So Grid : le réseau électrique de demain

So GridSo Grid, contraction de « Sud-Ouest » et du terme anglais « grid » signifiant réseau, est un projet industriel mené par ERDF et STMicroelectronics, au sein d’un consortium de 10 partenaires à Toulouse, officiellement lancé le 11 avril 2013.

Le projet So Grid mobilisera plus d’une centaine d’acteurs, chercheurs et industriels jusqu’à fin 2015. So Grid s’inscrit dans une démarche globale visant à développer les Smart Grids et l’observabilité du réseau dans un contexte d’augmentation des usages de l’électricité et des productions décentralisées de sources énergies renouvelables.

Les membres du consortium ont donc mis au point cinq équipements spécifiques, qui permettent de connaître en temps réel les besoins en énergie des consommateurs et ainsi gérer l’apport d’électricité en fonction des sources disponibles (nucléaire, éolien, solaire, …), tout en communiquant directement par ce même réseau. BFM Business explique que les premiers concernés par cette expérimentation sont 1.000 foyers qui « ont été dotés de deux outils particuliers. Un compteur communicant –qui diffère du compteur intelligent Linky actuellement en cours de déploiement dans l’Hexagone– couplé à un petit boîtier, sorte de « data center » chargé d’analyser les données de consommation. Au niveau des transformateurs électriques, un boîtier nommé « T-pass » a été ajouté afin de faire transiter en temps réel les données concernant l’offre et les besoins en électricité. Enfin les réseaux haute et moyenne tension ont eux aussi reçu des systèmes de gestion en temps réel. » Très concrètement, pas moins de 300 équipements connectés, en plus des 1 000 compteurs, vont ainsi être installés sur le réseau de distribution pendant la phase de test, pour valider la pertinence technique de l’infrastructure. « C’est bien une première mondiale, qui doit nous permettre d’expérimenter toute une chaîne de communication sur le réseau, jusqu’au client final », souligne Gilles Capy, directeur interrégional d’ERDF pour le Sud-Ouest.

Pour l’Usine Digitale, « L’enjeu est considérable. L’ambition des partenaires de Sogrid est ni plus ni moins que de se positionner très vite sur le marché mondial avec un standard international de communication sur les réseaux électriques. « Le test toulousain doit être compris comme une préfiguration du réseau électrique de demain », insiste encore le directeur interrégional d’ERDF pour le Sud-Ouest, avant de rappeler un chiffre : le potentiel du marché international a été évalué à 1,7 milliard de matériels électriques intelligents. Rendez-vous dans un an, pour le bilan de ce premier test grandeur nature. »

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