Avec le rachat de Worldpay, Vantiv se signale dans la cour des grands

worldpay

Il était fortement pressenti comme l’un des favoris à la course pour l’acquisition de Worldpay, lui, c’est Vantiv, la société américaine spécialisée dans le domaine de la technologie des cartes de crédit, vient de s’offrir, pour un coût de 7,7 milliards de livres soit 8,78 milliards d’euros, la compagnie britannique Worldpay leader dans le secteur de paiement. Un coup de maître qui devrait sans nul doute participer à l’implantation du groupe dans le cercle des VIP du milieu.

Un partenariat gagnant-gagnant entre les deux parties

Pour rappel, le groupe Worldpay a vu le jour en 1989, mais il appartient depuis 2010 aux fonds de capital-investissement Bain Capital et Advent International. L’ancienne filiale de Royal Banks of Scotland coordonne une équipe de 4.500 employés assurant quotidiennement 31 millions de transactions en ligne, sur le mobile ou encore en magasins.

Ayant très tôt compris le système du monde des banques, des entités comme Worldpay et PayPal ont très tôt su anticiper sur les choses pour se tailler la part du lion dans le secteur de la transaction en ligne et hors espèce. Une politique qui a fini par séduire les banques qui tentent par tous les moyens de mettre sur pied des mécanismes adéquats pour suivre maintenir la cadence. Un intérêt qui semble largement profiter aux groupes comme Nets A/S et à son concurrent danois Worldpay qui ont toutes deux vu leurs titres s’envoler à la Bourse de Londres, pour atteindre respectivement 14 % et 28 % à l’annonce de l’accord entre Vantiv et Worldpay, suite au désistement de JP Morgan Chase.

Une politique qui a fini par séduire les banques qui tentent par tous les moyens de mettre sur pied des mécanismes adéquats pour suivre maintenir la cadence. Les termes de l’accord stipulent que les actionnaires de Worldpay recevraient 55 pence en numérotation et 0,0672 nouvelle action Vantiv, pour chacune de leurs actions, accompagnée d’un dividende estimé à 5 pence par titre Worldpay. Ce qui signifiera une valorisation estimée à 385 pence par action, équivaut à une prime de 18,9 % sur le cours du clôture de lundi, des estimations inférieures à celles notées mercredi avant l’annonce de l’accord et qui tournerait autour de 409,5 pence. En cas d’accord entre les deux parties, 41 % du capital de la nouvelle structure reviendrait aux actionnaires de Worldpay, ce qui sous-tend une cogestion de la boîte par Charles Drucker, patron de Vantiv et Philip Jansen, directeur général de Worldpay.

Une présence sur la scène internationale

L’effectivité de cet accord entre Vantiv et Worldpay, est tout à fait bénéfique pour les deux. D’abord pour Vantiv, cet accord avec pourra lui permettre de bénéficier plus amplement de l’activité de commerce électronique de Worldpay qui s’est défini une très forte réputation en dehors des Etats-Unis. Les analystes avanceraient près de 400.000 accords noués par le groupe britannique avec des enseignes de commerce dans un total de 146 pays traitant du coup plus de 126 devises.

Avec l’acquisition de Worldpay, Vantiv pourra libérer un peu le marché nord-américain où il commençait à souffrir d’une sur-exposition. L’autre point est relatif à l’effet bénéfique que Vantiv pourrait tirer des capacités dans le commerce électronique international de Worldpay, un domaine que le groupe britannique maîtrise assez bien et qui, en plus de la hausse de 21,7 % enregistrée tout récemment, représenterait plus d’1 tiers du total de son chiffre d’affaires. Pour ce dernier aussi cet accord servit de parfait motif pour son expansion aux Etats-Unis où le groupe peine à s’illustrer.

Publicités