l’open innovation n’est pas dans l’ADN des grands groupes

open innovationLe Nouvel économiste consacre un long article à l’open innovation, une nécessité pour toute grand entreprise qui souhaite rester dans le bon « time to market » de l’innovation.

Le concept d’open innovation ou innovation ouverte date d’il y a plus de 10 ans et consiste à « ouvrir les portes des organisations » et principalement, pour les grandes entreprises, à travailler avec des startups. Pour Yoann Jaffré, responsable du Lab de l’Atelier BNP-Paribas, cité par le Nouvel Economiste, “L’open innovation, c’est l’humilité de reconnaître qu’on n’est plus capable en interne de produire toute l’innovation nécessaire”.

Aujourd’hui, l’open innovation se pratique principalement dans les secteurs informatiques et télécom mais, au fur et à mesure de la transformation numérique des entreprises, elle commence à s’introduire dans de nombreux autres secteurs comme celui des transports, de l’automobile, de l’énergie, de la distribution, des médias ou de la publicité. Le principal atout de ce type de collaboration, c’est le gain de temps qui permet de réduire les délais d’accès au marché. Mais pas seulement. Selon Olivier Delabroy, directeur de la R&D du groupe Air Liquide, cité par l’article “L’open innovation nous permet aussi d’investiguer de nouveaux territoires. C’est une manière de capter et de comprendre de nouvelles tendances. Les jeunes pousses ont cette capacité à nous amener hors de notre cœur de métier, à nous apporter de la rupture”.

En plus d’apporter des innovations technologiques, la collaboration avec une ou plusieurs startups peut apporter un regard neuf sur les business models innovants et performants sur le marché. Yoann Jaffré remarque : “Le traumatisme de certains acteurs qui ont été effacés de la carte faute d’avoir pris le bon virage, est à l’esprit dans les grands groupes. Les concurrents d’hier ne sont pas forcément ceux d’aujourd’hui. Demain, il y en aura d’autres. Ils doivent être très vigilants sur les services et agiles sur leur business model”.

Pour autant, toutes les collaborations ne débouchent pas forcément sur des réussites et il n’y a pas de recette miracle, d’autant que ce type de méthode de travail n’est pas dans l’ADN des grands groupes. Aussi, il est souvent plus efficace de débuter par une collaboration de court terme, pour tester la méthode qui nécessite souvent de sortir de sa zone de confort. Et surtout, il est nécessaire d’apprendre à accepter et à gérer les échecs, pour s’en servir et progresser tout en ayant limité les pertes. Une des clés, selon l’auteur de l’article est d’ajouter au dispositif un facilitateur « plus moins extérieur au grand groupe. Il peut appartenir à un incubateur corporate, comme à La Poste ou chez Orange, ou être extérieur comme au Numa ou à Paris&Co. »

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