Implant auditif : nouveauté risquée ?

Les sourds, qui représentent une communauté de sourds et malentendants d’environ 6.6% de la population française dont 600 000 personnes portent un appareil auditif peuvent se voir opérer avec un implant auditif dans la tête. La technologie est-elle maîtrisée ? Quels sont les bienfaits ?

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Une opération obligatoire pour entendre mieux

Damien habite dans l’Essonne. Il a 37 ans et est sourd depuis sa naissance. Son histoire est simple : il s’est marié avec une sourde, et leurs deux enfants de moins de dix ans sont sourdes. Damien a compensé son déficit auditif par des prouesses sportives : il est champion d’un art martial dans sa catégorie, et il a une vue qui pourrait concurrencer celle d’un faucon.

Et pourtant, lui et son épouse ne sont pas d’accord sur le fait d’implanter un appareil auditif pour leurs enfants. En effet, un implant s’intègre complètement dans la tête et l’opération souvent minimisée par les chirurgiens s’avère somme toute très peu banale.

Il ne s’agit pas de charcuterie, mais ce n’est pas loin. L’individu qui subit cette intervention se voit ouvrir toute l’arrière de sa tête pour implanter un petit condensé de technologie qui va permettre d’amplifier les sons.

Pour rassurer les patients, quasiment toutes les opérations se passent bien. Il n’y donc pas de séquelles et peu de rejets. Cependant, il est important de comprendre la manière dont fonctionnent ces implants. Il s’agit d’amplificateurs, simples, qui, quelque-part sont intégrés dans la tête. Alors l’opération reste tout à fait intrusive dans le corps de l’intéressé.

Les avantages pour la personne déficiente sont aujourd’hui inestimables : elle va pouvoir entendre bien mieux. Pour le moment, la technologie ne permet pas d’entendre comme une personne avec une oreille sans pathologie ou déformation. Il s’agit avant tout d’un confort qui évite de monter un appareil auditif externe sujet à de nombreux tracas de la vie de tous les jours, comme l’eau, les coups, les pertes,…

Des technologies toujours plus sophistiquées

Pour le moment, les implants auditifs sont très chers. Il faut compter plus de 10 000 euros, et la prise en charge par la protection sociale n’est pas automatique. Les individus doivent donc être avisés.

Les technologies implantaires sont proches des appareils externes, tout en étant très lourdes en termes de mise en place. Cependant, il est pertinent de se poser la question du changement de vie social. Si une personne entend mieux du jour au lendemain, ses perceptions vont être différentes, tout comme ses sensibilités. Il est évident qu’une personne qui subit un choc émotionnel comme celui-là peut éventuellement tomber dans la dépression psychologique, ety il est nécessaire pour l’entourage de s’en soucier.

Au-delà des aspects émotionnels et psychologiques, la technologie a tendance à évoluer rapidement. Ce sont les technologies de téléphonie mobile qui ont permis sans le savoir, avec un mode « effectual », d’améliorer le gain auditif. Les japonais se sont intéressés au sujet avec l’implantation d’une puce dans le poignet pour recevoir les signaux téléphoniques et transmissibles par ultra-sons ou par vibrations.

Par ailleurs, des possibilités par les dents sont en exploration, et bien moins intrusives que des opérations lourdes. C’est sans doute le futur technologique à attendre pour ces déficients toujours plus nombreux et demandeurs. Alors, il est certain qu’il est urgent d’attendre avant d’implanter un appareil auditif dans la tête !

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