Les banques de détail et le digital

Banque et innovationComment les banques de détails réagissent-elles face aux nouveaux concurrents de l’économie numérique ?

L’association des banques Efma et Infosys ont récemment publié leur 6ème rapport mondial sur l’innovation dans la banque de détail. Il en ressort globalement que ces établissements bancaires augmentent leur budget d’innovation mais finalement assez peu.

En réaction à la menace ressentie comme très présente des nouveaux acteurs « non bancaires » du marché que sont Google, Apple et autres pure players d’un côté et des start up et des grandes surfaces de l’autre, 84% des banques interrogées ont indiqué avoir augmenté leurs dépenses d’innovation en 2014. Pour autant, la menace n’est pas jugée suffisante pour que la plupart des banques pressentent une réelle mutation de leur marché. Les établissements exerçant dans les pays développés se contentent d’une posture dite de « fast follower » (38%) ou de simple « suiveur » (11%). Ainsi, les banques qui investissent réellement dans l’innovation restent une minorité et l’investissement dans des start up restent une exception dans ce secteur, les banques préférant compter sur leurs partenaires et leurs fournisseurs pour leur apporter la brique numérique qui leur manque.

Si l’on compare la situation en 2014 à ce qu’elle était en 2009, on ne peut que constater, quand même, une large prise de conscience de l’avènement du digital dans l’économie du secteur. Les banques s’efforcent de suivre l’évolution des technologies, par exemple en s’adaptant aux usages mobiles, services cités par 88% des banques interrogées. La qualité des services n’est malheureusement pas souvent au rendez-vous. Un deuxième vecteur d’innovation mentionné dans le rapport est le traitement et la valorisation des données collectées sur les clients (les big data), puis viennent les réseaux sociaux. Sur ces facteurs d’innovation, force est de constater que les banques les plus offensibes sont celles des pays en fort développement comme le Brésil, l’Inde, la Malaisie, la Russie, l’Afrique du Sud ou la Turquie.

Enfin, les banques craignent beaucoup l’arrivée sur leur activité des géants du numérique comme Apple, Google ou Facebook. A ce sujet, La Tribune mentionne une étude réalisée par Monitise et Cognizant : « 60 % des propriétaires de tablettes déclarent avoir recours à ce terminal pour les services de banque en ligne et 41 % d’entre eux privilégient les tablettes par rapport aux smartphones. Un nombre croissant de banques observent que les connexions via mobiles et tablettes supplantent désormais les connexions internet par PC. Les banques les plus innovantes ont bien saisi l’importance de prioriser le « mobile banking » pour rester dans la course. »

 

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