RoboHow : Projet européen d’apprentissage pour robots

RoboHowUn projet européen, intitulé RoboHow, vise à enseigner des tâches simples à des robots de manière naturelle, comme si c’étaient des humains.

L’originalité et la réelle avancée technologique de ce projet baptisé RoboHow, c’est que le robot apprend réellement. En effet, dès qu’il a réussi à interpréter les instructions qu’on lui a transmises, tout simplement en lui montrant le geste à répéter, les connaissances qu’il a acquises vont alimenter la base de données ouverte OpenEase qui va permettre à d’autres robots d’apprendre à leur tour.

L’équipe de recherche de l’université de Brême en Allemagne, spécialisée dans la recherche et le développement de robots capable de manipulation mobile autonome, a présenté lors d’une conférence européenne, un robot équipé de deux bras, qui sait faire cuire des pancakes. On le voit attraper les spatules, se pencher au dessus de la poêle et retourner la petite crêpe comme un vrai chef. Même si le public a été convaincu, le robot reste encore lent comparé à un humain mais le plus important, c’est sa capacité d’apprentissage : en théorie, il serait même capable de comprendre une recette trouvée sur un site de cuisine.

Un article publié sur le site Humanoides indique que « durant cette conférence, les chercheurs ont indiqué que RoboHow doit être utilisé conjointement avec la plateforme open-source OpenEase. Cette plateforme permet à tout le monde de participer au développement de l’intelligence artificielle, par exemple par le biais d’expérimentations. Les chercheurs ont utilisé l’exemple d’apprendre à un robot à faire des pancakes. Pour cela, il a fallu fractionner la tâche en actions simples pour pouvoir les expliquer au robot. Ainsi, des actions qui paraissent évidentes à un humain, comme verser la pâte dans la poêle, l’utilisation d’une spatule, ou le retournement du pancake, ont dû être expliquées pas-à-pas au robot. Selon le principal responsable du projet, le professeur Michael Beetz de l’université de Brême, “les connaissances dues au bon sens, des connaissances implicites pour un humain, sont extrêmement difficiles à expliciter pour un robot.”

Pour l’instant, les chercheurs se concentrent sur la cuisine. A terme, de tels robots pourraient manipuler des produits chimiques dangereux ou jouer les secouristes lors d’une catastrophe comme l’explosion de Tianjin.

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