Bpifrance Le Lab conseille les PME en matière d’innovation numérique

Bpifrance Le LabLe numérique peut être vu comme une rupture profonde, touchant la nature même du modèle économique de toutes les entreprises, et notamment celui des PME des secteurs dits « traditionnels ». Bpifrance Le Lab, en collaboration avec Olivier Sichel, PDG du groupe LeGuide, publie « Le numérique déroutant », une étude sur le numérique comme facteur de recomposition des chaînes de valeur dans des secteurs à très forte densité de PME : le tourisme, le transport, la plasturgie et le bâtiment.

Avec cette étude, Bpifrance Le Lab veut adopter une approche décalée pour attirer l’attention des PME sur la révolution numérique en cours, laquelle est porteuse de profonds changements dans tous les secteurs de l’économie. Et dans plusieurs d’entre eux, si les entreprises ne s’adaptent pas, elles sont menacées de disparition. A contrario, réussir sa transformation numérique, c’est souvent devenir le leader de son secteur indiquent les auteurs de l’étude.

Pour eux, les PME ne sont pas suffisamment conscientes des risques et des opportunités. Le conflit entre Uber et les taxis n’en est qu’une petite illustration récente. Le modèle de disruption suivi par Uber l’avait déjà été par les plateformes internet de réservation de voyages, modifiant radicalement les chaînes de valeur du secteur du tourisme.

Un aspect intéressant de l’étude est la définition de trois « lignes Maginot » ou barrières conceptuelles que les PME doivent dépasser car elles leur font croire que le numérique ne passera pas. Ainsi, selon les auteurs de l’étude, la proximité physique avec son client ne suffit pas, les réglementations et « barrières à l’entrée » subissent la pression des consommateurs, et la non-délocalisation est une protection illusoire. Cette dernière barrière est illustrée par le secteur de l’hôtellerie qui a par nature une activité non-délocalisable. Elle a pourtant subi une profonde mutation de son modèle économique, avec l’apparition en moins de 10 ans de nouveaux opérateurs internet qui lui « déroutent » de 15 à 30% de ses ventes en ligne, et qui sont devenus incontournables.

Disrupter ou être disrupté, voilà en substance le choix auquel sont confrontées ces professions face à la révolution numérique…

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