Que veulent faire les Français avec leurs données personnelles ?

Objets connectésAruco.com, le magazine en ligne dédié à l’actualité des objets connectés diffuse les résultats d’une étude menée auprès du grand public et destinée à comprendre les motivations et les peurs liées aux objets connectés.

Les raisons qui poussent à acheter un objet connectés sont essentiellement l’objet et ses fonctionnalités (20%), la sécurité des données (19%), le prix (18%), le service associé à l’objet connecté (17%), le design (14%) et enfin l’absence de publicité (13%). Pour Aruco.com, « les données représentent ainsi un enjeu majeur qui peut faire évoluer la valeur que le grand public accorde aux objets connectés. En effet, une bonne gestion des données permet de créer de nouveaux services (ou d’améliorer les services existants) tandis qu’en assurer la sécurité permet de rassurer le client sur le respect de sa vie privée et sur les risques de mauvaises utilisations de ses données. La totalité compte pour 36% dans le critère de valeur du grand public ».

Autre élément de réponse intéressant, la perception du public de la quantité de données personnelles potentiellement cessible via un objet connecté. Ainsi, « le grand public se déclare prêt à céder 32% de toutes les données qu’il génère tandis que les passionnés de technologie tournent à 52% et les professionnels travaillant dans le secteur des objets connectés à 58%. »

Mais la question la plus intéressante était sans doute celle concernant le fait d’être payé pour céder ses données. Les rémunérations que pourraient envisager les entreprises pourraient en effet prendre la forme de réductions de prix sur les produits eux-mêmes ou sur les services associés. L’étude montre que « la réponse à cette possibilité de rémunération a été très uniforme chez le grand public dont 77% des interrogés se déclarent fermement opposés à une telle rémunération en l’échange de leurs données. 23% se disent prêts à négocier pour leurs données selon la forme de rémunération qu’on leur propose et le montant proposé. La réponse est plus mesurée chez les technophiles et les professionnels du secteur des objets connectés pour lesquels environ 50% se déclarent opposés à marchander leurs données, 42% prêts à céder leurs données selon le montant de la rémunération. Environ 4% d’entre-eux se déclarent prêts à céder leurs données contre toute rémunération et forme de rémunération proposée. »

A noter, l’étude a été réalisée dans le cadre d’une thèse professionnelle réalisée avec HEC Paris et ayant pour sujet : “Multi-sided platform for the Internet of Things“.

Publicités