Des innovations toujours plus inattendues aux J.O. de Sotchi

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Les Jeux Olympiques les plus chers de l’histoire se démarquent aussi en termes d’innovation, et de spécificité, tant du point de vue environnemental que de la préparation des athlètes.

Innovations environnementales

Afin de construire le site olympique de Sotchi, 36 projets d’entrepreneurs ont été présentés dans huit catégories.

En premier lieu, la gestion de l’eau pour fabriquer la neige. La grande partie du site olympique est recouverte de neige artificielle. Alors la gestion de l’eau est fondamentale. Aussi, une catégorie correspond à la production d’eau industrielle et un autre de récupération des eaux qu’elles soient usées ou encore les eaux de pluies.

Au-delà de la gestion et du recyclage de l’eau, le maintien du biotope naturel s’avère une autre priorité. Ainsi un programme pour réintroduire et préserver le léopard de Perse a été mis en place.

De la même manière, la gestion des déchets était au centre des préoccupations. Une catégorie faisait justement une première en Russie dans la gestion environnementale des déchets de tous ordres.

Hélas, le retard de l’ensemble des programmes a été pris, et beaucoup d’athlètes se sont plaints des conditions dans lesquelles ils étaient hébergés. L’eau du robinet sortait jaune, avec une odeur de putréfaction bien prononcée. Autant dire qu’il n’était même pas possible de se laver les dents avec et peut-être de se laver sous peine de sentir le léopard sur les pistes…

Dassault Systèmes au cœur du bobsleigh innovant américain

Le bobsleigh à quatre places des athlètes américains avait déjà remporté en 2010 les Jeux Olympiques de Vancouver avec le « night train ». La piste des derniers JO était extrêmement rapide et pentue.

Cette fois-ci à Sotchi, la piste comprend des tronçons ascendants, au nombre de trois. Ces ruptures restent tout à fait intéressantes au niveau technique, puisqu’au-delà des équipes, c’est l’engin lui-même qui devra faire toute la différence. Alors les américains ont décidé de soigner leur bobsleigh.

C’est ainsi qu’est né le « night train 2 », qui a été conçu avec des logiciels 3D, comme Solidworks de Dassault systèmes. La conception 2D a été abandonnée. C’est grâce « au Product Lifecycle Management » (PLM) que l’équipe de Christian Legrain, Directeur PLM de Dassault Systèmes a pu au mieux conseiller Goeff Bodine le porteur du projet américain. Il s’agit d’optimiser l’usage du produit selon son utilisation très particulière.

La modélisation allait bon train, connaissant à l’avance le tracé de cette piste nouvelle de Bobsleigh. Rien n’est laissé au hasard ensuite pendant les séances d’essais et d’échauffement. Les athlètes sont bardés de capteurs qui permettent de maximiser les performances, de corriger des défauts et d’indiquer des éléments contraires au raisonnement instinctif pour descendre une piste. Le hasard n’a donc plus lieu d’être.

Innovation mentale

Sans oublier les aspects techniques, le mental reste un sujet majeur pour réussir à gagner une médaille. Et ce qui est innovant est de faire du neuf avec du vieux. Autrement écrit, les athlètes ont pris une habitude de convier les anciens champions de leur discipline et de leur pays pour recueillir sur place les meilleurs conseils et petites astuces. Et ç’est sans doute cela qui fait gagner.

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