Alstom et DCNS s’associent sur l’éolien flottant

EolienLes éoliennes flottantes sont certainement une voie de production d’énergie renouvelable à un coût compétitif. C’est l’une des raisons pour lesquelles les groupes Alstom et DCNS viennent de signer un accord de partenariat visant à développer un système intégré d’éolienne flottante.

Le système que projettent de développer puis de commercialiser Alstom et DCNS est une éolienne flottante semi-submersible d’une puissance de 6 MW et très compétitive. A la différence des éoliennes offshore installées sur des fondations, les éoliennes flottantes peuvent quant à elles être implantées dans des zones d’eaux profondes, là où le vent est plus fort. « L’éolien flottant offre une alternative innovante pour valoriser le potentiel énergétique d’espaces maritimes dont la profondeur ne permet pas l’installation de fondations fixes » expliquent dans leur communiqué les deux partenaires. « Ces espaces offrent souvent de meilleurs conditions de vent tout en étant plus vastes et moins fréquentés que les zones côtières. » En France, c’est en Bretagne qui a le plus fort potentiel pour l’éolien flottant offshore.

L’objectif d’Alstom et de DCNS, à travers ce projet baptisé « Sea Reed », est de parvenir à réaliser une première éolienne de ce type pour 2017. Elle serait composée d’un système flottant semi-submersible développé par DCNS et de la turbine éolienne offshore « Haliade 150 » d’Alstom. Le projet a reçu le soutien de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) pour un montant de 6 M d’euros. Ce financement permettra de couvrir la première phase d’étude et de certification. Concrètement, Alstom étudiera l’adaptation d’Haliade au système flottant et DCNS l’installation du système flottant avec la turbine.

Au delà de ce premier système, les partenaires prévoient de déployer des fermes d’éoliennes pilotes en 2018 et enfin des fermes commerciales, se positionnant ainsi pour devenir les leaders de cette nouvelle filière industrielle. D’abord créatrices d’emplois en France, dans les zones littorales où les fermes seront installées, ces technologies pourraient ensuite être exportées.

A noter que DCNS et la région Bretagne vont mener conjointement, dans le cadre d’un partenariat, des études au large de l’île de Groix pour y installer une première ferme pilote de 8 machines de 6 MW d’ici 2019. La convention porte sur 2,7 millions d’euros, dont 1,25 pris en charge par la région Bretagne. Elle permettra de mener des campagnes de mesure des vents et d’étudier l’environnement marin (hauteur des vagues, courants…) au sud-est de l’île de Groix (Morbihan).

 

 

Publicités