Fusion Time Warner et AT&T, de nombreux espoirs pour l’opérateur

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L’élection de Donald Trump à la Maison Blanche n’a pas glacé les espoirs d’AT&T de faire de Time Warner sa propriété. Ce projet faramineux de 85 milliards de dollars, soit à peu près 77 milliards d’euros, le candidat républicain lors des dernières élections présidentielles aux Etats-Unis qui l’ont portées à la tête du pays, avait promis de s’y opposer durant sa campagne électorale.

Une élection « à risques » pour certains, pas pour AT&T

Au cours d’une conférence passée à New York, John Stephens, le directeur financier d’AT&T disait garder tous ses espoirs dans leur projet de s’approprier Time Warner et déclarait par la même occasion vouloir se mettre déjà très rapidement au travail ensemble que la nouvelle administration qui résulterait de leur fusion.

Dans le même temps, Angelo Zino, analyste auprès de CFRA Research, qualifiait cette élection de risquée pour l’ambition de fusion des deux entités. Etant donné que, affirme-t-il, il sera mis en place par la nouvelle administration du président fraîchement élu des nouveaux acteurs qui s’attèleront à rendre encore plus difficile cette volonté d’AT&T de faire sien le Time Warner.

Les positions des analystes à ce sujet trouvent leur fondement dans les affirmations même du président américain durant sa campagne à la présidence. En effet, Donald Trump s’insurgeait contre le fait qu’il y ait très peu de diversité entre ceux qui possèdent le pouvoir (concentration de beaucoup de pouvoir dans les mains d’un groupe restreint de leaders) et avait ainsi promis de s’opposer fermement à cette volonté de fusionner AT&T et Time Warner.

Un besoin stratégique pour AT&T de s’approprier Time Warner

Il faut retenir à titre de rappel que Time Warner est propriétaire de la chaîne d’information CNN qui diffuse ses programmes de manière continu à travers le monde. Pour la deuxième maison de téléphonie mobile aux Etats-Unis, AT&T, pouvoir s’approprier Time Warner serait synonyme de toucher toute une manne précieuse d’informations et de divertissements qui aura pour effet positif de faire venir sur son réseau une nouvelle clientèle déjà abonnée à la chaîne de télévision.

Même si le président n’a pas le pouvoir légal de bloquer cette fusion comme le rappelle AT&T qui affirme que ce sera à la justice de se prononcer, il ne faut tout de même pas oublier que Donal Trump avait lors de sa campagne qualifié la chaîne de partiale dans sa couverture de l’événement. Raison de plus de croire que ce n’est pas un acquis.

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