Les entreprises estiment être compétitives

Le baromètre compétitivitéLe baromètre 2015 sur la compétitivité des entreprises françaises, réalisé par l’Usine Nouvelle en partenariat avec Deloitte a été dévoilé à l’occasion des Assises de la compétitivité organisées par le Medef et L’Usine Nouvelle le mercredi 27 mai.

L’étude est basée sur un questionnaire auquel ont répondu 517 entreprises dont 47% sont des entreprises industrielles. Les répondants sont à 37% des Directeurs généraux. Sur l’ensemble des sociétés sondées, 78% estiment être compétitives en 2015, malgré une érosion et une fragilité de leur marge brute (inférieure à 15%) pour plus de 40% d’entre elles.

Autre fait marquant : deux tiers des industriels interrogés sont optimistes quant à la compétitivité future de leur outil industriel. Assurer une croissance pérenne, améliorer les marges brutes, innover et répondre aux nouvelles attentes des clients sont les 4 enjeux stratégiques les plus cités par les entreprises interrogées. Concernant les 3 leviers prioritaires générateurs de compétitivité, ce sont le capital humain, la maîtrise des processus et l’innovation qui ont été mis en avant. En revanche, les entreprises estiment à plus de 60% que l’environnement réglementaire, le coût du travail et le droit du travail sont les 3 freins à la compétitivité.

Les auteurs de l’étude remarquent également que le digital apparaît comme très peu prioritaire parmi les enjeux stratégiques des industriels (8%), contrairement aux entreprises hors industrie qui, pour 30% d’entre elles, considèrent le digital comme stratégique.

Un article paru dans l’Usine nouvelle indique que « la prise de conscience du facteur humain est une première et rompt avec des décennies de projets entièrement concentrés sur la réduction des coûts. On parle de facteur humain au sens large, car ce ne sont plus uniquement les compétences qui importent. Selon notre étude, les patrons préfèrent mettre l’accent sur la motivation et le bien-être de leurs salariés pour gagner en compétitivité. »

« Les évolutions de plus en plus rapides indispensables pour conserver et accroître la compétitivité nécessitent de la part des entreprises des efforts sans précédent pour développer l’engagement de leurs collaborateurs, pour créer des leaders plus nombreux et influents et pour former de façon beaucoup plus systématique et raisonnée l’ensemble de leurs collaborateurs » a indiqué Didier Taupin, Associé responsable de l’activité Conseil de Deloitte.

Télécharger l’étude ici

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