Un nouveau portail dans le tourisme et les loisirs

Le bon guideWebedia annonce le lancement du site http://www.lebonguide.com et confirme ses ambitions dans le eTourisme avec un site dédié à la France

Plus de 450 destinations françaises passées au crible par 50 journalistes, qui garantissent une sélection rigoureuse d’hébergements, de restaurants et de lieux à visiter avec le concours de guides reconnus comme Les Guides Rivages. Le portail contient également du contenu éditorial et plus de 6000 hôtels réservables en temps réel, en direct ou via des centrales partenaires. Enfin, environ 2000 professionnels du tourisme ont donné leur avis sur une sélection de 10.000 adresses, classées parmi les meilleures en France.

Le Bon Guide souhaite également promouvoir un nouveau modèle économique auprès des acteurs touristiques (hébergeurs, restaurants, activités …) : Un accès gratuit à chaque adresse pour se référencer et donner des conseils sur sa destination, un abonnement mensuel, sans engagement à partir de 9€ pour les chambres d’hôtes, par exemple, pour des services de mise en avant sur le portail. A noter qu’il n’y a aucune commission sur les réservations pour les adhérents du Bon Guide. Les abonnés pourront mettre à jour en temps réel leurs informations, leurs prix, offres spéciales et disponibilités pour optimiser leurs réservations en ligne. Il sera possible d’étendre la réservation en ligne à d’autres acteurs que ceux de l’hébergement comme les activités sportives et culturelles réservables au forfait ou par tranche horaire, les restaurants, les spectacles…

Les pouvoirs publics français sont partenaires sur portail, désireux de voir émerger des alternatives sérieuses aux côtés des géants du net soutiennent le projet depuis sa gestation. Pour eux, il s’agit notamment de retrouver une forme de souveraineté tant sur la présentation de l’offre touristique française que du point de vue économique pour aider les entreprises touristiques à réduire leur dépendance vis-à-vis des OTA’s et le manque à gagner économique généré par l’inflation des taux de commission.

La SNCF s’est associée au projet et proposera un moteur de réservation train via sa filiale Voyages sncf.com. Le Groupe Barrière, spécialisé dans l’hôtellerie de luxe et les casinos, a souhaité dès le départ soutenir le site et s’est associé au projet éditorial en mettant à contribution ses concierges et leur carnets d’adresses.

Par ailleurs, le Bon Guide développe un programme de partenariat auprès des offices de tourisme (déjà plus de 200 sont associés), comités départementaux et régionaux français. La version Beta du Bon Guide est associée à deux premiers territoires : Ariège Pyrénées, premier département français à avoir développé un réseau e-tourisme, et le Morbihan, département le plus au sud de la Bretagne, en raison de sa forte implication dans les stratégies digitales depuis plusieurs années.

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Qowisio investit les réseaux pour objets connectés en France

QowisioLa start up lève 10 millions d’euros pour lancer en France son premier réseau public bas débit dédié aux objets connectés.

Après avoir déployé 18 réseaux privés à l’étranger, Qowisio, start-up angevine (membre fondateur de la Cité de l’Objet Connecté inaugurée le 12 juin) vient de mobiliser 10 millions d’euros pour ouvrir son premier réseau public en France. L’enjeu est important : on estime à 2 milliards le nombre d’objets connectés en France d’ici 2020.

Qowision est spécialisé depuis 2009 dans les réseaux sans fil à bas coûts et à faible consommation énergétique afin de connecter les objets entre eux. Elle intervient dans la fourniture de connectivité réseau et dans l’accompagnement de ses clients et partenaires tout au long de la chaîne de valeur de l’objet connecté: gamme ’objets innovants, connectivité, application cloud. La start up prévoit un chiffre d’affaires de plus de 140 millions d’euros en 2020. Cette deuxième levée de fonds a réuni Ouest Croissance, Go Capital, BNP PARIBAS Développement, et Pays de la Loire Développement.

Selon un article paru sur le site Clubic.com : « Pour se démarquer, Qowisio mise sur son modèle économique, qu’il veut mieux adapté « aux centaines de millions d’objets connectés à venir ». « L’enjeu n’est pas la bataille du coût de communication », insiste-t-on, expliquant qu’une facturation au mois ou à l’année n’est pas pertinente pour un objet connecté éphémère, ou ayant une durée de vie de quelques semaines. Plus de précisions sur ce modèle arriveront dans l’année ». Le réseau bas débit longue portée s’appuie sur la technologie UNB (Ultra Narrow Band) et connecte sur l’internet les objets envoyant de très courts messages. Qowision entend ainsi résoudre une équation sur laquelle butent les solutions traditionnelles : un réseau ultra low cost, ultra long power et ultra long range (coût compétitif, basse consommation et longue portée). Le cœur du réseau repose sur une borne Gateway innovante, permettant de connecter tout objet dans un rayon de 50 à 60 km, et pouvant faire transiter plus d’un million de messages par jour.

Le chiffre d’affaires de Qowision sera de l’ordre de 15M€ en 2015. La start up est présente sur 29 pays, travaille avec 50 clients grands comptes et ses concurrents sont Bouygues Telecom et Sigfox. Son effectif actuel est de 25 personnes.

De Gutenberg à l’impression 4D

Entre Gutenberg et le 21ème siècle, les techniques typographiques ont peu changé. Le livre « objet » est resté plutôt proche de celui qui est apparu au Moyen-Age. Les métiers de l’impression, quant à eux, se sont enrichis grâce aux nouvelles technologies. Ces dernières ouvrent aujourd’hui de fascinantes perspectives et révolutionnent le secteur de l’impression. Petit tour d’horizon de ces évolutions qui n’ont pas fini de nous impressionner.

L’apport de Gutenberg

Un mythe s’écroule : Gutenberg n’a pas inventé l’imprimerie en 1450, mais a perfectionné une invention qui existait déjà : la presse.  Celle-ci permettait de fabriquer des gravures sur bois (xylogravure). Avant lui, depuis les environs du 10ème siècle, les scribes recopiaient laborieusement à la plume d’oie, sur du parchemin de veau – du vélin –  des textes religieux surtout, puis des traités de médecine, de mathématique, ou d’astronomie… Le génie de Gutenberg est d’avoir créé un moule en bois dans lequel il coulait le métal, (alliage de plomb) réalisant des poinçons, qui représentaient des lettres ou types, associant ainsi pour la première fois le texte à la gravure. Une technique qui a perduré jusqu’à l’époque moderne.

Le 20ème siècle voit apparaître l’offset, l’héliographie, la sérigraphie, est surtout le numérique et la révolution internet. Ces technologies innovantes ont permis aux métiers de l’imprimerie d’évoluer. Premiers concernés et intéressés par ces évolutions technologiques : les imprimeurs… de billets de banque.

Méconnue et technologique : l’impression fiduciaire

Nécessités de sécurité et de fiabilité obligent, l’impression de documents sécurisés (billets de banque, timbres et titres) est à l’origine d’une grande partie des innovations de l’impression. Sur ce créneau, Oberthur Fiduciaire – entreprise très discrète, sécurité oblige  – est parvenue à se hisser au sommet de la compétition internationale. Créée en 1842 par l’imprimeur alsacien François-Charles Oberthur venu en Bretagne « voir la mer », l’entreprise imprime aujourd’hui plus de 5 milliards de billets de banque par an pour environ 70 pays différents. L’entreprise imprime également 1,6 milliards de documents sécurisés.

Oberthur Fiduciaire se positionne aujourd’hui sur le créneau de « l’artisanat high tech » grâce une politique d’investissements soutenus en R&D qui lui permet de « conserver une longueur d’avance sur les concurrents mais également sur les contrefacteurs et les faux-monnayeurs » explique son Directeur général, Thomas Savare. Mais l’imprimeur breton produit également des billets capables de résister à leurs pires ennemis : le quotidien, le temps et l’usure. Parmi les nombreux brevets déposés par Oberthur Fiduciaire et destinés à la lutte anti-contrefaçon figure par exemple « Elise », une technique d’impression en taille-douce à effets visuels. Autre innovation, « Jasper » : un patch à effets optiques sécurisé par un embossage dynamique. L’heure est à l’impression high-tech dans une spécialité qui s’est approprié toutes les subtilités du métier, en innovant tout à la fois sur les papiers, les encres, les procédés d’impression et les technologies de sécurité.

Grands formats : l’innovation XXL

Au-delà des livres et des billets, l’impression s’est aussi approprié les espaces urbains à travers une autre invention récente : la publicité. En effet, l’impression high-tech fait son apparition, dans les paysages urbains, avec les très grands formats : panneaux géants, bâches, kakémonos… La société Prismaflex est spécialisée dans ces impressions monumentales, et réalise toutes sortes de « covering » de bâtiments, chantiers ou monuments. L’entreprise possède le premier parc européen de machines d’impression numérique. Elle imprime jusqu’à 8.600 m2 par jour en France et 6 millions de mètres carrés par an dans le monde. Il s’agit de la seule imprimerie numérique au monde dotée d’un département R&D Print, ce qui lui permet de développer des supports innovants tels que le HDPE (High Density Polyethylene) ou le Stretch-Flex, un film PVC extensible et 100% recyclable.

Son savoir-faire en matière d’impression numérique high tech a été choisi pour habiller les façades nord de l’Opéra Garnier. Prismaflex va fournir quatre toiles décors ainsi que des toiles destinées à la publicité et à la communication. L’entreprise a notamment été choisie afin d’imprimer des adhésifs micro-perforés très grands formats (jusqu’à 875 m²) destinés à habiller les façades de Microsoft à Paris.

Déjà la 3 D…

Mais « la » grande révolution de l’imprimerie aujourd’hui reste celle de la 3D, qui permet de construire ex nihilo des objets et des formes qu’on ne peut produire de manière industrielle. Ainsi la société Gizmo 3D Printers a développé un système 3D qui permet d’imprimer des objets à partir de résine liquide, en seulement quelques minutes, contre plusieurs heures avec une imprimante classique Elle utilise un procédé encore inédit, celui  de la technologie DLP (Direct Light Printing, ou traitement numérique de la lumière). La start-up américaine Carbon3D a quant à elle récemment montré une imprimante 3D en continu – encore expérimentale – qui utilise la lumière et l’oxygène. Sa technologie, « Clip » (continuous liquid interface production), ne nécessite que quelques minutes pour imprimer des objets de plusieurs centimètres, toujours plus fins et solides que ses prédécesseurs. Depuis les progrès et les innovations s’enchainent : la société Sculpteo propose désormais l’impression 3D à la demande, en plastique, argent, laiton, céramique… de toutes les formes, tailles et couleurs. Local Motors a ainsi fait la démonstration de la première voiture dont le châssis et la carrosserie sont entièrement imprimés en 3D. A terme des imprimantes 3D surdimensionnées pourraient produire… des immeubles entiers, pour une fraction du prix et du temps ordinairement nécessaire. « Sky is the limit ».

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…et bientôt la 4 D ?…

Face à ces innovations, les chercheurs planchent déjà sur les opportunités qu’offre la 4D, l’idée étant d’utiliser les procédés de l’impression 3D en y intégrant des matériaux « intelligents » capables d’évoluer avec le temps en fonction de leur environnement. Imaginez un monde où les meubles s’assemblent tout seuls, où l’épaisseur des murs des bâtiments évolue en fonction de la météo, et où les voitures accidentées se réparent elles-mêmes…Fiction ou réalité ? Réalité si on en croit les très sérieuses expérimentations conduites sous l’égide de Skylar Tibbits, chercheur au Massachusetts Institute of Technology (MIT) Ce dernier a combiné deux polymères aux caractéristiques différentes, offrant une souplesse de mise en œuvre et de fabrication beaucoup plus intéressante. La seule question qui demeure est est-ce encore de l’impression, au sens où l’entendait Gutenberg ? Très peu probable. Mais avec l’imbrication des notions  d’impression, de
conception, de création, et même de construction, une chose est sûre : les technologies de l’impression n’ont pas fini de nous impressionner.

Innovation : Les échecs vertueux

flops innovationLe Journal du CNRS consacre un article à une base de données sur les flops dans l’innovation, c’est à dire les produits « tombés dans les oubliettes de l’histoire » mais qui parfois réapparaissent.

Bi-Bop, Visiophone, sous-vêtements jetables, Mini-Disk, Google Glass… Les exemples de flops sont nombreux dans l’histoire de l’innovation technologique. Pourtant, selon Bernard Darras, sémioticien au sein de l’institut Acte, impliqué dans le projet « Archéologie des innovations abandonnées, délaissées ou résurgentes », soutenu par le CNRS, « Ces phénomènes sont la base même de la création ». Et il ajoute : « Il est d’ailleurs admis, dans le milieu industriel, que de sept à neuf innovations sur dix sont des échecs. Le ou les produits qui survivent financent le développement des autres. »

Dans cette base de données des flops, les produits sont décrits précisément grâce à des éléments historiques, des photos, des films et des analyses produites par des ingénieurs et des chercheurs. L’objectif affiché est de « donner aux innovateurs de tout poil une lecture décomplexée de l’échec. »

En effet, on qualifie souvent d’échec un produit qui n’a en fait pas trouvé son public mais qui, ressorti et transformé quelques années plus tard, connaitra enfin le succès. L’article explique que  » avoir raison trop tôt, c’est avoir tort : la maxime fleurit sur tous les forums d’entrepreneurs, à coup d’exemples édifiants, tel le Newton d’Apple, assistant personnel numérique lancé en 1993, retiré en 1998 sous les railleries, avant de réapparaître en 2007 en version très améliorée sous le nom culte de… iPhone. « Apple a su associer design soigné et marketing efficace avec des technologies émergentes (fourniture de contenus, d’applications, etc.) pour revenir sur un marché qu’il a créé de toutes pièces », commente Norbert Hillaire. Dans un registre proche figure aussi un exemple emblématique de flop tricolore : le fameux Bi-Bop ou cabine téléphonique portative, tributaire de son trop ténu réseau de bornes-relais marquées par un autocollant rayé bleu, vert et blanc, dont quelques vestiges hantent encore les rues de Paris. Lancé par France-Télécom en 1991, il fut définitivement enterré par les mobiles GSM en 1997. »

D’ailleurs, les Google Glass, abandonnées en janvier 2015 en raison de leur prix trop élevé et de la réticence du public devraient, si l’on en croit le Wall Street Journal, réapparaitre dès la fin 2015.

Bernard Darras croit dans la notion de sérendipité par rapport à l’innovation car c’est elle « qui a permis en 1928 à Alexander Flemming de découvrir la pénicilline dans une préparation ratée. C’est d’ailleurs dans cet esprit qu’en Chine on refait systématiquement toutes les expériences de science, au cas où on serait passé à côté de quelque chose ! »

Lire l’article : Les flops de l’innovation

Les entreprises estiment être compétitives

Le baromètre compétitivitéLe baromètre 2015 sur la compétitivité des entreprises françaises, réalisé par l’Usine Nouvelle en partenariat avec Deloitte a été dévoilé à l’occasion des Assises de la compétitivité organisées par le Medef et L’Usine Nouvelle le mercredi 27 mai.

L’étude est basée sur un questionnaire auquel ont répondu 517 entreprises dont 47% sont des entreprises industrielles. Les répondants sont à 37% des Directeurs généraux. Sur l’ensemble des sociétés sondées, 78% estiment être compétitives en 2015, malgré une érosion et une fragilité de leur marge brute (inférieure à 15%) pour plus de 40% d’entre elles.

Autre fait marquant : deux tiers des industriels interrogés sont optimistes quant à la compétitivité future de leur outil industriel. Assurer une croissance pérenne, améliorer les marges brutes, innover et répondre aux nouvelles attentes des clients sont les 4 enjeux stratégiques les plus cités par les entreprises interrogées. Concernant les 3 leviers prioritaires générateurs de compétitivité, ce sont le capital humain, la maîtrise des processus et l’innovation qui ont été mis en avant. En revanche, les entreprises estiment à plus de 60% que l’environnement réglementaire, le coût du travail et le droit du travail sont les 3 freins à la compétitivité.

Les auteurs de l’étude remarquent également que le digital apparaît comme très peu prioritaire parmi les enjeux stratégiques des industriels (8%), contrairement aux entreprises hors industrie qui, pour 30% d’entre elles, considèrent le digital comme stratégique.

Un article paru dans l’Usine nouvelle indique que « la prise de conscience du facteur humain est une première et rompt avec des décennies de projets entièrement concentrés sur la réduction des coûts. On parle de facteur humain au sens large, car ce ne sont plus uniquement les compétences qui importent. Selon notre étude, les patrons préfèrent mettre l’accent sur la motivation et le bien-être de leurs salariés pour gagner en compétitivité. »

« Les évolutions de plus en plus rapides indispensables pour conserver et accroître la compétitivité nécessitent de la part des entreprises des efforts sans précédent pour développer l’engagement de leurs collaborateurs, pour créer des leaders plus nombreux et influents et pour former de façon beaucoup plus systématique et raisonnée l’ensemble de leurs collaborateurs » a indiqué Didier Taupin, Associé responsable de l’activité Conseil de Deloitte.

Télécharger l’étude ici