Un robot chirurgien développé par Google et Johnson & Johnson

Google chirurgieLe laboratoire pharmaceutique américain et le géant du web collaborent pour créer une plateforme de chirurgie robotisée.

D’après le communiqué les deux acteurs « vont mettre en commun leurs compétences, propriétés intellectuelles et leur expertise afin de créer une plateforme innovante de chirurgie assistée par la robotique capable d’intégrer de nouvelles technologies dans le but d’améliorer l’exécution des soins dans la salle d’opération« . Le robot chirurgien promet d’améliorer la qualité de l’exécution des gestes chirurgicaux dans le bloc opératoire, de minimiser les séquelles et d’accélérer la récupération post-opératoire.

C’est la filiale de Johnson & Johnson, baptisée Ethicon et qui est spécialisée dans les appareils médicaux qui a conclu le partenariat avec Google. Ce dernier apportera certainement son concours sur le développement logiciel et l’analyse de données. Cependant, le communiqué ne donne aucun détail technique au-delà du fait qu’il sera question de combiner les technologies de robotique, d’imagerie et d’analyse de données.

Le plus connu des robots chirurgiens actuellement utilisés est le Da Vinci développé par Intuitive Surgical. En France, il est notamment utilisé par le CHU de Saint-Etienne pour les opérations cardiaques, et également par l’institut Gustave Roussy pour des opérations sur des tumeurs cancéreuses. Selon un article publié sur le site de France Info, le robot n’est toutefois pas totalement autonome : « Il est piloté par des médecins. Grâce à ses bras télécommandés, il permet d’aller plus facilement à certains endroits du corps. Il permet de réaliser des incisions moins importantes ce qui occasionne moins de douleurs pour le patient et moins de risques d’infections. Surtout, il offre plus de précision. Le médecin manipule des sortes de joystick et le robot démultiplie les gestes ce qui limite les tremblements. A la longue, c’est aussi moins fatigant pour le médecin. »

La chirurgie assistée par la robotique se développe depuis le début des années 2000 et dans de nombreux pays. Le progrès principal est lié au fait que ce type de robot permet des opérations moins invasives. Il suffit en général de quatre mini-incisions de 1 à 2 cm maximum pour réussir des opérations complexes. Le système de vision en 3D intégré à la console offre une vue du champ opératoire très réaliste. Le chirurgien se retrouve ainsi entièrement « immergé » dans le corps du patient.

 

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