« Dieselgate » : Fiat Chrysler soupçonné de faire obstruction sur l’enquête française

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Le « Dieselgate » fait encore couler beaucoup d’encre avec cette fois-ci dans le viseur, Fiat Chrysler. Depuis que l’affaire a été mise au grand jour en septembre 2015, les épisodes du « Dieselgate » n’ont pas encore fini de dévoiler leur contenu et de remuer le secteur de la construction automobile. Après Volkswagen et d’autres constructeurs, cette fois c’est le constructeur italo-américain Fiat qui fait l’objet d’une enquête judiciaire. Fiat Chrysler est poursuivi pour tromperie et obstruction à une enquête. Les conséquences risquent d’être lourdes pour le constructeur pour non-collaboration avec les enquêteurs de la répression des fraudes. L’affaire concerne la période entre mai 2016 et janvier 2017.

Une première en France

C’est la première fois en effet qu’un constructeur automobile ne coopèrerait pas lors d’une enquête des autorités françaises de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF). Une première parce que les autres constructeurs automobiles avaient coopéré comme il se doit avec la DGCCRF. En faisant obstacle aux enquêtes de la DGCCRF. Fiat Chrysler se met sur le dos la justice française. Ce qui alimente davantage le scandale du « Dieselgate » révélé au monde avec le constructeur Volkswagen et plus tard avec d’autres constructeurs qui sont entrés dans la danse. Avec ce nouveau fait, le « Dieselgate » n’a pas encore fini de faire parler de lui.

Fiat Chrysler n’a pas coopéré

Fiat Chrysler s’est attiré la foudre des enquêteurs français pour obstacle à leur enquête. Le groupe italo-américain est accusé par la DGCCRF de ne pas coopérer avec ses agents à la constatation des délits liés au code de la consommation. Une obstruction constatée par le juge français entre les périodes mai 2016 et janvier 2017 sur le territoire français. L’enquête vise les véhicules de marque Fiat notamment ses moteurs Euro 5 et Euro 6 considérés comme moins polluants que le constructeur utilise dans ses modèles Fiat 500X et Jeep Cherokee. L’enquête de la DGCCRF n’a pas encore fini de livrer tous ses secrets.

Fiat Chrysler n’est pas le seul incriminé

Même si Fiat Chrysler est le seul constructeur poursuivi pour entrave à une enquête officielle, l’information judiciaire ouverte vise également d’autres constructeurs automobiles. En effet, les constructeurs français PSA et Renault sont accusés de tromperie et de fraudes sur leurs moteurs. La marque allemande Volkswagen a été le premier constructeur avec qui le scandale du « Dieselgate » a éclaté. Le constructeur allemand avait fini, lui, par reconnaitre les faits d’ailleurs. Quant aux constructeurs Mercedes et Opel, ils ont été blanchis par les autorités françaises des accusations de tromperie et de fraudes sur les moteurs, information donnée en juillet par le journal Le Monde.

L’enquête se poursuit

Même si le groupe Fiat Chrysler se défend de ces accusations de tromperie et de fraudes sur ses moteurs, les investigations n’en sont qu’à leur début. Effectivement, les juges français ont souhaité la tenue d’une expertise minutieuse dirigée par une commission. Cette expertise est confiée à Luis Le Moyne, un homme qui jouit d’une expérience avérée de 20 ans dans le secteur de la dépollution des moteurs de véhicules automobiles. Mr Le Moyne a reçu carte blanche durant une année pour aboutir à une étude sérieuse qui aidera les magistrats à s’éclairer dans le domaine des moteurs diesel et des réglementations dédiés.

 

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Performance énergétique des bâtiments : solutions anciennes et nouvelles

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L’arrêté du 3 mai 2007 concernant les critères de performance énergétique des bâtiments existants a été actualisé en 2017 et rentrera en vigueur au 1er janvier 2018. L’objectif est notamment l’installation de matériaux modernes aux performances énergétiques renforcées. L’idée centrale reste d’encourager voire d’imposer pour les constructions neuves des matériaux avec les meilleures performances énergétiques. 

Que dit le nouvel arrêté ?

Les ministères de l’Ecologie et de l’Environnement ont publié fin mars 2017, au Journal Officiel, l’arrêté actualisant la RT (Réglementation thermique) des bâtiments existants.  Selon le gouvernement de l’époque, la décision administrative visait à « accélérer l’atteinte de l’objectif de disposer d’un parc de bâtiments existants répondant aux standards BBC (Bâtiment basse consommation) à l’horizon 2050 (1) ».

En ce qui concerne l’isolation, le texte prévoit de relever les niveaux de performances énergétiques des matériaux installés ou remplacés (isolants, fenêtres et chaudières) tout en prenant en compte les différences de climat selon les zones géographique (arrêt du 13 juin 2008). En outre, l’arrêté, tout en se conformant aux normes européennes, prévoit un durcissement des exigences à compter du 1er janvier 2023.

L’enjeu de ce texte était également de renforcer la RT sans pour autant mettre à mal, par une ambition trop forte, le savoir-faire des maîtres d’œuvre. Aux dires des fédérations professionnelles comme la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment) et la FFB (Fédération Française du Bâtiment), l’objectif semble être atteint puisque le dispositif est défini comme « un juste équilibre permettant d’améliorer la performance et la faisabilité technique et financière (2) ». Deux axes d’efforts retiennent l’attention ; les murs et les ouvrants. En première ligne, la filière béton et les fabricants de fenêtres et de portes concentrent donc logiquement les innovations.

Un béton aux performances énergétiques de plus en plus importantes

La filière béton n’a pas attendu les différents arrêtés en matière de RT pour innover et tenter de réduire l’empreinte énergétique des bâtiments. Depuis plus de 45 ans, la marque NF Béton prêt à l’emploi, certifiée par l’AFNOR et partagée par ¾ des centrales à bétons garantit la conformité du produit aux normes définies. La norme NF EN 206/ CN par exemple, garantit la résistance ou encore la consistance du produit. Récemment (en septembre 2016), des exigences complémentaires ont été ajoutées concernant la conductivité thermique des bétons permettant une meilleure performance globale des bâtiments.

L’architecte Pierre Tourre, spécialisé dans les constructions en béton, a notamment réalisé le lycée Victor Hugo de Lunel. Certifié HQE, le bâtiment est d’après lui, « une construction durable […] cette simplicité, cette architecture soft tech, garantit : la pérennité du bâtiment, la constance des performances (énergétiques, lumière naturelle, consommation, etc.,) (3) ». De plus, l’inertie thermique du béton, c’est-à-dire sa capacité à absorber de la chaleur ou de la fraicheur et à la restituer petit à petit est qualifiée de lourde voire de très lourde par les règles Th-I RT2012. Cette caractéristique permet, sans climatisation, de profiter de températures moyennes.  Concernant le lycée de Lunel, grâce à des ventilateurs installés dans une galerie souterraine qui brassent de l’air, pour une consommation énergétique globalement très faible, la température des salles avoisine déjà les normes tolérées selon les saisons : 15 °C au lieu de 4 à 5 °C en hiver et aux alentours de 20 °C l’été plutôt que 35 °C.

Portes et fenêtres : saut qualitatif en vue

Le double-vitrage a longtemps constitué la panacée de la technologie des fenêtres. Plus aujourd’hui : travail sur le verre, les châssis, les systèmes de fermeture… Le nouvel arrêté impose une hausse des exigences pour les parois vitrées ainsi que pour les portes de maisons individuelles, les vérandas et les verrières. En outre, selon Jean-Luc Marchand, délégué du SNFA, « [ce texte] fixe des exigences de moyens pour chaque élément, de manière notamment à interdire l’entrée sur le marché de produits qui n’aurait pas d’assez bonnes performances (5) ». Concrètement, le texte dispose que les fenêtres de surface inférieure à 0,5 mètres carrés doivent être munies d’un vitrage dont le coefficient Ug est inférieur à 1,5W/m2K, de façon à favoriser des produits avec de faibles déperditions de chaleur. Concernant les fenêtres de toit devant être installées ou remplacées, elles doivent désormais bénéficier de protections solaires mobiles.

Ces évolutions réglementaires amènent les constructeurs à innover. C’est le cas par exemple de Vinci Construction et Sunspartner Technologies qui ont lancé la fenêtre connectée Horizon. D’après le journal en ligne batiweb.com, cette dernière « prend la forme d’une vitre opacifiante, permettant une réduction d’énergie pouvant aller jusqu’à 30% (6) ». De plus, comme l’expliquent les deux partenaires, cette fenêtre est « dotée de panneaux photovoltaïques transparents », permettant de stocker de l’électricité. Selon Ludovic Deblois, « un boîtier électronique permet de connecter la vitre à la gestion technique du bâtiment, mais aussi d’intégrer des capteurs qui vont permettre d’avoir de l’intelligence sur la fenêtre ».

Cette innovation à la pointe de la performance énergétique a déjà convaincu nombre d’architectes, dont le dessinateur du nouveau siège social de… Vinci, qui compte bien faire de son siège une vitrine, dans tous les sens du terme, de sa technologie.

  1. https://www.actu-environnement.com/ae/news/rt-batiments-existants-28722.php4
  2. http://www.lemoniteur.fr/article/la-reglementation-thermique-par-element-fait-des-vagues-34352032
  3. Ingénierie territoriale, le béton dans tous ses états, novembre 2016, page 16
  4. Ingénierie territoriale, le béton dans tous ses états, novembre 2016, page 17
  5. http://www.batiactu.com/edito/zdzd-48591.php
  6. http://www.batiweb.com/actualites/nouveaux-produits-du-btp/vinci-construction-et-sunpartner-technologies-lancent-la-fenetre-connectee-horizon-06-12-2016-29509.html

 

DASSAULT SYSTEMES a racheté l’américain EXA au prix de 400 millions de dollars

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Dassault systèmes

Le groupe DASSAULT SYSTEMES a encore frappé fort. En effet, après avoir obtenu cet été un accord avec BOEING, le groupe français a informé de l’acquisition pour 400 millions de dollars (341 millions d’euros) de l’américain EXA CORPORATION. Avec ce rachat, DASSAULT SYSTEMES se consolide dans l’administration critique des fluides pour l’aviation, l’automobile et le domaine du pétrole.

La société Dassault Systèmes

DASSAULT SYSTEME est un éditeur français de logiciels de conception par ordinateur, filiale du groupe DASSAULT, propriétaire du FIGARO. Fondé en 1981 pour informatiser la construction d’avions, DASSAULT SYSTEMES, se basant sur le concept de « virtualisation du monde », a renforcé son domaine d’activité dans la modélisation et la vente de logiciels pour tous les secteurs comme l’aéronautique, l’ingénierie, la construction pour n’en citer que ceux-là, mais également l’architecture et les sciences naturelles.

Exa corporation

EXA CORPORATION, éditeur de logiciels d’aide à la conception par simulation, a été fondé en 1991 et ses locaux se trouvent dans le Massachusetts, précisément dans la commune de Burlington. Parmi la prestigieuse clientèle d’EXA, on peut nommer les géants de l’automobile TOYOTA, TESLA, BMW, de même que le géant de l’aéronautique, la NASA, le constructeur d’avion, le brésilien EMBRAER et BRITISH PETROLEUM. Le chiffre d’affaires fait par EXA est évalué à  72 millions de dollars au cours de son exercice clôturé le 31 janvier.

Les bases du rachat d’Exa par Dassault Systèmes

DASSAULT SYSTEMES poursuit ainsi sa dynamique pour développer la quantité et la variété  des moyens de conception de son programme digital 3DExperience pour le compte des industriels. DASSAULT SYSTEMES indique dans une annonce que la transaction concerne toutes les parts d’EXA pour 24,25 dollars l’unité en espèce, ce qui équivaut à un bénéfice de 43% au regard des 16,96 dollars en clôture de bourse d’EXA mercredi. L’accord a été validé par les membres du conseil d’administration d’EXA dans leur totalité et sera finalisé probablement au quatrième trimestre de cette année 2017.

EXA va fournir à DASSAULT SYSTEMES des accessoires de test s’appuyant sur le concept de BOLTZMANN sur réseau ou celui LBM, permettant de représenter l’état des fluides comme la circulation de l’air dans une aile d’avion. Cette transaction aura à bonne issue une influence positive sur les bénéfices de l’éditeur français de logiciels de conception par ordinateur. Le groupe DASSAULT SYSTEMES espère rendre service à ses clients, dans un délai record, à concevoir et examiner des modèles d’attitude des fluides, ce qui aboutira par exemple à  l’analyse des moteurs d’avion et de leur baisse de température.

 

ManoMano récolte 60 millions d’euros pour devenir le pionnier du bricolage et du jardinage en ligne

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Manomano le groupe français qui s’est développé dans la commercialisation en ligne d’articles de jardinage et de bricolage, a finalisé le plus grand financement depuis 2013, année de sa création. Le montant est évalué à 60 millions d’euros. Le groupe ambitionne de se lancer dans la logistique, dans le marketing. Il souhaite aussi perfectionner l’offre, les services et d’engager des profits spécialisés en IT et data.

Les ambitions de ManoMano

Ce sont des fonds qui vont permettre de développer l’activité du groupe. ManoMano vient de déclarer l’obtention d’un financement à hauteur de 60 millions auprès du groupe d’investissement General Atlantic, et aussi de ses investisseurs habituels notamment Piton Capital et Bpifrance. C’est n’est guère la première transaction de cette nature pour l’enseigne française qui s’est développée dans la commercialisation d’article de jardinage et de bricolage. En effet, le groupe avait déjà obtenu l’année passée un financement de 13 millions d’euros, aussi en 2014 il a levé 2 millions d’euros et 600 000 euros en 2013. Avec ce nouveau financement le groupe va hausser ces investissements dans le domaine du marketing dans le but de conforter sa réputation. Mais aussi ils vont pouvoir améliorer les articles et les offres de services pour sa clientèle actuelle et future. Il ambitionne aussi de renforcer ces investissements dans la logistique. Toujours dans cette optique il souhaite apporter des innovations commerciales pour soutenir les commerçants et les collaborateurs dans la numérisation de leur offre. Encore plus important, il désire investir sur des profils, spécialistes IT et data, afin de renforcer son groupe d’expansion commerciale qui se trouve au niveau de l’Allemagne et du Royaume-Uni.

Une croissance accélérée

L’une des spécificités du groupe ManoMano a été de confirmer rapidement ses ambitions de se développer vers l’étranger plus particulièrement en Europe. Les activités du groupe se sont lancées depuis 2016 en Allemagne et au Royaume-Uni, et  prépare à investir 4,5 millions d’euros pour renforcer sur ces marchés stratégiques. Actuellement le marché du continent européen de jardinage et de bricolage comptabilise 188 milliards d’euros pour l’année 2016, dont un montant de 25 milliards pour la France. Mais ManoMano va devoir faire avec les géants et leaders de la distribution Castorama et Leroy Merlin.

ManoMano a été instauré en 2013. Il s’est vite développé en passant de 9 salariés à 145 à l’heure actuelle. Les articles référencés sont passés de 30 000 à 1,2 million à l’heure où on parle. Aujourd’hui le groupe affirme une clientèle qui atteint plus de 1,9 million. En plus, les cofondateurs qui affirment comptabiliser 1 100 commerçants partenaires, imputent tout sur une stratégie centrée sur l’utilisateur, un usage axée sur la data et aussi sur une équipe de bricoleurs très compétents, qui partagent tous leurs savoirs pour réussir leurs projets. Pour cette année, ManoMano table sur un chiffre d’affaires de 290 millions d’euros, dont 250 millions pour l’hexagone, contre 89 millions en 2016, dont 75, en France.

En bonne santé, Orange veut accélérer dans la fibre

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Orange est sur une bonne pente, l’opérateur des télécommunications se lance vers une nouvelle dynamique. En effet Orange souhaite désormais mettre l’accent sur la fibre pour pouvoir davantage renforcer ses bons résultats. Pour cela. L’opérateur, galvanisé par ses indicateurs financiers tous au vert, va réunir les investisseurs, aujourd’hui à Londres. Ce sera à l’occasion d’une journée dédiée aux investisseurs pour peaufiner ses nouvelles ambitions. Des ambitions qui sont actées dans son plan stratégique « Essentiels 2020. L’opérateur télécom entend accélérer la cadence pour la fibre, plier important de ses nouveaux objectifs financiers.

Orange surfe à nouveau sur une bonne pente

Apres avoir connu, il y’a 5 ans, une période difficile marquée par une chute de la rentabilité de ses trois acteurs du domaine, causée par l’arrivée de Free Mobile sur le marché, l’opérateur renoue avec les bons chiffres. En donnant rendez-vous à ses investisseurs, Orange souhaite présenter ses résultats positifs et ses nouveaux objectifs stratégiques. Mais avant de chiffrer ces derniers pour 2018, cette année le groupe télécom se donne comme objectif une progression de son Ebitda relevé à près de 2%. Egalement, Orange vise à remettre en croissance son cash-flow opérationnel, cette année. De belles dynamiques qui encouragent le groupe vers l’accélération en 2018.

La fibre optique, la nouvelle marche à suivre

En retrouvant des indicateurs largement au vert, Orange souhaite désormais aller loin dans l’ère de la fibre optique. Dans cette logique, Orange entend continuer le déploiement de la fibre avec une accélération continuelle. En Hexagone, L’opérateur compte accentuer ses investissements dans le secteur, notamment dans les centres villes pour se mettre à niveau de ses concurrents. Actuellement, Orange a réalisé 70% de la mise en réseau de la fibre optique et envisage de la déployer dans près de 20 millions de logements d’ici 2021. Un déploiement en zones très denses et moyennement denses, qui, s’il aboutit aura un an d’avance.

Poursuivre la dynamique en 2018

Orange n’entend pas décélérer la cadence pour rester dans les sommets. L’opérateur va poursuivre en plus du déploiement de la fibre, son plan de réduction des coûts. Ce dernier prévu sur la période 2019-2020 entraînera ainsi une diminution des investissements en particulier dans les infrastructures. L’opérateur souhaite se distinguer également de ses rivaux, SFR notamment, avec une politique stratégique sure et prudente. Son PDG Stéphane Richard, qui brigue d’ailleurs un nouveau mandat à la tête du numéro 1 français des télécoms, a confirmé cette nouvelle dynamique lors de la conférence.

YouTube décide de recruter 10.000 modérateurs pour déceler les contenus non désirables

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YouTube veut rassurer les utilisateurs en optant pour de nouvelles décisions de modération. La plateforme est mise en cause du fait de la diffusion de nombreuses vidéos qui font polémiques. Le géant du web a décidé de lutter contre cette situation.

Le rôle des modérateurs

Après de nombreuses observations concernant des exagérations sur sa plateforme, le groupe YouTube décide de changer les choses. Susan Wojcicki, la directrice générale a soulevé ce lundi 4 décembre dans une déclaration les importants efforts de modération dégagés par YouTube. Elle déclare la conception d’une équipe de 10.000 agents orientés à cette mission d’ici 2018. Ce sont des modérateurs qui seront en charge d’identifier les contenus pouvant heurter la sensibilité des utilisateurs. Ils vont mettre en place des programmes permettant d’identifier plus facilement les vidéos à éliminer.  Le groupe YouTube a toujours été équivoque sur la création d’une équipe de modérateurs. Mais, d’après BuzzFeed, cette procédure de recrutement va augmenter de 25% l’effectif actuel. Un cadre de YouTube interrogé par le Figaro a déclaré que ces nouveaux membres seront considérés comme des salariés du groupe. En réalité, au mois de novembre dernier, YouTube a été très critiqué du fait d’une mauvaise gestion de ses vidéos qui ont mis en mal la vie des enfants. Un nombre de 270 compte et 150.000 vidéos ont été éliminés de la plateforme. De plus, il a stoppé certaines possibilités de publicité au niveau de 2 millions de contenus élaborés par plus de 50.000 chaînes. Ainsi, des marques comme Mars et Lidl ont déclaré l’arrêt temporaire de leur compagne de publicité.

Une technologie innovante

La modération est une lutte de très longue durée pour YouTube. Même si les décisions considérées ces années passées pour prendre le contrôle des contenus qui violent ses conditions d’utilisation n’ont pas arrêté les vidéos scandaleuses qui font polémiques. YouTube a dégagé des programmes pouvant identifier dans les meilleurs délais des contenus pareils. Déjà au mois d’août YouTube avait instantanément supprimé des vidéos à caractères terroristes. C’étaient des vidéos qui magnifiaient les actes de guerre réalisés en Syrie.

Interrogé par le Figaro un cadre de YouTube affirme que des technologies innovantes pouvant éliminer automatiquement des contenus indésirables étaient toujours en cours d’analyse. Employé depuis juin, cette innovation a donné la possibilité de faire une analyse à grande échelle des vidéos. Susan Wojicicki estime que c’est un travail qui aurait dû être réalisé de 180.000 personnes et pour 40 heures par semaine.

Airbus décroche la plus grosse commande de son histoire

airbus décroche la plus grosse commande de son histoire

C’est peut-être l’aboutissement d’un accord historique dans l’industrie aéronautique. Cette commande, si elle est signée sera certainement  la plus importante pour Airbus, 430 moyen-courrier de la famille A320 seront alors vendus à la société américaine d’investissement Indigo Partners pour un montant de 49,5 milliards de dollars. Pour le géant européen, cette commande va lui permettre de dépasser son rival Boeing : 718 commandes pour Airbus et 605 commandes pour le groupe américain. Cette commande porte sur des modèles A320neo et A321neo, la version remotorisée du best-seller d’Airbus. Une opportunité unique pour Airbus de renforcer son leadership sur le marché des moyen-courriers remotorisés que le constructeur européen domine.

Une commande historique

Airbus vit une journée inoubliable et particulière pour lui. Le constructeur européen a fait savoir ce mercredi avoir décroché un accord historique pour la vente de 430 avions des modèles A320 au groupe d’investisseurs Indigo Partners. Une société américaine qui intervient dans la location d’avions a des structures à bas prix. Une société mise en place par Bill Franke, un emblématique personnage du secteur aérien. Un contrat au prix d’or pour Airbus évalué à 49,5 milliards de dollars. Pour Airbus, il s’agit d’une vente inédite en l’espèce et également inédite dans le milieu aéronautique de par son coût et le nombre d’avions vendu. L’accord va être paraphé aujourd’hui au salon aéronautique qui se tient présentement à Dubaï.

L’accord en chiffre

La commande reçue par Airbus d’Indigo Partners est gigantesque. Elle concerne la vente de 273 appareils de la famille A320neo et 157 autres de la famille A321neo, le modèle remotorisé du plus grand succès commercial d’Airbus. Les appareils vendus sont assignés à quatre groupes aériens dans lesquels la société d’investissement possède des actions. Ainsi 134 avions seront affectés à la société aérienne américaine Frontier Airlines, 146 appareils pour le groupe Hongrois Wizz Air, 80 à la compagnie mexicaine Volaris, et 70 à la Chilienne Jetsmart. Des commandes inédites dont s’est particulièrement réjouis le directeur général délégué d’Airbus Fabrice Brégier, heureux de voir la notoriété d’Airbus hautement rehaussée.

Un leadership renforcé pour Airbus

A travers ce contrat historique, le constructeur européen Airbus voit ainsi son leadership dans le secteur aéronautique renforcé. Cette commande inédite d’appareils A320 amène à un total de 13.700 comme le nombre de commandes arrivées sur la table d’Airbus, depuis qu’il intervient dans le secteur aéronautique en 1988. Ce qui lui confère une étiquette d’avion le plus vendu dans l’histoire de l’aviation. Autre chiffre c’est celui du nombre de catégories d’A320neo qui a atteint plus de 5500 commandes rien qu’en 7 ans d’existence. Le groupe toulousain renforce également son aura intact dans la catégorie des moyen-courriers ou 55% des ventes sont dominées par Airbus.

Airbus dépasse Boeing

En finalisant l’accord avec Indigo Partners, ce jeudi au salon de l’aéronautique à Dubaï, Airbus s’offre une belle occasion de dépasser son concurrent direct, l’américain Boeing. Jusqu’ici, le constructeur européen connait en 2017 une part nette de commande de 288 appareilles. Avec les 430 nouvelles commandes qui viennent s’ajouter à son carnet de vente, l’avionneur européen rattrape son retard par rapport à Boeing qu’il dépasse même avec au total 718 commandes contre 605. Cette belle remontée d’Airbus n’est pas prête de flancher surtout avec les nouvelles commandes reçues notamment d’Emirates (30 A320), de la Koweitienne Wataniya Airways (25 A320), entre autres.

 

Total rachète Engie et devient le n°2 mondial du gaz naturel

Engie racheté par Total

Alors que le troisième plus grand groupe mondial dans le secteur de l’énergie, Engie, continue ses transformations, Total achète à ce groupe, ses parts de gaz naturel afin de devenir le deuxième dans ce domaine. En faisant des annonces distinctes, les deux groupes ont porté à la connaissance du public que le rachat se fera avec une valeur de 1,49 milliard de dollars.

Un accord susceptible d’évoluer

Le marché du GNL est en pleine crise, mais pourra connaître des améliorations dans les prochaines années. Cela pourrait agir sur les termes du contrat de rachat. Total devra verser jusqu’à 550 millions de dollars à Engie si le marché du gaz naturel liquéfié reprend son cours. La signature finale du contrat de rachat est fixée pour mi 2018.

Ce contrat porte essentiellement sur la collaboration de Total dans le projet Cameron LNG aux États-Unis, dans la fabrication de 10 méthaniers, le commerce international du gaz naturel, les approvisionnements de gaz dans les terminaux de gaz en Europe. Par contre, Engie ne perd pas ses parts dans l’aval : le commerce de GNL en détail aux clients et la construction d’infrastructure de regazéification.

Une transformation continuelle

Pour les responsables d’Engie, ce rachat par Total est une manière de continuer sa mutation et de se concentrer sur les activités qui sont susceptibles de générer plus de fonds, des contrats de vente à long terme, et un développement dans les énergies renouvelables et la vente des services énergétiques. Le groupe veut vendre au total 15 milliards d’actifs au géant pétrolier d’ici l’année prochaine, ce qui représente 20% de son chiffre d’affaires.

La finalisation de la cessation de ses activités dans le domaine du pétrome et du gaz s’est soldée par la transmission de son activité d’exploration et de production d’hydrocarbures à l’entreprise Neptune Energy. Isablle Kocher, la directrice générale d’Engie montre que l’affaire avec Total permet à son entreprise de bonifier « son profil risque » et de réduire les risques concernant les changements de prix des matières premières.

Un avenir meilleur

Pour Total, le renforcement dans l’utilisation du gaz naturel liquéfié, bien que le marché soit au ralenti actuellement, permet de polluer moins que le pétrole. Alors que Royal Dutch Shell demeure le premier dans le domaine du GNL après avoir racheté BG Group, Total se positionne en tant que deuxième après ce rachat. Le PDG de Total Patrick Pouyanné déclare cependant que ce rachat est une opportunité pour Total de déployer sa stratégie intégrée sur la filière du gaz et sur un marché de GNL qui croît de 5 à 6% chaque année.

 

BP et ses actionnaires jouissent de la hausse des cours du brut

pétrole

Le cador du pétrole BP enregistre une augmentation considérable de son bénéfice au cours du troisième trimestre. Ce bon résultat est imputé à la hausse des cours bruts du pétrole et aussi au démarrage d’importants projets de réalisation.

BP enregistre une importante phase de croissance

Ce mardi, à 10H10 GMT, le titre du groupe a enregistré une hausse de 2,89% soit une capitalisation de 516,10 pence à la Bourse de Londres. Il obtient ainsi son meilleur score depuis 2014. Cette capitalisation a été accompagnée par une déclaration sur l’acquisition d’action d’ici à la de 2017. Sur l’intervalle du 1er juillet et du 30 septembre, le résultat net du cador du pétrole de la Grande-Bretagne égale 1,769 milliard de dollars soit 1,5 milliard d’euros. C’est une hausse de 9% par rapport à l’année passée. Le résultat net ajusté qui exclut les éléments non opérations et non récurrents, un indicateur important pour le marché a été doublé soit un montant 1,865 milliard de dollars.

Bop Dudley déclare que durant ce trimestre, le groupe a lancé trois projets de réalisation. Et ces derniers ont généré les profits les plus élevés sur 5 ans dans le cadre du raffinage et de la répartition. En réalité, ces trois projets de réalisation sont notamment Persephone en Australie, Khazzan à Oman et Juniper à Trinidad. Le groupe pétrolier envisage de démarrer en total de 7 projets de réalisation sur cette année. Il ambitionne aussi la réalisation de 4 autres projets additionnels l’année à venir. Avec ses nombreuses réalisations, la production du groupe britannique a évolué en moyenne de 14% soit 3,6 millions de barils de pétrole journalier. Mais aussi, il faut rappeler que le groupe BP a largement profité de la hausse des cours du brut. Le baril européen brut notamment le Brent a atteint son meilleur prix depuis deux ans, soit 60 dollars.

Les politiques de relance

Dans l’ensemble, le chiffre d’affaires du groupe pétrolier BP a augmenté de plus de 25%, une valorisation de 60,8 milliards de dollars soit 52,3 milliards d’euros. Pour faire face à la baisse des cours du baril de pétrole ces années passées, le groupe a adopté des stratégies de réduction de ses charges de fonctionnement et ses charges d’investissement. C’est une politique jugée opportune lorsqu’on considère le prix actuel des barils de pétrole.

Il envisage des investissements d’un montant de 16 milliards de dollars sur toute l’année 2017, respectant ainsi, les estimations réalisées variantes entre 15 et 17 milliards de dollars. Au cours de ces derniers mois de l’année, le groupe s’est bien retapé avec un résultat net de 3,4 milliards de dollars contre chute nette de 371 millions de dollars l’année dernière. Le groupe a aussi mentionné avoir payé 4,9 milliards de dollars pour réparer la marée noire de 2010 au niveau du golfe du Mexique. Le groupe a payé 63,4 milliards de dollars de frais de compensation. Les frais causés par l’explosion en 2010 de Deepwater horizon vont se stabiliser à l’avenir.

 

La marque Hugo Boss remonte la pente

Hugo boss

Ce mercredi, Hugo Boss a révélé ses résultats trimestriels, bien plus élevés que ceux attendus. A l’origine de ces résultats, il y a sa restructuration et des ventes en croissance après une période de baisse de deux ans aux Etats Unis. Cette nouvelle est bien accueillie par la Bourse.

Une stratégie bien menée

La célèbre marque allemande parle dans sa déclaration d’une augmentation de son chiffre d’affaires de 2% sur le marché américain au deuxième trimestre. De même, en Chine, sa croissance atteint 14%.

Ces résultats annoncent une nouvelle période de croissance qui suit une période durant laquelle le groupe a essuyé des résultats en baisse. Durant celle-ci, il a reçu des avertissements sur ses résultats qui l’ont affaibli. Pour remonter la pente, le groupe s’est investi dans une politique de baisse de prix au sein du marché chinois pour se rapprocher des niveaux se pratiquant aux Etats Unis et en Europe. Elle tente également d’atteindre un public plus jeune en passant par la vente en ligne et en réduisant le nombre de magasins en fermant ceux qui sont déficitaires.

Mark Langer, ancien directeur financier et actuel président du groupe, explique que les résultats obtenus sont issus du repositionnement stratégique. Des progrès considérables ont été obtenus surtout aux Etats Unis et dans la vente en ligne. En plus, la nouvelle sortie de ses collections printemps-été 2018 est bien accueillie par le public durant les derniers défilés de New-York et Florence.

Des résultats assez positifs

En une année, Hugo Boss a réussi à multiplier son bénéfice net par cinq, soit un montant de 57,6 millions d’euros. Les charges de restructuration ont été intégrées dans les comptes du second trimestre de l’année 2016. Il obtient en réel plus de la moyenne des estimations prévues par cinq analystes approchés par Reuters de 53 millions. Entre les mois d’avril et juin, le chiffre d’affaires a connu une hausse de 2%, ce qui fait 636 millions alors que les prévisions tournaient autour de 619. De même que pour son bénéfice, la valeur de son action gagne 6,35%, soit 69,38 euros, à la Bourse de Francfort. La société enregistre ainsi la meilleure performance de l’indice MDax concernant les valeurs en moyenne d’Allemagne qui se trouve en augmentation de 0,33%. Par rapport au secteur du luxe, le titre présente une décote moyenne de 10%.

Selon l’analyste Herbert Sum de DZ Bank, il faut considérer l’augmentation de 3% lors du deuxième semestre de ventes comme le point central des résultats qui ont été présentés en plus du fait qu’il y avait une baisse durant les trois premiers mois de l’année. Les ventes en ligne sont passées d’une baisse durant le premier trimestre à une hausse de 9% au second.

La société allemande fait une prévision positive concernant stabilité des ventes pour l’ensemble de l’année et une croissance à deux chiffres pour son chiffre d’affaires. Il prévoit également un cash-flow libre de 250 millions environs par rapport aux 220 millions actuels. Dans l’année qui suit, le groupe compte sur une progression pour les ventes et les profits et sur une croissance plus importante que celle du marché.