De l’informatique dans notre assiette ?

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La Silicon Valley accueille depuis quelques mois de jeunes entreprises dans l’agro-alimentaire. En France, cette innovation est toujours d’actualité depuis plus de …20 années. Retour sur des parcours innovants de jeunes agros visionnaires hors normes devenus des bêtes de l’innovation dans le management des services.

Silicon Valley de l’Agroalimentaire, copie inspirée d’une vision française

Si les gâteaux m’étaient contés… C’est justement ce que recherche la nouvelle « Agriculural Valley » de San Francisco lors du TechCrunchDisrupt. Une dégustation de cookies, qui se termine par des rêves que la Silicon Valley souhaite faire devenir réalité, soit des blancs de poulets fabriqués avec du végétal, des steaks de bœuf par impression 3D. Bref, comme toujours, les américains sont tombés sur la tête, même si Bill Gates ou Peter Thiel ou Vinod Koshla, de grands hommes d’affaires de la Silicon Valley sont de très grand investisseurs dans ce nouveau eldorado provoqué dans ce nord californien.

En fait, la France est ultra connue pour ses innovations gastronomiques, mais les innovateurs le sont un peu moins. Tout ce patrimoine culinaire et culturel hexagonal souhaite être copié. Alors, ce n’est pas un hasard, si les français ont décidé de le protéger en patrimoine immatériel de l’humanité. Et l’un des membres de la commission qui a soutenu cette protection est le Docteur Emmanuelle Vaudour, ingénieur Agro, œnologue et Maître de Conférences à l’Agro, la plus réputée des écoles d’ingénieurs d’Europe. Et les américains sont encore loin de protéger un patrimoine culinaire, sauf si vous souhaitez manger un steak bovin d’origine végétale…Beurk !

Les français en avance sur la Silicon Valley

« Cap sur l’innovation des services pragmatiques et naturels » : c’est ce que martèle Frédéric Adolph, ingénieur Agro, spécialiste de l’amélioration de la performance, fondateur de Lean’ovation et proche du monde agricole. Cet alsacien passionné a permis à ses clients d’innover dans l’agroalimentaire tout en conservant les liens élémentaires à la matière première. Alors, des blancs d’œufs qui pourraient virer au thon blanc, ça ne lui parle absolument pas, cela peut paraître dégradant « d’artificialiser un produit naturel sous couvert de performance et de marketing », selon l’associé de M. Adolph.

Justement, les français innovent en valorisant les bases. Ainsi, Stephen Dumont, ingénieur Agro, le roi de la pomme de terre précuite commercialisée sous vide dans le passé, a décidé de tout plaquer et de revenir au terroir, en ouvrant une pizzeria innovante à Dinard (Côtes d’Armor) qui ne sert que des produits nobles et de qualité autour de l’Italie en Bretagne. Son leitmotiv : ne pas dénaturer les produits pour au contraire les sublimer.

Et l’agro-alimentaire française va encore plus loin. Ainsi, Cristelle Pavec, ingénieur Agro et véritable visionnaire qui dirige InAdeo, cabinet de conseil en finance, a su convaincre investisseurs et banques à rationaliser leurs services autour de l’authenticité. C’est aussi le cas de Cedric Damiens, ingénieur Agro et fondateur de Aldea, cabinet en conseil d’organisation de systèmes informatiques. L’informatique vit à partir de la nature…

A contre-courant

La Silicon Valley souhaite partir de l’informatique pour rallier le naturel, une cuisine cassante et par gourmande.

Comme l’activité de M. Damiens l’indique, les agronomes français sont à contre-courant, sans doute très avant-gardistes sur le sujet. Et pour couronner le tout, Judith Jiguet, elle aussi ingénieur Agro, entrée en politique à l’écologie, qui s’est ensuite dirigée vers le commerce en devenant DG de la CCI France. L’Agro française dispose ainsi plusieurs longueurs d’avance, en partant de l’agroalimentaire pour évoluer vers les services, le commerce et l’informatique où le mélange dans le chaudron s’avère très innovant.

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