur cette base. Marco Gobbetti, son nouveau directeur général, a d’ailleurs affirmé que des efforts devront encore être réalisés pour le reste de l’année.

Une bonne santé en Europe aussi

Sur le vieux continent, c’est la Grande-Bretagne qui tire les ficelles dans le domaine de ses ventes. On peut ainsi constater que son marché intérieur reste assez soutenu du point de vue des ventes réalisées. Contrairement à ce que beaucoup craignaient, même le Brexit n’a pas eu d’impact considérable sur ses activités.

Les produits à succès, comme le rappelle bien la responsable financière du groupe, Julie Brown, sont son nouveau sac DK88, mais aussi les trench-coats qui se comportent plutôt bien lors des ventes. Tout au long de ce second trimestre, la maison a enregistré un bénéfice total de 478 millions de livres. Malgré tous ces chiffres semble-t-il positif, certaines voix, notamment celles des actionnaires du groupe, se lèvent pour dénoncer les rémunérations accordées à certains responsables de la structure. D’ailleurs, certains d’eux, Royal London, prévoit déjà lors de la prochaine assemblée générale de voter contre les propositions sur lesdites rémunérations.

 

 

Avec le rachat de Worldpay, Vantiv se signale dans la cour des grands

worldpay

Il était fortement pressenti comme l’un des favoris à la course pour l’acquisition de Worldpay, lui, c’est Vantiv, la société américaine spécialisée dans le domaine de la technologie des cartes de crédit, vient de s’offrir, pour un coût de 7,7 milliards de livres soit 8,78 milliards d’euros, la compagnie britannique Worldpay leader dans le secteur de paiement. Un coup de maître qui devrait sans nul doute participer à l’implantation du groupe dans le cercle des VIP du milieu.

Un partenariat gagnant-gagnant entre les deux parties

Pour rappel, le groupe Worldpay a vu le jour en 1989, mais il appartient depuis 2010 aux fonds de capital-investissement Bain Capital et Advent International. L’ancienne filiale de Royal Banks of Scotland coordonne une équipe de 4.500 employés assurant quotidiennement 31 millions de transactions en ligne, sur le mobile ou encore en magasins.

Ayant très tôt compris le système du monde des banques, des entités comme Worldpay et PayPal ont très tôt su anticiper sur les choses pour se tailler la part du lion dans le secteur de la transaction en ligne et hors espèce. Une politique qui a fini par séduire les banques qui tentent par tous les moyens de mettre sur pied des mécanismes adéquats pour suivre maintenir la cadence. Un intérêt qui semble largement profiter aux groupes comme Nets A/S et à son concurrent danois Worldpay qui ont toutes deux vu leurs titres s’envoler à la Bourse de Londres, pour atteindre respectivement 14 % et 28 % à l’annonce de l’accord entre Vantiv et Worldpay, suite au désistement de JP Morgan Chase.

Une politique qui a fini par séduire les banques qui tentent par tous les moyens de mettre sur pied des mécanismes adéquats pour suivre maintenir la cadence. Les termes de l’accord stipulent que les actionnaires de Worldpay recevraient 55 pence en numérotation et 0,0672 nouvelle action Vantiv, pour chacune de leurs actions, accompagnée d’un dividende estimé à 5 pence par titre Worldpay. Ce qui signifiera une valorisation estimée à 385 pence par action, équivaut à une prime de 18,9 % sur le cours du clôture de lundi, des estimations inférieures à celles notées mercredi avant l’annonce de l’accord et qui tournerait autour de 409,5 pence. En cas d’accord entre les deux parties, 41 % du capital de la nouvelle structure reviendrait aux actionnaires de Worldpay, ce qui sous-tend une cogestion de la boîte par Charles Drucker, patron de Vantiv et Philip Jansen, directeur général de Worldpay.

Une présence sur la scène internationale

L’effectivité de cet accord entre Vantiv et Worldpay, est tout à fait bénéfique pour les deux. D’abord pour Vantiv, cet accord avec pourra lui permettre de bénéficier plus amplement de l’activité de commerce électronique de Worldpay qui s’est défini une très forte réputation en dehors des Etats-Unis. Les analystes avanceraient près de 400.000 accords noués par le groupe britannique avec des enseignes de commerce dans un total de 146 pays traitant du coup plus de 126 devises.

Avec l’acquisition de Worldpay, Vantiv pourra libérer un peu le marché nord-américain où il commençait à souffrir d’une sur-exposition. L’autre point est relatif à l’effet bénéfique que Vantiv pourrait tirer des capacités dans le commerce électronique international de Worldpay, un domaine que le groupe britannique maîtrise assez bien et qui, en plus de la hausse de 21,7 % enregistrée tout récemment, représenterait plus d’1 tiers du total de son chiffre d’affaires. Pour ce dernier aussi cet accord servit de parfait motif pour son expansion aux Etats-Unis où le groupe peine à s’illustrer.

Technicolor contraint de revoir ses prévisions à la baisse, à cause de la hausse du prix des puces mémoires

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Il s’agirait d’un montant avoisinant les 40 millions d’euros, que le groupe technicolor envisage de réduire de sa prévision. Une décision excusée par la hausse du prix des puces mémoires. On parle désormais d’une fourchette de 420 et 480 millions d’euros, contrairement à ce qui était annoncé à savoir 460 et 520 millions d’euros.

Les raisons qui ont poussé Technicolor à revoir ses ambitions à la baisse

La hausse du prix des puces mémoires a sévèrement affecté les prévisions du géant des effets spéciaux et des outils de production vidéo. En effet technicolor avait nettement prévenu que la rentabilité de sa « maison connectée » allait subir un lourd préjudice avec la hausse du prix des puces mémoires. Une hausse fraîchement confirmée et qui semble s’inscrire dans la durée, et pendant ce temps technicolor sombre davantage dans le gouffre. Le groupe n’a pas manqué d’informer sur sa situation lors des mois précédents avec à la clef la publication, des résultats annuels de 2016 et 2017, sanctionnée d’une révision de ses ambitions pour l’horizon 2020.

A travers un communiqué rendu public, le groupe Technicolor est largement revenu sur la menace que pouvait constituer cette hausse du prix des puces mémoires. Des hausses qui ne sont pas contrôlées et qui portent préjudice au groupe. Avec une hausse de plus de 45 % sur le prix des DRAM, au terme du premier trimestre de 2016, l’addition ne cesse d’être salée avec une nouvelle hausse de 15% qui s’est opérée au terme du second trimestre. Une situation qui risque de perturber l’activité du marché d’autant plus que la forte demande des principales maisons de fabrications des téléphones smartphones n’arrive pas à être satisfaite.

Une situation d’urgence qui impose des restructurations systématiques.

Le groupe Technicolor, a par la voix de son directeur général, Frédéric Rose affirmé, lors d’une conférence téléphonique son ambition à vouloir réviser ses contrats avec ses clients, et cela, suite à l’ascension fulgurante du prix des puces mémoires. Une situation assez embarrassante pour le groupe qui souhaiterait appeler ses clients à contribution afin de pouvoir amortir la hausse du prix des puces mémoires.

Des clients qu’il ne faudrait surtout pas négliger surtout avec cette forte concurrence qui est prête à tout pour massifier ses rangs, poussant même certains adversaires à aller jusqu’à dispenser leurs clients de tout éventuels frais de bonus. Dans tous les cas de figure, l’entreprise communiquera amplement sur les décisions arrêtées pour amortir l’impact de la hausse du prix, à l’occasion de la publication des résultats du premier semestre laisse entendre le directeur général de Technicolor Frédéric Rose.

Technicolor annonce dans la foulée des prévisions faisant état, d’une baisse de 10 % du chiffre d’affaires de la « maison connecté » au premier semestre. Une situation qui sera rectifiée par un bond de 15 % au second semestre grâce notamment à une présence accrue en Amérique du Nord, mais aussi par la mise en circulation de nouveaux articles dans le continent européen.

Publicis innove avec l’IA Marcel pour contrecarrer l’action des GAFA

intelligence artificielle

Pour mieux consolider sa position dans le domaine technologique, Publicis a décidé de reconfigurer son statut en souhaitant quitter la phase holding pour épouser celle de plateforme. Une mission qui nécessite de la part du groupe des innovations majeures. C’est dans ce sillage que l’IA Marcel a été concoctée avec comme principal objectif de mettre dans des conditions optimum les quelque 80 000 collaborateurs du groupe dans le dessein de proposer des réponses plus adéquates à sa clientèle.

Quelles sont les raisons qui excusent cette innovation ?

Selon l’avis d’Arthur Sadoun, président du directoire, le changement était devenu plus qu’urgent pour le groupe s’il souhaitait tenir le rythme qui lui était imposé par la concurrence. En effet, le groupe subit de toute part les affres des cabinets de consulting et ceux des GAFA. Souhaitant endiguer leurs efforts, l’équipe dirigeante a depuis quelques années lancé une vaste opération de reconfiguration souhaitant faire quitter le groupe de la phase de holding pour l’amener à devenir une plateforme. Tout débute en 2014 avec l’acquisition de Sapient courant, il s’en suivra une restructuration de Publicis qui donnera naissance à quatre départements : (Publicis communication, Publicis Média, Publicis Sapient et Publicis Health), une reconfiguration qui sera effective avec le lancement prochain de sa plateforme Marcel.

Quels sont les principaux objectifs de la plateforme ?

Selon Arthur Sadoun le groupe n’a pas lésiné sur les moyens pour apporter du sang neuf, mais aussi et surtout consolider ses positions. Les objectifs majeurs de la boîte peuvent être définis comme suit : premièrement, il s’agira de répertorier les talents cachés parmi les collaborateurs du groupe et de pouvoir les mettre dans des conditions de performance par le biais d’une libéralisation du marché interne. Il serait désormais possible à un collaborateur asiatique de traiter directement la commande d’un client américain. Un tel objectif ne pourra être atteint que par le biais d’un travail d’équipe et selon Arthur Sadoun, Publicis mise sur le point relatif au partage des connaissances afin de pouvoir fournir une réponse adéquate à l’attente de sa clientèle.

C’est d’ailleurs cette même clientèle qui attirera son attention dans la seconde rubrique allouée aux objectifs. La diversification de l’offre est un point essentiel sur lequel doit miser Publicis afin de faciliter davantage la vie à son client. Ce dernier doit pouvoir être en mesure de naviguer facilement entre les quatre entités du groupe. L’objectif recherché est de satisfaire le client à la limite de le mettre à l’aise surfer dans sa conscience et essayer d’anticiper sur ces désirs. Bien que le projet demeure toujours interne, il pourrait très vite être proposé au public si toutefois, il parvenait à exceller dans sa phase test.

La justice retire le permis d’exploitation de la puissante centrale de biomasse

centrale biomasse

La centrale qui se localise à Gardanne, dont le groupe allemand Uniper est actionnaire majoritaire vient de perdre son autorisation d’exploitation. Il est spécialisé dans la calcination des quantités énormes de bois par an. C’est la plus grande centrale spécialisée dans ce domaine en France. C’est en réalité un projet ambitieux de production d’énergie. La justice marseillaise juge que l’étude d’impact n’est pas bien établie par rapport à l’importance et la réalité du projet.

Une exploitation très avantageuse pour les bailleurs

Ce jeudi 8 juin, le tribunal administratif de Marseille proclame le retrait du permis d’exploitation de la plus puissante centrale qui brule les bois en France. Le groupe avait obtenu son autorisation en 2012 suite à l’appel d’offre émit en 2011 par le gouvernement. Cette décision été adoptée dans le but d’atteindre près de 23% des énergies renouvelables d’ici 2020. Le groupe gagné avec cette opération 70 millions d’euros par an durant vingt ans. Mais pour produire assez d’énergie pour une consommation annuelle de 440.000 ménages, hors chauffage bien sûr. La centrale atteint une puissance évaluée à 150 mégawatts. C’est un investissement de 250 millions d’euros. Le nombre d’emplois directs généré est estimé 80. Son objectif est de réaliser une production pouvant couvrir les 6% de la demande de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cela passe comme la bien dit plus haut, par une consommation de près 850.000 tonnes de bois chaque année. Cette consommation de bois regroupe les bois en mauvais état, notamment les déchets et les coupe dans la forêt. Des volumes assez impressionnants jugé par les dirigeants de la région. Alors lors de l’implantation, il était prévu que 55% des bois seraient importés.

L’annulation de l’autorisation de l’exploitation

Face à cette situation, les parcs des régions du Luberon et du Verdon, encore appuyé par deux communautés de la commune des Alpes-de-Haute-Provence dépose un recours à la justice administrative de Marseille en mars 2015 pour le retrait de l’autorisation d’exploitation de la centrale de biomasse. D’ailleurs des études d’impact avaient révélé que les ambitions d’utiliser le bois local qu’à partir de 2026 pourrait être remis en cause puisque les ressources sont assez disponibles. C’est ce que l’Etat avait ambitionné aussi de mieux structurer la filière bois et foret. La région Provence Alpes-Côte d’Azur représente la troisième région forestière soit 1,5 million d’hectares de forêts et constitué 9% de la surface boisée dans le pays.

La justice administrative de Marseille a proclamé jeudi que ce manquement de l’étude d’impact du projet pourrait nuire au système d’information de la population local. Le tribunal développe encore que le présent système qui combine bois et énergie, ne peut réellement pas contenir les exigences de la centrale. Il juge que l’ensemble des besoins de la centrale à l’horizon 2014 serait égal à 37% de la ressource disponible des foret locales.  Par contre, les autres zones impactées par la centrale, considèrent que l’enquête menée par les services publiques en 2012 été très limité.

Une possible association entre Western Digital et KKR pour les puces Toshiba

KKR

Western Digital pourrait se lancer dans une offre de rachat de la filiale mémoire du groupe Toshiba en passant par l’intégration d’un consortium constitué par le fond de capital investissement de KKR ainsi que d’investisseurs japonais épaulés par le gouvernement. D’après les informations transmises par deux sources concernées par le dossier, la société renoncerait ainsi à demander une participation majoritaire dans l’immédiat.

Un conglomérat japonais pour principal favori à l’achat

Selon les dernières nouvelles, le consortium sera, dès le départ, le grand favori pour la reprise de la filiale de Toshiba, deuxième principal producteur de mémoires NAND au plan mondial, puisqu’il regroupe entre autres le fond public INCJ, Innovation Network Corp of Japan, et la DBJ, Development Bank of Japan, s’attirant de ce fait la bénédiction de Tokyo. Cette affaire représente, pour le conglomérat, un moyen de couvrir le dépassement de coûts de Westinghouse, sa filiale américaine vouée au nucléaire, s’élevant à des milliards de dollars. Celle-ci en est encore au niveau du dépôt de bilan. De même, faisant face à une possible radiation de la Bourse de Tokyo pour cause de comptes non certifiés, Toshiba pourra rebondir grâce à cette vente qui lui rapportera des liquidités dont le groupe aura besoin pour renforcer son bilan.

Les nouvelles dispositions du groupe américain

Le groupe américain Western Digital et japonais Toshiba sont déjà associés dans l’exploitation de la principale usine de semi-conducteurs de ce dernier. Cependant, le groupe américain, spécialisé dans la production de disques durs et de mémoires, avait fait recours à un arbitrage international en vue de mettre un frein à la vente de la filiale japonaise puisqu’il n’avait pas donné son accord. Pour appuyer ses dires, il explique que cette vente contrevenait à l’accord de coentreprise passée avec Toshiba. De ce fait, il demandait l’exclusivité des droits de négociation et prônait une participation de 51% minimum au sein de l’entreprise pour obtenir une certaine compétitivité. Cependant, dès le départ, Western Digital est mal placé dans les négociations pour être le seul acquéreur des mémoires NAND de Toshiba puisque d’autres sociétés ont fait des offres bien plus importantes.

Désormais, Western Digital s’est résigné à la place d’investisseur minoritaire mais avec l’intention de mener sa participation au-delà des 50% au moment où l’INCJ et KKR seront décidés à remettre sur leur marché leurs parts ; c’est ce qu’expliquent les sources ce lundi en parlant également de leur pessimisme sur la possibilité de l’accord du ministère de l’Industrie pour un tel montage.

Un grand intérêt autour de Toshiba

Pour le ministère, le fondeur ne doit pas être détenu par une société étrangère pour des raisons de sécurité nationale comme l’expliquent les sources. Cependant, le principal concerné n’a encore fait aucun commentaire, de même que KKR, DJB et Western Digital. L’INCJ déclare ne pas vouloir commenter les conjectures.

Par ailleurs, de nombreuses sociétés ont montré leur intérêt pour la filiale de Toshiba et parmi elles le sous-traitant de Taïwan, Foxconn (Hon Hai Precision Industry), qui avait même formé un consortium avec Sharp, sa filiale japonaise, du fondeur américain Broadcom, rattaché au fonds de capital investissement de Silver Lake ainsi que Bain Capital, associé au fondeur sud-Coréen SK Hynix, d’après des sources.